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  • : Ce blog traite des causes endogènes et exogènes liées à la pauvreté de l'Afrique. Il fait par ailleurs un pont entre l'Afrique et la France: la françafrique.
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 03:13

LES MENAGES REDUITES :

 

Si l'on tient compte de l'ensemble des ménages de Bacongo, 15,6%* sont des ménages mono-parentaux. Les ménages composés des deux personnes, c'est-à-dire, des couples sans enfants représentent 14,9%.  Les ménages composés d'un couple avec 1 enfant, 13,2%; couples avec deux enfants, 11,2%. Couples avec trois enfants, 10%;  couples avec  quatre enfants 9,7%. Couples avec cinq enfants, 8,1%. Couples avec six enfant, 7,4%. Couples avec sept enfants, 3,7%. Et enfin, les couples avec huit ou plus de huit enfants représentent 6,2%. Dans les ménages de la dernière classe, la charge socio-économique est élevée. 

Il reste à préciser que certains enfants présents dans certains ménages ne sont pas les enfants biologiques des couples. Il s'agit dans beaucoup des cas, d'un phénomène très généralisé, le confiage des enfants, qui consiste à confier les plus petits de la famille au membre de la famille le mieux  placé économiquement.

 

Toutefois, la taille moyenne des ménages de Bacongo enquêtés est de 4,8 personnes par ménage.  Cette taille est inférieure comparée à celle de Brazzaville estimée à 5,7 personnes par ménage (R.P.S.A./O.C., 1998)*.

 

Dans tous les cas, parmi les éléments explicatifs, il y a l'évolution des comportements nuptiaux et au contexte de crise socio-économique en vigueur qui pousse certains chefs des ménages à adopter un comportement anti-nataliste qui se traduit par la baisse des naissances. Nous n'excluons pas les effets de l'urbanisation et ceux de la scolarisation des femmes dans la baisse de la taille des ménages à Bacongo. Il est donc intéressant d'analyser l'influence de chaque item dans le contexte spécifique de ce quartier. 

 

 

 

* Cette enquête date de 1998.

* R.P.S.A./O.C.: Réseau de Recherche sur les politiques Sociales en Afrique de l'Ouest et du Centre

 

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Published by Brice MATINGOUT - dans PAUVRETE
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24 avril 2011 7 24 /04 /avril /2011 23:40

 





Dominique François Ugeux, diplômé en sciences politique et diplomatique, président de l’Association royale de la presse Nord-Sud, ex-député au parlement belge, en visite de travail en Côte d’Ivoire, jette un regard critique sur la crise que traverse la Côte d’Ivoire depuis dix ans.  


QUESTION : Vous êtes pratiquement un Africain, pour avoir passé toute votre vie au Congo. Vous êtes certainement trèsimages--31-.jpg préoccupé par la situation sociopolitique qui prévaut en ce moment en Côte d’Ivoire. Quel regard jetez-vous sur ce qui se passe dans ce pays ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : J’ai vécu le coup d’Etat de 1999. J’ai très mal vécu ce coup d’Etat. J’étais à l’« Hôtel du Golf » et j’entendais les tirs comme si c’était dans ma chambre qu’on tirait. Fologo était juste au-dessus de la suite que je louais, et les militaires sont venus le chercher avec une brutalité incroyable pour le conduire au camp. J’ai appelé mon gouvernement et de négociation en négociation, il a été libéré 10 jours après. J’ai vécu avec cette tension pendant 15 jours.


QUESTION : N’est-ce pas la même crise qui fait encore parler d’elle aujourd’hui ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Oui c’est vrai, mais si on veut parler de l’origine de la crise, on passerait toute la nuit ici.

Aujourd’hui, ce qui est primordiale est de sortir de cette crise. Le hasard veut que je sois là chaque fois que le pays souffre. Je suis là purement dans le cadre du travail, mais comme j’ai une âme de politique et de journaliste, j’ai décidé de rester pour voir un peu l’évolution des choses. C’est vrai que je connais personnellement le président Laurent Gbagbo, avec qui j’ai eu plusieurs entretiens. J’ai vécu le premier et le deuxième tour de l’élection présidentielle. Le premier tour a été admirable, mais le second m’a véritablement interpellé.


QUESTION : Qu’est-ce qui n’a pas marché pour qu’on en arrive à une telle crise après l’élection présidentielle ?

images--32-.jpgDOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : En tant que président de l’Association royale de la presse Nord-Sud, j’étais ici sur la terrasse de l’hôtel Pullman pendant la proclamation des résultats. Vous devez savoir qu’ici, il y avait des journalistes correspondants de chaines que je ne vais pas citer. Ils venaient s’asseoir sur la terrasse pour discuter et surtout pour capter leur satellite pour le journal en duplex. A cet endroit, j’ai assisté à une scène des plus révoltantes au monde. Ce que je vais vous dire, résume beaucoup de choses sur la crise en Côte d’Ivoire, et n’appellera pas d’autres commentaires. Il était 17 heures 15 mn, lelundi 6 décembre 2010, ici à la terrasse de l’« hôtel Pullman ». J’échangeais avec un journaliste avec lequel j’avais lié connaissance au premier tour et qui était là pour le second tour de l’élection présidentielle. On discutait de la déontologie et de la liberté de la presse. A 18 heures, 19 heures pour Paris, avec son portable et l’amplificateur, il appelle Paris à un mètre de moi. Il a dit « allo ! Paris, je fais la manchette sur Abidjan ». « Il y a des embouteillages, tout est normal, il fait calme, Abidjan bouge, le peuple est heureux, Laurent Gbagbo est élu ». Alors on entend Paris dire: « tu ne peux pas dire ça. Tu dois dire qu’il y a une tension vive à Abidjan que les Ivoiriens ont peur, les rues sont désertes, les Ivoiriens contestent la victoire de Gbagbo ». Voilà ce dont j’ai été témoin. En temps que président de l’Association royale de la presse Nord-Sud, je dis que c’est indigne d’un pays comme la France. L’objectivité n’existe pas mais l’honnêteté intellectuelle existe.


QUESTION : En clair, pour vous, c’est la France qui fait la guerre à la Côte d’Ivoire pour installer le candidat de son choix, et qu’en réalité il n’existe pas de crise post électorale ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je suis en train de vous dire que j’ai été témoin d’une scène. Je vous demande d’en déduire vous-même pour voir toutes les manipulations de la France dans la crise actuelle en Côte d’Ivoire.


QUESTION : 50 ans après, peut-on dire que l’Afrique est indépendante ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je le dis net : l’Afrique n’est pas du tout indépendante. En temps que politologue, je suis passionné des droits constitutionnels. La crise que vivent les pays d’Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Egypte, Lybie) est la crise que vous avez vécue il y a 20 ans. C’est-à-dire vous êtes allés d’un système dictatorial au multipartisme, tout le monde se félicite de cela. S’agissant des colonies françaises, 15 pays ex-français de colonies d’Afrique noire ont hérité de la Constitution de la 5e république. On vous oblige à organiser des élections et on vous impose des présidents. En Côte d’Ivoire, on a poussé le président Laurent Gbagbo à organiser l’élection présidentielle alors que l’« Onu » n’a pas pacifié le Nord occupé par les rebelles. A partir du moment où on demande à des Etats souverains de se soumettre à la Constitution et que la Constitution est dotée d’un pouvoir exécutif, judiciaire, législatif et une liberté de presse, le 4e pouvoir qui est total en Côte d’Ivoire, ce qui n’est jamais vu dans le monde. Je ne vois pas pourquoi on peut contester une élection présidentielle. A partir du moment où un Etat souverain via l’institution suprême de la République proclame de façon officielle un résultat, c’est la République qui a parlé à travers cette Institution.

Alors, qu’on ne vienne surtout pas me dire que le président du « Conseil constitutionnel » est un ami de Gbagbo Laurent. Puis-je rappeler que Sarkozy, le donneur de leçon a comme président du « Conseil constitutionnel » Jean Louis Debré, le fils du père. Alors pas de leçon à donner à l’Afrique s’il vous plaît.


QUESTION : Pourquoi le président du « Conseil constitutionnel » français a une légitimité incontestée et qu’en Côte d’Ivoire on met en cause la légitimité du président du « Conseil constitutionnel »?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : C’est tout simplement parce que le président Laurent Gbagbo ne fait pas l’affaire de l’« Elysée » que la France refuse de lui reconnaître sa victoire en accusant le « Conseil constitutionnel » de Côte d’Ivoire de proche de Gbagbo. Ni la France, ni les Etats Unis n’ont de leçons à donner à la Côte d’Ivoire quand on a vu le ridicule du recomptage des voix en Floride qui a donné Bush vainqueur alors que tout le monde sait que c’est Albert Alnold Gore dit Al Gore qui a remporté l’élection présidentielle. C’est la « Cour suprême » majoritairement pro Bush qui a donné le résultat final. Est-ce que l’« Onu » est allée mettre de l’ordre aux Etats Unis ? A-t-on envoyé l’« Ecomog » aux Usa ? A-t-on fermé les banques aux Usa ?


QUESTION : Pensez-vous qu’il y a une perspective adéquate de sortie de crise sans que la Côte d’Ivoire ne s’embrase ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je vais vous dire très sincèrement, je prie Dieu nuit et jour pour que l’on arrêteimages--33-.jpg l’effusion de sang en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est un paradis et je ne veux pas qu’on la métamorphose en enfer.

Le peuple ivoirien a payé un lourd tribut depuis prêt de 10 ans. Il a assez souffert, il a assez pleuré et cela doit s’arrêter. Je conjure aux deux hommes de se parler. Il y a un qui est ouvert, l’autre fermé. La seule solution de sortie de crise est un dialogue franc entre les deux protagonistes. Un qui fut premier ministre, brillant économiste, Alassane Ouattara et l’autre, grand politicien, profondément cultivé, miroir du peuple ivoirien et d’Afrique. Même ses adversaires sont obligés de reconnaître le grand politicien qu’il est, un homme courageux au grand cœur. Pendant 10 ans, il a composé avec d’autres partis pour la paix dans son pays. Laurent Gbagbo est grand dans l’âme et dans le cœur. Il saura trouver une issue pacifique à la crise qui secoue son pays. Il faut à tout prix éviter une guerre civile. Ce sera la fin de l’Afrique de l’Ouest, et de la « Cedeao ». Je voudrais que M.Ouattara ait une connaissance intellectuelle de reconnaître qu’il y a une Constitution et des Institutions qui régissent la Côte d’Ivoire. Un coup de force vers le Golf est envisageable mais ne résoudra rien, le Nord étant occupé, il y aurait forcément des morts. Si c’est dans l’autre sens, ce sera à la limite pire. Je recommande le dialogue et condamne l’attitude de Nicolas Sarkozyqui de façon scandaleuse a sommé le président de la République de quitter le pouvoir, ce qui est une ingérence invraisemblable et c’est inacceptable. Quand bien même on ne soit pas avec le président Laurent Gbagbo, il y a un minimum de respect qu’on lui doit en tant que chef d’Etat, légitimé ou pas par Paris, c’est le président de la république de Côte d’Ivoire.


QUESTION : Que pensez-vous du panel des chefs d’Etat africains ? Croyez-vous qu’ils auront assez de courage pour faire triompher la vérité et légitimer les Institutions de la République de Côte d’Ivoire ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Par rapport au tout début, il y a un gros effort qui a été consenti. Avant c’était l’Europe et les Usa qui dictaient leur loi. Le fait de remonter vert l’Afrique est un grand pas. Je préfère 30 à 40 aller- retours pour des négociations, à la recherche d’une paix vraie plutôt que d’utiliser des armes pour détruire ce beau pays, qui a tous les atouts. Ce beau pays qui est un don de Dieu, le seul patrimoine que les Ivoiriens ont en commun. Ne tombez pas dans le piège de vos ennemis qui ne désirent que voir le pays s’embraser pour piller son sous-sol. Il faut que le panel tienne compte des lois du pays. Les Africains ayant la vertu de l’arbre à palabre et du dialogue, je sais et j’espère que le panel va apporter la paix tant attendue par les Ivoiriens.


QUESTION : l’« Onu » a pris position dans la crise ivoirienne. Des preuves accablent l’armée onusienne qui de façon délibérée a tiré sur les partisans de Laurent Gbagbo, faisant de nombreux morts et des blessés qui ont déposé une plainte contre cette force. En tant qu’expert de l’« Onu », quel est votre commentaire sur ce fait ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Si vraiment l’Onu se prête à ce type de comportement, non seulement c’est blâmable et c’est condamnable. C’est une violation totale de la charte de l’« Onu ». Si l’« Onu » a tiré sur des personnes aux mains nues, je ne suis pas du tout fier que mon pays fasse partie de cette Institution.


QUESTION : Le Congo est votre pays, puisque vous y avez passé pratiquement toute votre vie. Quel lien établissez-vous entrePatrice Lumumba et le président Laurent Gbagbo ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : J’ai eu la chance de vivre l’indépendance du Congo. Gbagbo présente les caractéristiques d’un homme qui pense d’abord à son peuple avant tout autre considération. Lumumba était ainsi, c’était un homme qui n’avait rien à foutre de l’argent. Il était profondément nationaliste. Toutes ses revendications étaient sociales et propres aux besoins du peuple. On l’a taxé de communiste et à force de le taxer de communiste, il n’a pas eu d’autres choix que de se tourner vers Moscou. Si on avait compris que c’était un communiste et que c’était un homme avec lequel il fallait composer, on ne l’aurait pas assassiné. Gbagbo comme Lumumba incarne le nationalisme au sens noble du thème. Je souhaite qu’on le laisse en paix, qu’on lui foute la paix et qu’il a 5 ans pour mettre à exécution son programme de gouvernement pour le bonheur de son peuple. Après, on ne le vote plus si on veut, mais il faut le laisser travailler. A la limite, il est frustré de ne pas pouvoir faire ce qu’il aime le plus au monde, se mettre au service de son peuple. Travailler pour son peuple, rien que ça, Gbagbo ne demande rien que ça.


QUESTION : Votre mot de fin...

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Ce que je vais dire est banal mais ça vient du cœur. Je voudrais dire au peuple ivoirien que je fréquente depuis longtemps que quelle que soit leur tendance politique, ethnique et religieuse de se pardonner les uns les autres, de prier Dieu tous les jours pour que vienne la paix. Je porte un amour sincère et total, sans calcul au peuple ivoirien. Faites la part des choses, ne sombrez pas dans l’extrémisme et ne devenez pas les otages des manipulateurs. Je dis aux Ivoiriens de se serrer les coudes car le bout du tunnel n’est pas loin. Il y a une lueur d’espoir qu’il faut savoir saisir. Je souhaite que le panel trouve une solution acceptable pour tous. Si les deux hommes ensemble acceptent de diriger la Côte d’Ivoire dans la sincérité, ils casseraient la baraque. Un grand homme politique et l’autre économiste hors pair. S’ils arrivent à le faire, ils donneraient l’exemple d’être d’une très grande maturité et ils donneraient une gifle à la France.



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Cordialement,
La Direction du RESEAU NERRATI-PRESS

 

   
 
 
 

RÉVÉLATIONS SUR L'ÉLECTION EN CÔTE D'IVOIRE / DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX (ANCIEN DÉPUTÉ BELGE) :  « CE QUE J'AI ENTENDU À MON HOTEL ».

 
     
    
 
 

AMICI-LANGI Thaïbu
44, rue du DR ROUX
94100 Saint-Maures-Les-Faussés
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Tél. fixe France: 00 33 1 60 77 86 78
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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 13:37

Le début du XVIIIe siècle, sous le règne du roi Pedro IV, connaîtra une tentative de restauration du royaume Kongo grâce aux Antoniens.

En effet, le retour des résistants aux Occidentaux, sur la scène politique du royaume répond au souci de rebâtir l’unité du royaume. Dona Béatrice connue sous le nom de Kimpa Nvita,âgée à peine de vingt ans, « entendit la voix de Saint Antoine » lui recommandant de rétablir le royaume ainsi que l’autorité du roi afin de sauver les Koongos du joug des étrangers. Mais, avant de commencer son ministère, elle s'est retirée de la foule pour le mont Kimbangu. On pense que c'est aucours de cette retraite qu'elle serait devenue miraculeusement enceinte. 

  

Ainsi, à partir de 1704, plus de 80 000 Koongos venus de toutes les provinces fédèrent autour d’elle à Mbanza Koongo longtemps déserté. Elle prêche sur l’identité des Koongos. Des milliers des koongos convertis au catholicisme rejoignent son groupe. 

 

Pour la première fois depuis bien longtemps, le peuple, sans distinction de province, criait et acclamait, chantait et dansait, riait et pleurait  joyeusement. L’enthousiasme général les gagna. La foule scandait les cris de liberté.

Kimpa Nvita était devenue une menace qui pouvait conduire à la chute de l'Église et mettre en péril le commerce triangulaire des Noirs.

images (21)Les Portugais sentant grandir la menace des leurs intérêts à cause des  revendications pour la liberté des Noirs, capturent Kimpa Nvita. Elle fut brûlée vive sur un bûcher le 2 juillet 1706 avec son petit garçon conçut miraculeusement étant donné qu'elle était encore vierge au moment des faits. Mais, les Blancs et l'Église catholique qui cherchaient un motif pour mettre fin à ses jours l'accusa d'hérésie.   On raconte qu'avant de rendre l'âme, elle aurait crier, "mon fils reviendra libérer l'Homme noir".  Pour cette raison, certains pensent que cet enfant serait revenu au monde sous la forme de Simon Kibangu.

 

Toutefois, malgré la mort de Dona Béatrice, ses nombreux adeptes trouveront dans son action un motif de continuer le combat pour la libération de l’Africain.

Dorénavant, confiant du soutient spirituel de Kimpa Nvita, ils lutteront pour briserDONA BEATRICE l’ordre établit afin de redorer le blason terni de la négritude.

A partir de 1706, les nouveaux esclaves Koongos – dans tous les lieux où ils sont vendus - se révoltent et revendiquent leur liberté.

 

La question de la liberté des peuples s’associe avec force à celle de la reconnaissance de leurs valeurs et de leur dignité. Ainsi, avec l'aide de Makandala et Toussain Louverture, les Koongos vendus en Haïti, infligeront à l'armée de Napoléon, la plus puissante de l'époque,  sa plus lourde défaite. les témoins racontent que pendant les combats, les Haïtiens scandaient en Koongo : "Mama Kimpa nvita, mundélé ndoki" ( ces blancs sont des sorciers). Ils étaient investis des forces  mystiques qui les rendaient invulnérables contre lesquelles les troupes de Napoléon ne pouvaient rien faire. D'où la libération  du premier pays noir et la deuxième révolution  au Monde après la révolution américaine, en 1804. 

 

Bibliographie et annexes

Roi des Koongos

Ce qui compte pour son existence

Ensemble des valeurs culturelles et spirituelles propres aux Noirs

Celui qui vit en dehors des règles européennes

Qui signifie les Portugais sont chez eux

Titre d’un ouvrage de R. Dumont, l’Afrique noire est mal partie

Pour assurer l’égalité de traitement des provinces, le roi prenait une femme dans chacune  qui plaidait en faveur de sa province auprès du roi

Les Koongo croient en un Dieu unique avant l’arrivée du christianisme

Capitale du royaume que les Occidentaux nommeront San Salvador

Comptoir installé le long de l’embouchure Kongo

Province indépendante non contrôlé par les Blancs

Adeptes de Kimpa Nvita

Cette jeune dame dont les exploits rappellent ceux de J. D’Arc fut brûlée au XVIIe siècle par les Occidentaux à cause de sa rébellion. Son nom signifie « celle qui délivre des forces du mal » : la sorcellerie et les Blancs. Sa religion prêche le Jésus noir et les saints Kongos   

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 13:12

LA CONDITION DE LA VEUVE - 27 Février 1971 -

† Monseigneur Théophile MBEMBA: 1er Archevêque Noir du CONGO

par Monseigneur Théophile Mbemba,

 

 

DEVANT LES CONDITIONS DES VEUVES DANS NOTRE SOCIETE…

 

CARÊME 1971

 

48813_100001257324095_7548371_n.jpgMes frères, Nous venons d’entrer en Carême. Profitons de ce temps favorable à la prière, et mettons-nous docilement à l’écoute du Seigneur qui nous invite à la conversion du cœur. Pour mieux nous aider à vivre ce ‘’moment favorable’’ qui se présente à nous comme le ‘’jour du salut’’, je vous donne à réfléchir attentivement et à méditer sur les conditions inhumaines de la veuve dans notre société. Mon message de Noël a attiré votre attention sur le respect de la vie de l’enfant.

En ce temps de Carême regardons en face, en toute objectivité et loyauté, la veuve chez nous. Si nous affirmons que : ‘’Tout homme est mon frère’’, nous nous engageons par le fait même à améliorer la situation de la veuve frustrée, hélas, de ses droits les plus légitimes.

 

1 PARTIE : LA VEUVE DANS LA SOCIETE CONGOLAISE

 

Nous connaissons, tous, les habitudes de nos régions. Mais puisque dans nos diverses réunions de Conseils Pastoraux, aussi bien à Hamon en 1969, qu’à Mindouli, Kinkala, Kindamba et Brazzaville cette année, nous sommes continuellement revenus sur la question, il est bon que nous en esquissions un bref aperçu. Le ‘’Martyre’’ de la veuve commence avec le dernier soupir du conjoint, quand il n’a pas débuté avec la période de maladie ou les heures d’agonie.

Aussitôt après la mort du conjoint, les membres de la famille de celui-ci ‘’tyrannisent’’ la veuve. Ils commencent par sceller la maison pour empêcher la veuve d’y entrer, de peur qu’elle n’escroque tout l’héritage laissé par le défunt. L’accès de la maison est interdit même aux enfants. La veillée mortuaire devient une occasion de critiques, d’insultes, de sarcasmes, de médisances, d’accusations et de vexations de toutes sortes dont la veuve est l’objet.

 

A l’inhumation, non seulement on ne lui accordera même pas la parole pour s’adresser une dernière fois à son compagnon de vie, mais on l’éloignera de la tombe, sous prétexte qu’elle n’est pas du clan de son mari. Après l’enterrement, la veuve continue son calvaire deux à trois ans, temps pendant lequel elle est soumise à de dures prescriptions :

 ■cheveux non coupés,

■sommeil à même le sol,

 ■interdiction d’utiliser du savon, de manger dans une assiette ou de boire dans un verre,

 ■défense stricte de parler à un homme…

 

Ici encore, la belle-famille trouvera l’occasion de soutirer de l’argent à la veuve qui refuse de se soumettre à tous ces interdits. Et si par malheur, la veuve reste infidèle au souvenir de son feu mari parce qu’elle se sera rendue coupable d’adultère, la belle-famille refusera de la relever de son deuil.

 

Le jour du retrait de deuil, si la veuve refuse le nouveau mari qu’on lui propose, elle est contrainte de rembourser le montant de la dot, souvent majorée. C’est le cas de cette femme qui, dotée à 150 f, a dû payer 50 000 f à sa belle-famille pour avoir refusé de devenir la seconde femme d’un jeune homme qu’elle avait, elle-même élevé. Ai-je besoin de vous parler du sort des enfants dans tout cela !

 Beaucoup de gens continuent à défendre la conception, selon laquelle les enfants n’appartiennent pas au clan paternel pas plus que leur mère. Alors forts de ce principe, les membres de la famille paternelle s’approprient la maison, et les autres biens laissés par le défunt.

 

 Comment voulez-vous parler de communauté de biens, quand tout l’héritage du mari revient aux membres de sa famille qui n’ont nullement contribué à sa constitution ? Pensez-vous que de tels agissements soient humains ? Prenez le cas de cette veuve qui, après 22 ans de mariage et de travail assidu, a été expropriée.

A la mort du mari, on ferme la maison, on réquisitionne tout, y compris sa voiture personnelle, et tout l’avoir déposé en banque et la pension des enfants ; on exige d’elle la moitié de sa propre pension. Et après cela, les membres de la famille de son feu mari fréquentent dévotement l’église, communient, en véritables pharisiens, au Corps et au Sang du Christ. Quel scandale ! Non !

Ceux qui placent les veuves et leurs enfants dans de telles conditions ne sont pas des disciples du Christ même s’ils se disent membres actifs de nos communautés, de nos Scholas Populaires, de nos groupes de Légion de Marie, de nos Confréries et de nos Archiconfréries.

 

DEUXIEME PARTIE : LA VEUVE DANS LA LOI MOSAIQUE…

 

De leur temps, les prophètes prenaient la défense des veuves qui appartenaient, avec les étrangers et les orphelins, à la catégorie des personnes dont le seul défenseur et refuge était Dieu : « Apprenez à faire le bien, recherchez le droit, nous dit Isaïe, secourez l’opprimé, soyez juste pour l’orphelin, plaidez pour la veuve » Jérémie de son côté, dit : « Si vous n’opprimez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve… alors je serai avec vous en ce lieu, dans le pays que j’ai donné à vos pères depuis si longtemps pour toujours » Et le message de Michée s’applique point par point aux conditions de la veuve dans nos régions : « Les femmes de mon peuple, nous dit Yahvé, vous les chassez des maisons qu’elles aimaient ; à leurs enfants, vous enlevez pour toujours l’honneur que je leur ai donné » La Loi Mosaïque se faisait un devoir de protéger l’étranger, l’orphelin et la veuve : « Vous ne rudoierez pas une veuve, ni un orphelin. Si tu le rudoies et qu’il se plaigne à moi, je prêterai l’oreille à sa plainte » …

 

 ET DANS LES PREMIERES COMMUNAUTES CHRETIENNES

 

Nous retrouvons le même esprit dans les communautés chrétiennes primitives. On y secourait les veuves conformément au précepte du Seigneur. Il nous suffit à ce sujet de relire les premiers chapitres des Actes des Apôtres, et surtout la Lettre de Saint Jacques, pour nous convaincre que tous avaient le devoir de visiter et d’assister les veuves à tout instant : « La dévotion pure et sans tâche devant Dieu et notre Père, consiste en ceci : visiter les orphelins et les veuves dans les épreuves, se garder de toutes souillures du monde » Les veuves partageaient la vie de la communauté, et il semble même qu’elles vivaient regroupées dans certaines maisons de chrétiens fortunés, sous le contrôle d’une femme – telle Tabitha que Pierre ressuscita à Joppé (Ac 9, 36-43).

Bien plus, tout porte à croire que dans les communautés chrétiennes primitives existait une confrérie des veuves. La Lettre de Saint Paul à Timothée en présente les exigences et la tâche. Précisons que Saint Paul distinguait trois catégories de veuves :

■Celles que la Communauté n’avait pas à assister, parce qu’elles avaient de la famille, ou vivaient chez des chrétiens fortunés ;

 ■Celles que la communauté se devait d’assister, les ‘’vraies veuves’’, parce que seules au monde ;

■Et enfin celles qui, assistées ou non, étaient appelées à remplir certaines fonctions officielles dans les communautés, comme en témoigne cette recommandation de Paul à Timothée : « Honore les veuves, j’entends les vraies.

Si une veuve a des enfants ou des petits enfants, il faut avant tout leur apprendre à pratiquer la piété envers leur propre famille et s’acquitter de leur dette envers leurs parents. Voilà ce qui plaît à Dieu. Mais la vraie veuve, celle qui reste absolument seule, s’en remet à Dieu et consacre ses jours et ses nuits à la prière et à l’oraison.

 

Quant à celle qui ne pense qu’au plaisir, quoique vivante, elle est morte. Cela aussi tu le rappelleras, afin qu’elles soient irréprochables. Si quelqu’un ne prend pas soin des siens, surtout de ceux qui vivent avec lui, il a renié la foi ; il est pire qu’un païen… « Ne peut être inscrite au groupe des veuves qu’une femme d’au moins soixante ans, n’ayant été mariée qu’une fois. Elle devra produire le témoignage de sa bonne conduite : avoir élevé des enfants, exercé l’hospitalité, lavé les pieds des saints, secouru les affligés, pratiqué toutes les formes de la bienveillance. Et il conclut : « Si une croyante a des veuves dans sa parenté, qu’elle les assiste, afin que la communauté n’en supporte pas la charge, et puisse ainsi secourir les vraies veuves » (1 Tm 5, 3-17).

 

TROISIÈME PARTIE : REGARD CHRÉTIEN SUR LES CONDITIONS DE VIE DE LA VEUVE

 

Si la veuve dans notre société est traitée de façon inhumaine, n’est-ce pas notre faute ? Nous sommes prudemment silencieux quand il s’agit de dénoncer les traitements indignes auxquels est soumise la veuve, et sagement réservés quand il faut passer à l’action en faveur de la veuve.

 Au nom d’une coutume qui lèse les valeurs humaines et les droits les plus légitimes et les plus précieux de l’être humain, nous abandonnons à son triste sort la veuve démunie de tout, de son mari, de sa liberté et de la part des biens qui lui reviennent de droit. Ne sont-ils pas des menteurs, des hypocrites, des égoïstes, ceux qui continuent à fréquenter les églises, à pratiquer les sacrements, alors que dans leurs maisons, dans leurs familles, dans leurs quartiers, dans leurs communautés chrétiennes, les veuves sont traitées indignement ? Ne sommes-nous pas du sel affadi dans ce pays, où les droits de la veuve sont souvent méconnus ?

 

Le Christ dit : « Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux » N’est-ce pas lui qui nous dit aujourd’hui : ‘’Quand tu viens à la prière, à l’offrande, à la réunion de la Schola Populaire, de la Confrérie ou de l’Archiconfrérie, de la Chorale, etc., si tu te souviens dans ta famille, dans ta maison, dans ton quartier, dans ta communauté…, une veuve souffre encore ces mauvais traitements… va, retourne chez les tiens et dis-leur qu’elle est une personne humaine qui jouit de certains droits inaliénables… Oui ! Va te réconcilier avec cette veuve et reviens pour l’offrande, la prière ou la réunion’’. (Jn 13, 33-34).

 

Les conditions dans lesquelles on place la veuve favorisent très souvent la maladie, et, par conséquent, hâtent sa fin.Les traitements infligés à la veuve (et parfois au veuf) sont contraires à la loi d’amour enseignée par le Christ : Mes frères, la valeur du deuil ne réside pas dans sa durée, encore moins dans les mauvais traitements infligés à la veuve. Dieu lui-même nous indique l’attitude que nous devons adopter : « Mon fils ! Répands tes larmes pour un mort, pousse des lamentations, pour montrer ton chagrin, puis enterre le cadavre selon le cérémonial et ne manque pas d’honorer sa tombe. Pleure amèrement, crie ton chagrin, observe le deuil comme le mort le mérite puis console-toi de ton chagrin, car le chagrin mène à la mort ; un cœur abattu perd toute vigueur ; avec les funérailles, il faut laisser la peine ; une vie de chagrin est insupportable : n’abandonne pas ton cœur au chagrin, repousse-le.

 

Songe à ta propre fin » Notre attitude vis-à-vis des enfants et de la veuve manifeste une incompréhension grave et coupable du sacrement de mariage. Le Christ nous l’a bien expliqué, l’homme et la femme ne font plus qu’un : « N’avez-vous pas lu, nous dit le Christ, que le Créateur dès l’origine, les fit homme et femme et qu’il a dit : ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme ; et les deux ne sont plus deux, mais une seule chair » Le mariage est une mise en commun à deux, en vue de bonheur des époux et des enfants. Il n’est donc pas normal que la parenté du mari défunt s’approprie les biens acquis durant la vie conjugale.

 

 Selon les exigences de la loi évangélique, la belle-famille n’a pas le droit de dépouiller la veuve et ses enfants de l’héritage auquel ils ont droit. Cela ne peut plus durer. Aujourd’hui, c’est le Seigneur lui-même qui parle à chacun de nous, en particulier : ‘’Ne maltraite plus les orphelins ; ne martyrise plus la veuve, n’exproprie ni la veuve ni ses enfants ; ne la laisse plus dormir à même le sol ; ne lui donne plus à boire dans les récipients malsains ; donne à la veuve l’occasion de parler à l’inhumation de son regretté mari ; ne la garde pas contre son gré ; mais si tel est son désir, ne lui refuse pas le droit de rester dans ta famille ; ne lui donne pas de mari qu’elle ne désire pas. LA

 

RESPONSABILITE DES FEMMES

 

 Plus que jamais la femme doit être le propre artisan de sa libération. Compagne de l’homme, elle est son égale en droits et en devoirs. Or, une des responsabilités qui lui incombent est de contribuer à l’amélioration de la situation de la veuve. Nous sommes heureux de constater que de plus en plus la femme de notre société a conscience de l’injustice à son égard et de la violation de ses droits en tant que personne humaine.

 

Mais plus heureux sommes-nous encore de la lutte menée par la femme congolaise, de concert avec les autres femmes africaines, pour son émancipation, sa libération du joug de certaines coutumes ancestrales irrespectueuses de la personne féminine. Nous convions donc les femmes à s’engager dans cette voie de la révolution pour la libération de la veuve.

Mais ceci n’est possible que si les femmes elles-mêmes se montrent compréhensives à l’égard des veuves durement éprouvées et les ménagent pour ne point augmenter leur peine. (1 Tm 5, 8).Les veuves elles-mêmes doivent vivre chrétiennement leur veuvage dans la prière, le respect de leur cœur et de leur corps ; se laisser guider dans toutes leurs démarches par la loi de charité. Qu’elles prient pour leurs maris défunts ; qu’elles fassent dire des messes pour le repos de leur âme ; qu’elles communient à cette intention ; qu’elles s’appliquent à l’éducation chrétienne de leurs enfants ; qu’elles conservent les liens d’affinité tissés entre elles et les parents de leur mari défunt et, si elles le peuvent, qu’elles prennent soin d’eux, conformément à l’ordre de Saint Paul, à Timothée : qui favorisent leur vie spirituelle et – pourquoi pas – travaillerait à améliorer les conditions matérielles de bon nombre de veuves ! Les chrétiens dans leurs communautés et paroisses respectives pourraient mettre sur pied une telle confrérie où la veuve trouverait le climat de prière et de soutien moral – voire matériel – dont parle Saint Paul dans sa Lettre à Timothée.

 

Pourquoi dans notre pays, ne verrions-nous pas naître une (1 Cor 7, 23)., sachez que Pour ce qui est de l’intégration de la veuve dans la belle-famille et de son C’est à chacun de nous maintenant de travailler à l’amélioration des conditions de la veuve, en nous laissant mener par la loi de la charité et en respectant les droits de chaque personne.

 

Puisse le Seigneur, nous libérer des habitudes païennes à l’égard de la veuve et nous donner un cœur et un esprit nouveaux, cet esprit de ressuscités qui nous donnera la force de mener à bien cette lourde tâche de rénovation.

Amen !

 

 

Brazzaville, le 27 Février 1971

+ Théophile MBEMBA Archevêque de Brazzaville

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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 23:29


Les mensonges de la guerre de l'occident contre la Lybie
Les vraies raisons de la guerre en Lybie.
Jean-Paul Pougala (*)
TEXTE  TAILLE

A- Les vraies raisons de la guerre en Lybie

1-Premier satellite Africain RASCOM 1


C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient  disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.  

L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.

C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.

Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de258559-jpg 147731 Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.

2. Fond Monétaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine des Investissements


Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne  et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare :
- la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye,
- la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège,
- la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans.

On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes,  La France, la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques.  Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller »
3- Unions régionales comme frein à la création des Etats Unis d'Afrique

Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne.

L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort-né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA, l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.


4-Kadhafi, l'Africain qui a permis de laver l'humiliation de l'Apartheid


Kadhafi est dans le coeur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux  pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid.
C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour  Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne.

Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s'arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu'ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour  rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela.  Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?

B- Ceux qui veulent exporter la démocratie sont ils des démocrates?


Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font laChirac Villepin 0 guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama, Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.

La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuel de jugement et d’appréciation  ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France, l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas.  Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre « Contrat Social » que : « il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais».  Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :

1-
Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. Sous cet angle, c’est la Lybie  qui répond le mieux  aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne, des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans.
Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres.  On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger.  Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.

2-
 Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter  que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement.  Les Occidentaux se dé finissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.

3-
 L’égalité dans les rangs et dans les fortunes.   Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.

4-
PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?

Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme  « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc...

Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ?  Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale  dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB.

La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion. Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : «  Malo periculosam libertatem quam quietum servitium  -traduction : S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.

C- Quelles leçons pour l'Afrique?


LE%20C~1Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord  serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye, l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.

C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.

L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.

Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.

Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder  le peuple africain.

Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disante communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu de place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité.
Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° après un tour à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.

La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.

Genève le 28/03/2011

Jean-Paul Pougala  


(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.
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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 12:21

Photob 001La crise qui sévit en Côte- d'Ivoire se traduit sur le terrain par des affrontements militaires proches d'une guerre civile. Les acteurs de cette tragédie sont bien connus :

 

Le premier,  A. Ouattara, candidat puis président soutenu par la communauté internationale, pour être plus clair, les Occidentaux.  Dans ce cas, il est  " la main visible de la Françafrique ".

 

Le deuxième, L. Gbagbo, président qui se veut ou se dit Africaniste soutenu de ce fait par tous ceux qui sont convaincus que l'homme défend une cause juste, celle des indépendances des pays africains longtemps  spoliés et  rapinés par les Occidentaux. 

 

Au delà des conceptions religieuses et ethniques qui opposent ces deux  hommes, il y a au centre de leur combat une vision politique du continent, un choix du destin,  une orientation à fixer, un avenir  à dessiner  pour l'Afrique. Il s'en suit des questions suivantes :

 

L'Afrique peut-elle se développer sans l'Occident ? L'Afrique peut-elle se développer avec       l'Occident, les ex-colonisateurs ?  Ces questions deviennent des questions de vie ou de mort pour la Côte- d'Ivoire mais aussi pour l'Afrique entière.

 

En effet, si A. Ouattara est perçu comme le pion des Occidentaux, quelqu'un qui va travailler avant tout pour les intérêts des Blancs, comme on dit souvent, L. Gbagbo se présente ou veut se présenter comme un rempart contre la néo-colonisation de l'Afrique. On serait tenté de croire que son combat est celui de la dignité de l'homme noir contre l'expropriateur.

Comment ne pas le croire quand le camps en face est armé par des Français. Nous savons aussi qu'ils prennent une part active dans cette guerre contre le camp des "Africains" de Gbagbo. 

 

S'agit-il d'une usurpation pour rallier des indépendantistes ou des Africanistes à sa cause ? Pour le moment, nous ne saurons répondre sérieusement à cette question.  Toujours est-il que le colonel Khadafi, qui se retrouve  à peu près dans la même situation que lui, n'hésite pas à qualifier les attaques occidentales contre son pays d'une tentative de recolonisation de l'Afrique par les "Blancs".

 

Cette croisade ( ce mot a été utilisé par un ministre français)  de l'Europe contre l'Afrique réveille des sentiments nationalistes chez certains africains qui considèrent ces interventions humiliantes et  périlleuses pour l'Afrique pendant que d'autres les applaudissent et les soutiennent au nom de la démocratie et de la protection des populations civiles en danger.

 

Ainsi compris, l'opinion publique africaine est divisée en deux et les interventions militaires actuelles des Occidentaux en Afrique ne font que renforcer le fossé entre les pro Occidentaux et les Anti-Occidentaux. Mais, il faut aussi avouer, un bon nombre d'Africains vivent au jour le jour avec ce dilemme presque coupable, ce qui rappelle l'Aventure ambiguë de C.A. Diop. :

 

Faut-il oui ou non des Occidentaux pour développer l'Afrique ? Encore faut-il définir ce qu'est le développement dans un contexte culturellement africain. 

 

Il faut dire que cette question pour l'Afrique est aussi vieille que la pénétration des "Blancs"mitt89pt dans le continent. Un petit recul dans le temps nous permet de saisir l'importance de cette interrogation.

Quand on songe aux conséquences des contacts entre les Africains et les Occidentaux dans leur ensemble on conclut que l’étoile des royaumes du continent a pâli à cause des souffrances que ces derniers ont infligées aux Africains. Ces souffrances sont responsables d’une crise vitale qui a précipité la décadence des royaumes et de la culture noire. 

A leur arrivée, au XIVe siècle, les " Blancs" disaient que leurs actions étaient strictement humanitaires. Une mission humanitaire à cette époque consistait à « christianiser » au sens second du terme, c’est-à-dire, modifier radicalement l'Etre. Or, modifier radicalement l’être, c’est lui ôter toute son existence, son identité et en l’occurrence sa négritude.

Il en ressort très clairement que chez les Européens il y a eu la volonté manifeste d’occidentaliser l’Africain, de  l’intégrer dans la ‘’civilisation supérieure’’ en l’arrachant à la ‘’sauvagerie’’ dans laquelle il baignait. Pour arriver à leurs fins, la religion fut l’arme la plus efficace. Elle condamnait des valeurs chères aux Africains tout en recommandant d’autres, qui les bannissaient. Certains africains furent tentés par la nouvelle religion des Européens.

D’autres, parcontre, seront sceptiques à la religion des Blancs ainsi qu'à leurs réelles intentions. Ils comprirent qu'elle les aliènerait  en les détournant de leur identité pour une autre dont ils ne maîtriseraient pas les  données. Ils étaient sûrs que ces étrangers dépouilleraient l’Africain de son identité, ce qui n’est pas différent de la négation de leur humanité.

YoulouIl y eu deux groupes d’hommes, deux conceptions, deux visions du Monde : ceux qui acceptent les Occidentaux, adhèrent à leur religion, les ‘’collaborateurs’’ et ceux qui résistent et tiennent à leur ‘’identité nationale.’’ Ceux-là refusent tout mélange susceptible  de cautionner la supériorité des Européens sur les Africains.

Ces querelles relatives à l’identité fragilisent l’unité des royaumes puis de l'Afrique.

 

Aujourd’hui, cette problématique est encore au centre de toutes les questions liées au développement du continent africain. Il faut dire que l’Afrique noire était  « mal partie » dès le premier contact avec l’Etranger. L’attitude ambiguë des uns et des autres face à cette question a creusé le fossé dans lequel l’Européen s’est introduit afin de mieux parvenir à ses fins : l’expropriation et la spoliation du continent africain.

 

Aujourd'hui des Africains continuent à mourir et l'Afrique continue à périr dans cette confusion qui oppose des Africanistes comme P. E. Lumumba, (L. Gbagbo) et les Françafricanistes (néologisme) comme J. Mobutu, A. Ouattara.GBAGBO  

 

En définitive, le débat politique en Afrique doit être clair. Il n' y a pas dans le continent des partis de gauche ou de droite. Ceci est une aliénation sous la forme du copier-coller des partis politiques occidentaux. 

La problématique politique devait et doit être centrée autour de la seule question : pour ou contre le développement de l'Afrique sous le modèle européen ? Dans ce cas, les partis politiques en présence se positionneront et se présenteraient soit partis africanistes soit partis françafricanistes. 

 

C'est de cette façon que le débat politique aura un sens dans le continent. Et les Africains se prononceront pour leur destin de façon démocratique.

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 11:08

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MARINE LE PEN ET LES SIENS : QUE VEULENT-ILS REELLEMENT ?

 

 

Photob 001Si la France, ou mieux une certaine france était moins hypocrite, elle poserait plus clairement la question, quelle est la place des musulmans dans la République ?

Nous savons que le politiquement correct oblige certains hommes politique  à contourner la question en lui donnant une formulation qui la rende acceptable: la place de l'islam dans la République. Là encore, faute d'accord phraséologique, on voudrait que le débat du 07/04/2011 traîte plutôt de  la question relative à la laïcité en vue de ne pas stigmatiser les musulmans, disent-ils.

 

Mais, personne n'est dupe. Nous savons que c'est de l'islam qu'ils veulent débattre. Mais, l'islam en soi, n'est pas un problème. Cela est certain. Ce qui pose problème, puisqu'il y a problème aux yeux de nos compatriotes, ce sont des musulmans. Dans cet esprit, nos Français de souche s'ils étaient  plus courageux, ils poseraient clairement la question en ce terme : quelle est la place des musulmans en France  ?

 

De N. Sarkozy à Zémour, de C. Guéant à M. Le Pen, des  Xénophobes aux Français de souche, la question relative à la  place des musulmans dans la République est devenue primordiale. Ce qui fait dire à certains "qu'ils ne se sentent plus chez eux", "que la France n'est plus la France".

 

Notons par ailleurs que cette interrogation n'est pas tout à fait actuelle pour les Occidentaux. Déjà au X e siècle, des croisades furent organisées pour libérer Jérusalem entre les mains des musulmans considérés ni plus ni moins  comme ennemis des Chrétiens. L'intolérance religieuse était responsable de milliers de morts. Le Monde fut divisé entre celui des Chrétiens et celui des Musulmans au sortir de ces croisades. Je ne voudrais pas aborder la question qui divisa les Catholiques aux orthodoxes, ni même celle qui opposa les Catholiques aux  Protestants. Nous savons que l'Occident et la France sortirent affaiblis, très affaiblis de ces épisodes.  

 

Au XV e siècle, l'intolérance religieuse poussa des chrétiens espagnols à chasser des milliers de musulmans espagnols. Cette opération qualifiée de Reconquista mis fin à la tolérance religieuse et à la possibilité pour les uns et les autres de vivre ensemble indépendamment de leur foie. 

 

Aujourd'hui, en plein XXI e siècle, la France en vient à se poser la même question : Faut-il mettre les musulmans dans des bateaux en direction de la Méditerranée ou faut-il les convertir de force dans le catholicisme ? Quel recul !

 

 Ce débat est le signe que les esprits n'ont pas du tout évolué. L'intolérance religieuse est encore d'actualité chez certains  Français qui ne supportent pas la différence. Ceux-là militent encore pour une France chrétienne, pour une France d'autrefois, celle du passé.  

 

L'essentiel de leurs discours pointe l'immigré extra continental comme la cause du malheur et du déclin de la France. Ceux (certains français de souche et certains immigrés continentaux ) qui ont peur des crises provoquées par des politiques et des grands financiers, par manque d'esprit d'analyse, indexent les immigrés.

 

L'immigré devient l'alibi des crises incontrôlées.  Pourquoi l'immigré extra continental ? A première vue,  parce qu'il est trop différent.

 

Les xénophobes en viennent à identifier deux points majeurs qui posent problème à leurs yeux :


Si ceux que l’on nomme arabes étaient tous chrétiens, de préférence catholiques, ils seraient les bienvenus dans la République; car leur couleur de peau n’est pas incompatible. Ce qui pose problème aux "Français de souche", c’est leur religion, l’islam, trop différente.


Si ceux qui ont la peau noire avaient la peau blanche, ils seraient les bienvenus dans la République car leur couleur est incompatible avec celle des Français de souche. Même si certains d’entre eux sont de religion chrétienne.

 

En posant le problème de la sorte, on arrive sans difficulté à catégoriser, à classifier les Français , à les monter les uns contre les autres, à trier le vrai du faux français sur des bases qui, autrefois subjectives, sont devenues objectives et officielles. C'est le merite de N. Sarkozy. 

 

Voici la classification par ordre du vrai au faux français que nous avons pu dresser après maintes discussions avec ceux- là qui ne se sentent plus chez eux à cause des immigrés : Etre Français, c'est :

 

1- Etre Français de souche gauloise, blanc et chrétien, catholique de préférence.

2 - Français de souche non croyant

3- Français, blanc d'origine européenne

4- Français d'origine asiatique

5- Français de souche et musulman 

6- Français, blanc d'origine européenne et musulman

7- Arabe, mais chrétien

8- Personne de peau noire mais chrétienne

9- Arabe non croyant 

10- Personne de peau noire mais non croyante

11- Arabe musulman

12- Noir musulman

 

Cette liste n'est pas exhaustive. En effet, il y a une autre classification à établir au sein du monde musulman à en croire les islamophobes.

Selon eux, on ne devrait tolérer que l’islam philosophique des écoles rationalistes comme par exemple l’école moutazilite qui rejette le dogme incréé du coran ou l’islam chiite primitif des pères fondateurs qui lui aussi rejette le coran omarien , et l’islam mystique des soufis dont le mysticisme dépasse et outrepasse les dogmes islamiques. Autrement dit, on n’accepte que l’islam rationaliste et mystique qui ne se différencie fondamentalement du rationalisme et du mysticisme catholique et en fin de compte est aussi chrétien que celui -ci.

 

 

Ainsi compris, le problème devient facilement saisisable. Plus on s'éloigne de la liste, moins on n'est Français. Dans ce cas, il y a lieu d'aller chercher l'exil ailleurs.

 

Ceux qui ont peur des immigrés se retrouvent sur ces deux constats avoués ou inavoués : Ils ont le sentiment de subir l’islam des uns et la peau noire des autres au quotidien. Ces citoyens de terroir voudraient christianiser les premiers et blanchir les autres. Voici la réaction de certains d'entre eux :

 

"Entièrement d’accord, le problème fondamental est culturel et il n’a pas de solution avec la présence d’un Islam fort et vivace. Donc pour que ça marche il suffit simplement que les immigrés de culture musulmane deviennent non pratiquant comme le français moyen mais que constate-t-on : des revendications pour la construction de mosquées et le respect de coutumes incompatibles avec notre culture."

 

Une deuxième réaction:

 

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France estEctac Caricatures-Marine-et-Jean-Marie-Le-Pen 03 ouverte à toutes les races et qu’elle n'a aucune vocation universelle. Mais à condition qu’ils reste une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France . Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. ..

Ca vous parle, ce " à condition qu’il reste une petite minorité" et cette "France (qui) ne serait plus la France", ou pas du tout ? Parce que la citation est signée Charles De Gaulle. Vous savez bien l’esprit faible qui est parti à Londres pour lutter contre la précédente invasion étrangère...

C’est le fond du problème : les communautés musulmanes croyantes et pratiquantes ne sont pas intégrables dans des populations de culture judéo-chrétienne et réciproquement comme on peut le constater dans toute l’ère musulmane ou les cultures différentes ne dépassent pas 10% de la population (les zones où la proportion de culture différente est importante connaissent périodiquement des conflits)

La question n’est pas de supprimer toute forme de métissage en France et de refuser toutes les demandes d’accession à ce beau pays mais plutôt de les réguler et de mieux les contrôler. Un pays s’enrichit toujours d’apports culturels et intellectuels nouveaux, mais trop d’immigration c’est comme si ce n'était pas encore assez.

Beaucoup de pays démocratiques occidentaux pratiquent ces contrôles de flux migratoires de façon plus ferme que la France et n’en sont pas moins aussi ouverts , accueillants et tolérants. Réguler l’immigration sur des critères plus exigents n’a rien à voir avec le fait d’être rasciste ou xénophobe.

La France a trop longtemps été laxiste sur beaucoup de plans concernant la question de l’immigration.

Pendant 35 ans, en France, ma génération n’a entendu parler que de problèmes d’immigration, de racisme et tout ce qui se rapporte â ces questions et il n’est pas étonnant d’en être là aujourd’hui. C’est normal.Ce qu’il faut, c’est trouver l’équilibre.

                                               
Lorsque quelqu’un s’installe dans un pays, il doit se plier à ses lois, son mode de vie,son système. La personne doit être consciente de ses devoirs dans son nouveau pays tout comme elle est consciente de ses droits. Ce pays devient le sien.Elle est censée y payer des impôts et bénéficier de son système social. Elle devient citoyenne à part entière et doit se décider à prendre la nationalité de son pays d’accueil au bout d’un certain nombre d’années et cette citoyenneté ne doit pas être attribuée comme un dû. Elle  ne veut pas de cette citoyenneté officielle?  Alors,dehors.
Il y a plus grave : une antenne des immigrationnistes affirme que toutes les civilisations ont résulté de fusions de multiples cultures avec, forcément, des métissages biologiques. Et c’est vrai. Mais la perversion du propos consiste à occulter une partie de la réalité. Ces osmoses se sont produites sur de très longues périodes. Et elles ont fonctionné uniquement quand elles résultaient d’échanges mutuels acceptés. Et que les deux cultures présentaient des affinités suffisantes pour éviter des rejets des greffons par le corps social."

 

Troisième réaction :

" Partout où un peuple a essayé d’imposer ses rites et son mode de vie à un autre de façon brutale, surtout quand il y avait de nombreuses incompatibilités structurelles, philosophiques, sociétaires , cela a conduit à des violences, des vendetta, des mouvements de résistance, des insurrections, des milices, des guerres civiles ou frontalières"

 

Quatrième réaction :

 

" Il suffit d’interdire la construction des mosquées ainsi que les imams qui prêchent l’islam coraniste omarien avec comme sanctions leur expulsion avec leurs fidèles fanatiques du territoire de la France ,puis envoyer les prêtres et les pasteurs évangéliser la population musulmane restante, cela est très possible comme on voit en Algérie où malgré d’importantes entraves la population se convertit en masse au christianisme surtout chez les berbères ,avec plus de liberté je ne doute pas d’une plus importante conversion ,surtout si le clergé des dirigeants islamiques est décapité et les mosquées transformées en maisons de sagesse ou cathédrales des lumières"  

 

 

MON AVIS

 

Je pense qu’il est possible de faire le même constat : la France connaît des problèmes qui peuvent se traduire ou se traduisent déjà en crises sociales, crise économiques... Cependant, il faut être prudent quand à leurs causes. Je conçois qu'il y ait parfois ou souvent des problèmes posés par des immigrés extra continentaux. Mais, baucoup d'entre eux sont des Français à part entière. Nous sommes une République des égaux.

Je conçois aussi qu’il y ait une lâcheté coupable des politiques dans la transmission des valeurs et dans l’exigence de les faire appliquer.

 

Il s'agit, dans ce cas, de demander aux politiques d'être plus exigeants. Il faut aussi qu'ils soient irréprochables et clairs dans leurs convictions. Ce qui n'est pas toujours le cas. On l'a vu d'ailleurs au sein du gouvernement entre ceux qui voulaient voter le PS pour faire barrage au front national et ceux qui prônaient le ni-ni.

La même mésentente s'affiche sur le débat sur la place des musulmans dans la République.

 

Dan ce cas, ce n'est pas l'immigré qu'il faut condamner au pilori bien au contraire, ce sont des hommes politiques qui ont démissionné et ne remplissent plus leurs missions.

 

Pouquoi faire un débat et annoncer avant même le début de celui-ci qu'aucune loi ne sera prise contre les musulmans ? Trêve d'hypocrisie.Messieurs les fourbes, Il faut prendre une loi qui ramènerait à l'U.M.P tous les fidèles du front national . Je vous propose de faire comme Louis XIV en 1715 :  placez derrière chaque musulman un dragon qui l'obligerait à se convertir à la religion catholique. Qu'ils embrassent la croix. Traînez les dans vos églises presque vident tant que vous y êtes ! Tous ceux qui refuseraient la conversion, mettez les dans des bateaux et jetez les dans la Méditerranée !!

Messieurs les Français de souche, allez jusqu'au bout de votre logique. Soyez courageux. Votre hypocrisie n'a que trop duré ! Purifiez et blanchissez votre France, puisqu'elle n'appartient qu'à vous seuls. Puisque les immigrés noirs et arabo musulmans ne sont que des français de basse classe !

 

Par ailleurs, il ne faut pas amuser la galerie. On n'arrêtera pas l'immigration en France. Ce pays n'est pas une forteresse. Heureusement ! Dans la nouvelle économie (la mondialisation), les pays qui vont décliner sont ceux qui se renfermeront sur eux-mêmes. Normalement, la France comme pays ouvert, a des atouts, c’est l'un des rares pays d'Europe où la population se renouvelle, en partie grâce à l’apport de nombreux immigrés. Il s’agit maintenant de transformer cela en richesse économique. Cela est le travail des politiques.

Étant donné que ces derniers au lieu de gouverner dans le sens de proposer des solutions et de conduire le pays vers un cap, ils gèrent plus les émotions qui les limitent à ne trouver que des solutions sporadiques et médiatiques. Ce qui renforcent les crises, les frustrations et les peurs. Or les racistes et les xénophobes naissent et se nourrissent de ces peurs. Ce qui fait dire à certains que ces dernières servent quelques hommes politiques qui ont besoin de cette situation pour se présenter comme sauveurs de la France.

 

MA CONCLUSION

 

Les immigrés, pour les xénophobes et ceux qui ont peur, doivent se conformer à la France blanche et chrétienne: c’est le conformisme. Tous pareils : même religion (Catholique), même couleur de peau (blanche). La vie sera-t-elle possible dans un tel monde ?
Un tel monde serait invivable. Mais c’est le monde dont rêvent tous les xénophobes. Ils ne connaissent rien à la richesse de l’humanité et aux apports des diversités. Ces citoyens brandissent les valeurs de la France qui sont par ailleurs universelles. Il ne s’agit pas seulement de les brandir aux autres. Il s’agit de vivre en harmonie avec les exigences de ces valeurs qui sont la tolérance, la liberté, l’égalité et la fraternité. C’est en cela que nous serons des citoyens du monde.

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 21:59

Un charmant souvenir d’enfance

art3327_femmes_sexualite_mutilation.jpgVous êtes une jolie petite africaine de trois ans, une « délicieuse négrillonne » auraient dit les belles dames blanches à ombrelle se promenant sur les rives du Fleuve, aux temps de la reine Victoria. Joyeuse et insouciante, vous vous amusez bien avec vos frères et sœurs, avec vos petits amis du village. Et puis un jour votre mère vient vous chercher et vous ramène à la case. Là une bonne femme que vous n’avez jamais vue, mais qui a l’air revêche, vous dévisage d’un air entendu, et confirme à votre mère que c’est bien le moment. Et votre bonne maman s’assied, vous prend sur ses genoux et, de façon imprévue, vous coince les bras sous les siens et saisit vos genoux qu’elle écarte. Qu’est-ce qui se passe donc ? Car la bonne femme se met à genoux devant la chaise, s’empare d’un rasoir qu’elle tire de son boubou, elle vous pince de façon bizarre et alors, horreur, approche son outil de votre corps et vous inflige une douleur abominable, atroce, impensable, suffocante. Vous hurlez, vous vous débattez, mais votre mère ne vous lâche pas, attendant d’être sûre que « c’est fait ». Oui, c’est fait, le mal est fait, c’est sûr, et l’endroit ne vous procurera jamais de plaisir. Vous saignez, malgré l’emplâtre qu’on vous inflige. Pendant des jours faire pipi va devenir une torture, vous pleurez, plus question de courir, de patauger dans le marigot. Et au lieu de vous plaindre maman vous assure que vous voilà « bien propre », et désormais « une grande fille ». Elle est toute fière…

C’est sur les bords du Nil que vous êtes née. Vous êtes une petite fille normale, pas plus dissipée ni désobéissante que les autres. Et pourtant vous savez qu’un jour, alors que vous n’avez rien fait de mal, et qu’il n’y a pas de raison de vous infliger une terrible punition, il va vous arriver quelque chose d’horrible. Ce qui est arrivé à votre grande sœur comme à ses copines, qu’on a entendues gueuler, et gémir pendant huit jours. Après que soit passée une affreuse mégère couverte de voiles noirs. Mais vous, c’est chez le docteur qu’on vous emmène. Pour vos sept ans. Son cabinet est bien modeste, dans une petite maison qu’il a pu acheter avec ses maigres honoraires, dont une bonne part provient de ce qu’il va vous faire. Et qui vous fait peur, car son visage fermé, comme celui de votre mère, ne laisse rien présager de bon, tandis qu’il installe d’inquiétants outils brillants. Vous voilà sur sa table, vous voilà attachée, avec les jambes écartées. Cet endroit mystérieux qui se trouve entre vos cuisses, celui qui fait pipi et que vous chatouillez quelquefois, toute seule, avec un certain agrément, cet endroit secret se trouve complètement exposé ; pour votre honte, puisqu’on vous a toujours dit de le cacher et d’ailleurs aucune grande personne ne le montre jamais. Et c’est là que le cruel docteur farfouille avec sa main gauche avant que, d’un coup sec de la main droite il ne vous tranche cela précisément qui vous donnait du plaisir, et vous fait maintenant ressentir une douleur insensée, telle que vous n’en avez jamais subie. Voilà pourquoi votre grande sœur a tellement crié, et pourquoi vous criez à votre tour, convulsée de souffrance. Et puis on vous libère, on vous pose un paquet de coton sur la plaie qui saigne tout rouge, une culotte par là-dessus, que votre mère avait amenée ; après quoi elle paye le docteur tout content, puisque grâce à son habileté « tout s’est bien passé ». Une chance que la séance de torture s’arrête là. Seriez-vous née soudanaise ou somalienne qu’on aurait, en complément du programme, incisé les grandes lèvres de votre pauvre petit sexe martyrisé, ensuite réunies par des agrafes ou, plus écologique, de grandes épines d’acacia…

Votre pays, c’est le plus grand pays musulman du monde. L’Indonésie au climat si clément en saison sèche, aux îles enchanteresses si prisées des touristes. Vous avez dix ans et jusqu’ici vous avez vécu une jeunesse insouciante, sans autres misères que les petites maladies et les chamailleries entre copines. Un jour on annonce que votre petite île va recevoir la visite de « spécialistes » offrant aux parents leurs bons offices pour « s’occuper » des fillettes qui avaient été « négligées ». Débarquent des dames qui s’installent dans un local prêté par la municipalité ou un généreux croyant. Ce sont, paraît-il, des sages-femmes. En tout cas, bien voilées de blanc, le foulard islamique sur la tête, des femmes « craignant Dieu ». Et pourtant ce qu’elles commettent n’a jamais figuré dans le Coran. Votre mère vous a amenée, comme le sont d’autres fillettes, que l’on admet chacune à son tour, un peu inquiètes car celles que l’on voit sortir sur le côté sont en pleurs et flageolent sur leurs jambes. Quand on vous introduit, vous voyez quatre dames devant une grande table. On vous y fait monter et avant que vous n’ayez eu le temps de souffler deux dames vous enlèvent votre culotte et s’emparent de vos jambes, qu’elles écartent. La troisième vous immobilise les bras. Et la quatrième, armée de ciseaux bien affûtés, vous coupe à vif cette petite languette de chair que vous aviez sentie si sensible. Vos cris, votre sang n’émeuvent guère les opératrices. On vous fait remettre votre culotte et… hop ! à la suivante !

Voilà les façons les plus courantes de perdre son clitoris, comme il s’en est perdu, et s’en perd des millions chaque année. Mais il y en a d’autres. La façon « historique-pittoresque », version Afrique Noire. Lors de l’Initiation regroupant pendant huit jours la classe d’âge qui allait « y passer », entre dix et quatorze ans. Dans une cabane édifiée en forêt, ou dans la brousse, les adolescentes, sous la houlette de la matrone-initiatrice apprenaient les contes et légendes de la tribu, et répétaient les si charmants chants folkloriques d’Initiation. Le soir, avant de dormir, elles devaient toutes se masturber, pour bien savoir ce qu’elles allaient perdre, leur wizougoré (dialecte manja), le « gardien du village ». Le grand jour advenu on les paraît, on leur peignait le visage en blanc, puis la bonne matrone, sous les yeux des copines et des mères conviées à la cérémonie, les coupait l’une après l’autre, maintenues à terre par des concélébrantes bénévoles. Un bâton dans la bouche les empêchait de gueuler trop fort. Quand elles avaient toutes été rectifiées, elles se réunissaient pour allégrement chanter en chœur « je suis née avec un clitoris pour ressentir le plaisir. Tu nous l’a coupé, comme on te l’a coupé »… etc. Et une promotion de plus ! La matrone officiante devenait la marraine des initiées, révérée et honorée, pour les avoir « purifiées », devenues de vraies femmes, bonnes pour le mariage et les grossesses... Des façons moins cérémonielles ont succédé, au XXe siècle, à ce folklore joyeux mais bien désuet voire dangereux puisque, risques et périls de l’Initiation, certaines promues succombaient par hémorragie ou infection.

Toujours africaine, la méthode « surprenante-estivale » touche ces grandes filles élevées en Europe, en France, par des parents d’origine africaine bien intégrés, et assez aisés pour payer à leurs rejetonnes des vacances dans leur berceau familial. Les grands-mères, les tantes, qui ne les avaient jamais vues, sont ravies de les accueillir et de les choyer. Mais là, grosse déception, ces adolescentes si jolies et si bien élevées n’ont toujours pas été excisées. Quelle négligence ! Heureusement, l’exciseuse locale accepte, contre un petit cadeau, de s’occuper d’elles. On les prévient qu’il est temps qu’elles deviennent de vraies femmes, même si ça fait un peu mal. Et comme leur mère va être contente ! Tête de l’enseignante, de l’hôtesse de l’air, quand elle voit revenir ses filles mutilées !

La façon occidentale-immigrée se pratique en « pays développé ». Dans les immeubles communautaires, les banlieues paisibles ou agitées. Maman a été contactée par une « femme de bien », ou on la lui a recommandée, quand elle s’est avisée qu’il était temps de s’« occuper » de sa petite fille. Moyennant une petite rétribution la dame vient à domicile. Elle officie dans la cuisine ou dans la salle d’eau quand il y en a une, ce qui fait « hygiénique ». Sans garantie que « tout se passe bien ». Car si ça saigne beaucoup et que, par timidité, on ne fait appel au médecin que trop tard, le petit ange peut partir directement au Ciel. Et l’école peut aussi embêter les parents, pourtant si bien attentionnés, quand elle s’inquiète de l’absence de Kesso ou de sa mine défaite, de sa démarche à petits pas craintifs… Le médecin scolaire peut découvrir le pot aux roses… Au tribunal, après avoir chanté son petit refrain sur la déculturation et les rites socialisants, l’avocat distingué dira que la maman ne maîtrisait pas suffisamment notre langue pour comprendre les interdits occidentaux lors de son débarquement en France ; à moins, cas classique, qu’il ne s’agisse d’une famille de sans-papiers, ignorant tout de la P.M.I., et qu’à la persécution policière l’Institution répressive ne veuille odieusement ajouter une lourde condamnation, pour ce que la famille de la petite Fatou considérait comme une pratique bienfaisante.

Rien de toutes ces tracasseries et péripéties déplaisantes avec la méthode qu’on pourrait nommer « rationnelle-scientifique ». Cela se passe dans un bloc opératoire. On agit sous anesthésie générale et asepsie. Un « chirurgien » (les gens malintentionnés diraient un malandrin) exécute une « clitoridectomie propre », avec hémostase et suture des zones cruentées. Comme certains praticiens, en particulier londoniens, abominables puritains le pratiquèrent, au XIXe siècle ; pour « guérir » certaines malheureuses adonnées à la « masturbation compulsive ». L’actuel établissement « de soins » peut siéger au Moyen-Orient, à Alexandrie, à Dubaï, où l’on chouchoute les filles de milliardaires pétroliers. Mais en Occident aussi, ne serait-ce, encore, qu’à Londres, où de pieux plasticiens pakistanais pratiquent l’intervention pour une somme raisonnable. Leurs tarifs sont indiqués dans des bandes-annonces télévisées par la BBC…

Clitoridectomie propre, excision artisanale (sale !), le résultat demeure néanmoins le même : le clitoris perdu ne repousse jamais. Et c’est une grosse perte.

A quoi sert donc le clitoris ?

La réponse est simple : à mettre en route la physiologie de l’orgasme féminin. Toutes les femelles mammifères sont
dotées d’un clitoris, des souris aux baleines. Organe saillant au devant de l’orifice génital assurant la copulation, il est muni de récepteurs spécialisés dont la stimulation prodigue une gratification sensitive de récompense. On ne prend pas les mouches avec du vinaigre, et des créatures aussi évoluées que les animaux à sang chaud doivent trouver un certain « bénéfice » à l’accomplissement de « devoirs biologiques » dont dépend leur survie, et celui de leur espèce. C’est-à-dire que les excitations clitoridiennes précédant l’accouplement, puis l’accouplement lui-même, par contact avec l’organe mâle introduit, procurent à la femelle d’agréables sensations ; pour la « récompenser » de se livrer à ce comportement exigé par son espèce pour se maintenir sur Terre.

La femelle humaine ne fait pas exception, et toutes les mamans façonnent dans leur ventre le clitoris de leurs petitesblacklesbiangfs com 3m filles. A ceci près que le clitoris humain possède de remarquables singularités. La première est sa relative petite taille, par rapport, par exemple avec celui des guenons anthropoïdes ; alors que le clitoris des singes femelles est fort saillant, proéminent, celui des humaines reste de dimension modeste, sa plus grande partie enclose entre les grandes lèvres de la vulve. La deuxième est l’intrication de son revêtement cutané (le capuchon) avec ces formations anatomiques absolument originales que sont les petites lèvres (les nymphes). L’espèce humaine est la seule à posséder ces replis cutanés qui ornent gracieusement la fente vulvaire et protègent son fond, en particulier l’orifice urinaire, ainsi maintenu à l’abri et au chaud. Troisième singularité : du fait du redressement bipède de notre espèce, le clitoris est devenu un organe antérieur, visible et accessible par devant, s’étant éloigné de l’orifice copulatoire désormais caché entre les cuisses. A moins de pénibles contorsions, l’organe masculin introduit ne peut le stimuler. Le clitoris doit donc être gentiment et précisément flatté à part. Dernière originalité : l’autonomie orgasmique. Alors que le clitoris animal ne procure qu’une gratification « accessoire » de l’accouplement, et même si les guenons se le tripotent allègrement, on ne sache qu’il puisse les mener jusqu’à cette culmination sensitive sans équivalent qu’est l’orgasme. Alors que le clitoris humain permet à lui seul d’atteindre cet orgasme qui fonde notre fonction érotique. Mais pas tout de suite.

Le substratum anatomo-physiologique du réflexe orgasmique est constitué par un vaste réseau de neurones, avec leurs faisceaux connectiques et leurs centres, récepteurs et effecteurs ; depuis les organes génitaux externes jusqu’au cerveau. Comme d’autres agencements neuro-biologiques complexes, le circuit orgasmique n’est livré à la naissance qu’en pointillé. Les neurones et leurs connexions sont en place, mais toutes les jonctions, l’entourage de myéline fonctionnelle des axones ne sont pas entièrement accomplis, les centres agissants n’ont pas encore effectué leur rodage. . Il en va de même, par exemple, pour le mécanisme neuronal de la marche bipède, de la parole. Alors que certaines maturations fonctionnelles s’accomplissent spontanément (par exemple la continence urinaire et fécale), un apprentissage, des stimulations externes sont nécessaires, après la naissance, pour savoir marcher, parler, éprouver l’orgasme.

L’orgasme, les humains en sont très friands. Beaucoup plus que les autres mammifères. Beaucoup plus que ne le voudrait la simple reproduction de l’espèce. C’est en raison du si grand développement de la mémoire humaine, et surtout de la conscience, qui ont poussé les humains à éprouver itérativement la gratification sensitive récompensant l’accouplement… mais aussi la stimulation manuelle ou buccale des zones érogènes primaires. C’est l’appétit orgasmique, fondant la fonction érotique. On a pu chiffrer à 5000 orgasmes le besoin orgasmique, pour une vie de septuagénaire. Homme ou femme. Aucune commune mesure avec le nombre d’enfants (2,3) nécessaire au maintien populationnel. Car l’orgasme procure non seulement un plaisir suréminent, inégalable, irremplaçable, mais aussi un apaisement, un oubli des soucis, une tranquillisation naturelle qui aident à surmonter les péripéties de l’existence. C’est le médicament des gens bien portants, celui qui procure la véritable joie de vivre, d’autant plus efficace et goûteux qu’il est partagé avec cet être choisi et choyé : le partenaire du sexe complémentaire. Celui-celle qu’on pourra aimer d’amour, le vrai, fondé sur le partage du plaisir – du plaisir d’amour. Après avoir, pendant ces longues années nécessaires à l’être humain pour devenir une grande personne, suivi l’évolution biologique que la bonne nature a agencée pour notre bonheur des sens et du cœur.

Les zones érogènes primaires, le clitoris, le gland de la verge, tombent « tout seuls » sous les doigts des bambins des deux sexes. Ils les tripotent plus ou moins machinalement, mais avec plus de précision à la fin de la petite enfance, quand leur « chatouillis » est devenu franchement agréable. C’est ainsi, sous l’effet de ces stimulations externes, que s’établissent les connexions épigénétiques du circuit orgasmique et que ses centres, de la basse moelle au cerveau basal, rodent leur physiologie particulière. Le circuit devient fonctionnel, procurant de véritables orgasmes complets, plus ou moins tôt dans l’existence, au cours de la deuxième enfance, ou au début de la puberté. Pas de problème pour les garçons, qui ne se serviront que de leur verge toute leur vie sexuelle. Alors que les filles pourront un jour se servir de leur vagin, inexploré-inexploité pendant ces nombreuses années d’immaturité qui ne permettent pas la pénétration coïtale. Pour qu’il procure lui aussi des orgasmes, passés les désagréments de la défloration, il faut que ses récepteurs sensibles puissent se connecter sur un circuit neuronal bien établi, maturé. Grâce aux « manipulations » infantiles du clitoris. Après quoi la femme adulte, accomplie, peut normalement jouir du clitoris comme du vagin, le plus souvent du vagin après le clitoris, quand les sollicitations externes auront bien préparé la jouissance interne.

Si vous avez perdu votre clitoris pendant l’enfance, si le courant ne peut passer dans votre circuit orgasmique, votre vagin restera muet. Il ne vous servira qu’à vous accoupler, pour procurer son plaisir à celui qui vous pénètre, et pour évacuer les rejetons que sa semence aura plantés dans votre corps. De la complaisance, et de la souffrance. Inutile d’attendre le « miracle » qui vous fera jouir du vagin. Pas de plaisir, pas d’orgasme. Et finalement pas d’amour, pas de joie de vivre.

Pour vous consoler, vous pouvez chanter. Les joyeux chants folkloriques d’excision, pieusement recueillis par de zélés ethnographes. Ou, plus modernes, ces charmantes chansons maliennes du style « Le dimanche à Bamako, c’est le jour des mariages »... entre un homme doté de toutes ses facultés biologiques (quoique circoncis !), et une femme qui ne connaîtra jamais les délices de l’amour charnel.

Pourquoi donc coupe-t-on le clitoris des petites filles ?

La réponse là aussi est simple : pour les empêcher de jouir. Le déterminisme de cette interdiction repose sur une machine infernale qui fonctionne en deux temps.

Premier temps : le sacrifice métaphysique.

Comme tous les existants terrestres, l’homme doit un jour mourir. Mais il est le seul à le savoir. Pour atténuer la rigueur de la condamnation à mort, il a imaginé qu’il ne disparaissait pas complètement. Et que son « esprit », son « âme » survivrait à la destruction physique du corps. Le sort post-mortem de cette âme n’est cependant pas garanti. Elle peut connaître les félicités éternelles du Paradis, comme les tourments non moins éternels de l’Enfer. Comment faire pour se concilier Celui, Ceux, Dieu, les Dieux, qui régissent le royaume de l’au-delà ? Pour qu’il(s) vous accueille(nt) au lieu de l’éternel bonheur, et qu’en attendant i(ls) vous lais(sent) vivre longtemps et à l’abri du malheur ? En lui (leur) offrant des sacrifices. De toutes sortes.

Encore plus que les offrandes en biens matériels (nourriture, animaux d’élevage, argent, etc.), ou que la renonciation aux délices du pouvoir, les sacrifices les plus appréciés sont les privations de ces plaisirs qui parfument l’existence terrestre. Qui réjouissent la chair, ce corps méprisable destiné à la putréfaction. D’abord les plaisirs de la table. D’où les jeûnes, les carêmes, les ramadans, les boissons et nourritures interdites, tous les jours ou seulement le vendredi, etc. Et puis, évidemment, le plaisir suréminent que procurent les organes sexuels. D’où cette suréminente dévotion qui conduit à la chasteté, pour mourir sans jamais s’être accouplé, sans jamais avoir tenu dans ses bras, dans ses cuisses, un représentant de l’autre sexe. D’où ces restrictions qui n’autorisent le plaisir sexuel qu’au cours de l’accouplement, avec un(e) seul(e) partenaire tout au long de sa vie, partenaire autorisé(e) par les représentants de Dieu, des Dieux sur terre, d’où ces restrictions portant sur les modalités de l’accouplement, selon certaines postures autorisées, et en excluant toute manœuvre s’opposant à l’engendrement : la procréation est la seule excuse du plaisir éprouvé lors de la copulation.

Le caractère à la fois bouleversant et gratuit, « généreusement offert » par la nature, du plaisir sexuel, sans autre effort que d’être en bonne santé, comme les circonstances de sa perception, en cachette, à l’écart des congénères, dans la solitude ou l’intimité à deux, circonstances exigées par la physiologie, le font facilement suspecter d’être une perfidie de la nature. Perfidie conduisant à commettre des actes inconvenants, obscènes, avec ces organes aux odeurs animales qui servent aussi à évacuer les urines et les menstrues. L’accouplement peut ainsi paraître incompatible avec la dignité de la personne humaine, un acte dégradant, exigeant la nudité, commis sous l’emprise de bas instincts ravalant l’homme au rang de la bête. D’où la bonne réputation, la considération distinguée dont sont entourés les contempteurs du plaisir sexuel.

On révère comme tenants de la plus haute valeur morale ceux qui non seulement se privent de tout plaisir charnel mais qui, ne l’éprouvant jamais (disent-ils) se permettent de réglementer celui de leurs fidèles. Ces Dalaï Lamas accusant « le sexe » d’être une invention diabolique perturbant l’existence humaine (c’est pas gentil pour leurs parents !). Ces papes interdisant inlassablement, obstinément, les rapports sexuels extra-conjugaux, le divorce, la contraception, le préservatif et l’interruption de grossesse. Ces prêtres et moines réfractaires au devoir biologique de perpétuer l’espèce, démissionnaires devant les risques et périls de la séduction, devant les efforts nécessaires au bon accord au sein du couple, devant les responsabilités de la paternité, devant les tracas des toujours possibles ruptures. Encore toutes ces prescriptions répressives n’attentent-elles pas à l’intégrité physique de l’être humain. Car on peut s’en prendre directement aux organes responsables du plaisir.

Il y eut des délirants pour porter le couteau directement sur les organes masculins, les plus faciles à agresser. Certains se sont délibérément sectionné la verge (les Skoptzys russes). D’autres se sont retranché les testicules (les prêtres de Cybèle) pour ne plus sentir l’aiguillon de la chair et mettre fin à leurs érections. La circoncision, moins radicale, est un très astucieux compromis entre la nécessité de ressentir le plaisir au cours de l’accouplement fécondant, et la crainte d’offenser Dieu, les Dieux, de le(s) rendre jaloux, en se livrant aux ébats charnels.

Destiné à protéger des excréments le gland de la verge des petits garçons, puis à faciliter les caresses que la partenaire prodigue pendant les préludes de l’accouplement, le repli cutané du prépuce est une formation biologique fort utile. Le sacrifier cause bien des inconvénients, mais ne nuit pas aux érections, à la perception du plaisir, à l’éjaculation fécondante. Quand on le cisaille, ça fait mal et ça saigne, après quoi le gland toujours découvert prouve qu’on a bien été mutilé, qu’il manque un morceau à l’organe mâle livré par la nature. Toutes les caractéristiques du sacrifice. Avec la marque indélébile et indubitable, au regard des congénères et de Dieu, des Dieux. Une habile opération commerciale. Je paye un petit pourcentage de ma chair, sur l’organe du plaisir, mais Tu, Vous me laissez tranquillement me servir du reste. C’est comme au bal, où le tampon sur le dos de la main, prouvant qu’on a payé l’entrée, autorise toutes les danses.

Née en Afrique sur les bords du Niger, du Congo, la circoncision s’implanta comme une tradition tribale implacable. Elle gagna la Nubie puis les rives du Nil. C’est là qu’Abraham la découvrit, comme signe de distinction et d’affiliation ésotérique, puisque longtemps réservée aux prêtres et à Pharaon. La prescrivant à son peuple - sur l’ordre, dit-il, de Iaveh - il se persuada qu’il en ferait le maître du monde. Á une époque où les Hébreux étaient d’humeur fort belliqueuse. Après quoi tous les juifs durent être circoncis, puis tous les fidèles de Mahomet, puisque le Coran reprit intégralement l’Ancien Testament – et du coup la tradition africaine. Heureusement pour les petits occidentaux, Saül de Tarse – l’apôtre Paul – jugea la circoncision une belle hypocrisie, puisqu’après avoir sacrifié un petit bout de peau on s’autorisait toutes les fornications. Ainsi sauva-t-il le prépuce des petits chrétiens. Il faut dire que Grecs et Romains antiques méprisaient souverainement la circoncision. Il fut ainsi plus facile de les convertir.

Le sacrifice du prépuce paraît une telle incongruité aux esprits éclairés que ses partisans s’ingénièrent à lui trouver des justifications rationnelles. Ce ne sont que mauvaises raisons. La plus répandue, et la plus stupide, a trait à l’hygiène. Qu’il s’agisse de la naissance de la mutilation sur les rives de grands fleuves, là où on ne manque pas d’eau pour se laver, ou qu’elle soit défendue par des gens dont la salle d’eau comporte peignes, brosses à dents, dentifrice, savons lotions et shampooings, limes, pinces à peau et à ongles, etc. Comme si se nettoyer le prépuce faisait perdre un quart d’heure sous la douche ou dans le bain ! Il est aussi faux que la circoncision soit préventive de l’éjaculation prématurée, faux que ce soit le bon traitement du phimosis, faux, enfin, qu’elle préserve du cancer et maintenant du sida. C’est le dernier argument à la mode, argument-choc parfaitement erroné. Mais répandu par tous ces messieurs de l’OMS en majorité circoncis et prosélytes, descendant de ces pionniers d’Amérique baptisés mais grands lecteurs de la Bible, et qui laissèrent circoncire leurs petits Samuel et leurs petits Abraham. Comme si l’Afrique, ce continent qui comporte une écrasante majorité de circoncis, n’était pas le plus grand siège de l’épidémie au VIH.

Car lorsqu’on a démonté rationnellement, preuves à l’appui, l’inanité de la circoncision, ses partisans se retranchent derrière l’argument métaphysique, la prescription divine, le pacte avec Dieu. Incirconcision égale impiété, trahison de la tradition. On peut quand même s’étonner de ce que le Dieu omnipotent omniprésent soit si curieux qu’il fouine suspicieusement dans le caleçon de ses fidèles. S’étonner que des milliards et des milliards d’humains mâles de toutes couleurs aient pu conserver leur prépuce sans succomber prématurément à l’infection, au cancer ou à l’éjaculation prématurée !

Deuxième temps : la phallocratie.

Aux origines de notre espèce les hommes et les femmes vivaient en bonne intelligence – sans se faire la guerre. Avec beaucoup de révérence, les artistes figuraient aux murs des cavernes le corps des femmes, avec leur sexe si singulier et si indispensable. Le passage du paléolithique au néolithique, la sédentarisation entraînèrent une altération des rapports entre les sexes. Quittant leur rôle d’égales responsables – avec leurs tâches spécifiques - au sein du groupe, de la famille nucléaire, et moins vigoureuses que les hommes, les femmes devinrent des possessions. Des biens à protéger mais aussi à garder, surveiller, pour qu’elles rendent aux propriétaires les deux services qu’ils attendaient d’elles : l’assouvissement du désir copulatoire, et la confection de rejetons. La longue histoire de la sujétion des femmes fait énumérer tous les mauvais procédés dont usèrent à leur encontre les hommes habituellement seuls détenteurs du pouvoir social, économique et politique. Avec une rigueur variable selon la contrée : les épouses et mères des empereurs romains, les femmes de Germanie décrites par Tacite, Aliénor d’Aquitaine, Emilie du Châtelet furent moins brimées que les habitantes de ce que l’on nomme aujourd’hui le Tiers Monde.

C’est dans le domaine de la sexualité que les brimades furent les plus répandues, et les plus sévères. La nature ayant placé à l’entrée du vagin le repli de l’hymen, qui protège le conduit des petites filles puis se rompt lors du premier rapport, il fut facile de savoir si la femme avait ou non « servi ». Donc si l’acheteur allait bien être le premier à introduire son phallus dans le vagin, pour être ainsi garanti que les rejetons à venir seraient bien issus de sa semence. Malheur à celle qui n’avait plus les « scellés divins » (encore une fois, Dieu met son nez dans des endroits bien incongrus !). Pour multiplier leur descendance et se régaler du corps de femmes jeunes quand les « vieilles » avaient été usées par les maternités, les hommes dominants furent autorisés à posséder plusieurs épouses. Et bien des mesures furent prises pour que les femmes non seulement ne puissent susciter la convoitise d’autres hommes, mais encore, à la limite, n’éprouvent pas de désirs charnels coupables, puisque personnels.

Le mariage convenu est la première atteinte à la liberté de décision de la moitié féminine de l’humanité. De Tokyo à Agadir, ce fut, c’est aux parents, au père de décider à quel époux sera vendue leur fille. Sans lui demander son avis. L’enfermement (gynécée, harem) empêche ensuite les épouses de « courir ». Si elles sortent le voile, la bourka, dissimulent ces attraits corporels qui pourraient tenter les mâles rencontrés dehors. Á la maison même il convient de rappeler, sur le corps même des femmes, sur leurs organes de l’accouplement, qu’elles n’en disposent pas pour elles-mêmes. C’est ainsi que la pilosité génitale, sur le pubis et les grandes lèvres, doit être sacrifiée pour donner à la région l’aspect glabre qui est celui des petites filles impubères. L’épilation assidue, au sucre, à la cire, au rasoir, est un rappel à l’obéissance exigée des enfants. Mais comble du raffinement, les plus perfectionnistes eurent la bonne idée d’agir sur cela même qui procure du plaisir sexuel aux femmes.

Le clitoris de nos arrière grands-mères paléolithiques leur donnait, petites filles, les mêmes agréments qu’aux nôtres, et devenues grandes leurs compagnons le flattait comme nous le faisons, ils l’ont même ici et là représenté. En l’amputant de bonne heure, certains physiologistes du néolithique savaient qu’ils coupaient à sa racine le développement de la fonction érotique féminine. Qu’ont besoin de jouir les femmes qu’on a achetées ? Pour qu’elles aient l’idée d’aller voir ailleurs si c’est plus plaisant qu’à la maison ? Il suffit bien qu’elles aient un vagin, pour que le mâle y trouve son plaisir. Et couper le clitoris n’empêche pas l’engrossement. Cerise sur le gâteau, l’infibulation, la fermeture de la fente vulvaire, offre une garantie à l’acheteur. Il faut inciser au couteau la cicatrice au soir des noces, étant ainsi bien sûr qu’on est le premier. Évidemment, pour exécuter une bonne suture, il aura fallu sacrifier les petites lèvres, que certains – dont je suis - considèrent comme de délicates merveilles de la nature. Mais est-ce que le mari a besoin des petites lèvres ?

Il est toujours quelque peu répugnant, salissant, de trifouiller dans le sexe des femmes, surtout quand on est un homme. C’est pourquoi les femmes les plus sages, les plus dévouées et les plus habiles, ont été chargées d’exécuter les salutaires opérations, trancher le clitoris, amputer les nymphes, coudre les grandes lèvres. Elles-mêmes excisées elles « y font passer » les jeunes pour leur « dresser le poil ». Mentalité classique d’anciens combattants. Et quasi-corporation, se repassant de mère en fille pinces, couteaux et ciseaux.

Comme pour la circoncision, on s’est ingénié à trouver de bonnes raisons à l’ablation du clitoris. Sur place on est persuadé que celles qui ont conservé leur clitoris deviennent des débauchées, des putains offertes à tous et trompant leur mari à la première occasion : ainsi sont ces dévergondées d’Occidentales. On s’est persuadé aussi, bien que n’ayant jamais vu le clitoris d’une femme adulte, que l’organe gonfle monstrueusement pendant la grossesse et qu’il s’oppose à l’accouchement. Et enfin, comble du sophisme, les raisonneurs recourent à l’argument de la « bisexualité native ».

Suivant ce raisonnement aberrant, on imagine que les humains naissent porteurs de résidus organiques du sexe d’en face. L’anneau préputial est l’homologue de l’entrée vaginale. Le clitoris est une ridicule petite verge en réduction. Il faut débarrasser nos enfants de ces saletés pour qu’ils deviennent de vrais hommes, de vraies femmes. L’excision étant née puis s’étant propagée dans les même zones géographiques que la circoncision, il apparut vraiment opportun de fournir des motivations jumelles aux « opérations », les unes pour les garçons, les autres pour les filles. Pour qu’ils et elles parviennent au mariage parfaitement « rectifiés ». Spécieuse mais fatale symétrie : voilà pourquoi on ne pourra totalement éradiquer l’excision que lorsqu’on aura aboli la circoncision.

Il est presque risible de constater l’inanité des raisons invoquées pour amputer le clitoris des femmes. L’accusation de dévergondage toucherait ainsi plutôt ces femmes excisées qui, au lieu de se sentir concernées, fortement impliquées, fidélisées, comme les femmes normales, par l’échange du plaisir et des sentiments au sein de la relation érotique, peuvent prêter leur vagin si on le leur demande « gentiment », sans faire trop de chichis, sans trop d’« état d’âme » : ça ne leur fait ni chaud ni froid ! L’accusation de gêne à l’accouchement n’est pas seulement ridicule – comment accouchent donc ces milliards et ces milliards de femmes qui n’ont pas été excisées ? – mais elle émet une odieuse contre-vérité. Le périnée des excisées, surtout si on a sacrifié les petites lèvres, et encore plus si on a commis une infibulation, devient le siège de cicatrices rétractiles, voire d’un bloc de sclérose. Ainsi se forme un obstacle résistant à la sortie de la tête fœtale, qui peut rester longtemps coincée derrière la vessie… éventuellement jusqu’à ce qu’elle la crève. D’où la fréquence de ces fistules vésico-vaginales, qui occupent une bonne part de l’activité chirurgicale en territoire d’excision. Il est enfin une spoliation dont n’ont aucune idée ceux qui n’auront jamais connu que des femmes excisées : la privation de leur pouvoir érotique.

Le pouvoir érotique, c’est la capacité de procurer la jouissance orgasmique à son-sa partenaire. Satisfaction sans pareille, surtout si c’est bien le-la partenaire d’amour que l’on comble de bonheur charnel. Les femmes exercent ce pouvoir sans trop de difficultés, puisqu’elles peuvent aisément faire parvenir à l’orgasme, accompagné de la flagrante éjaculation, tout homme doté de bonnes érections. De même toute femme dotée d’un clitoris et d’un vagin normalement réagissants offre à son partenaire cette manifestation orgasmique qui s’avère la plus grande fierté de la virilité. Voilà pourquoi sont frustrés ceux qui tiennent dans leurs bras une désespérante frigide. Voilà pourquoi sont surpris puis frustrés ceux qui, ayant connu des femmes entières, font l’amour avec une femme excisée, à qui il manque « quelque chose » dans le sexe, et qui ne pourra réagir à leurs caresses, à leurs étreintes – ce dont se fout, évidemment, le macho pour qui le plaisir des femmes n’a aucune importance... Voilà pourquoi celles à qui mon ami Pierre Foldès a restauré « quelque chose » de saillant et sensible en haut de la fente vulvaire ne lui diront jamais assez merci.

Comment préserver à l’avenir l’intégrité physique des petites filles ?

Attentat intolérable contre le corps des femmes, d’enfant sans défense, suppression inadmissible de leur fonction érotique, l’excision doit être combattue en tout temps et en tout lieu. Sur place et chez nous.

L’humanisme occidental, son éthique laïque et même religieuse ne sauraient admettre que l’on pratique la moindreimages (33) mutilation délibérée sur les organes génitaux des petits enfants… et même sur d’autres parties de leur corps. Il s’est trouvé, il se trouve, hélas, des esprits faibles, ou faux, pour trouver à l’excision des excuses, voire des prétextes valables ; quand d’autres n’en veulent rien savoir.

Première coupable la répression morale de la sexualité.
Fleuron de la morale chrétienne elle a d’origine manifesté un tel dédain, pour ne pas dire dégoût des organes prodiguant le plaisir charnel, qu’elle ne s’est guère indignée devant le retaillage des parties sexuelles des « indigènes ».Qu’il s’agisse des filles comme des garçons (d’ailleurs le petit Jésus avait été circoncis !). Il faut reconnaître que les missionnaires s’évertuèrent à préserver du couteau les gamines qu’on leur avait confiées. Mais ils quittèrent l’Afrique sans que la hiérarchie, les évêques catholiques, de Dakar, à Brazzaville, soient jamais sortis de leur attitude démissionnaire, sinon compréhensive – il faut dire qu’ils n’ont jamais eu (disent-ils) de femme dans leur lit. Ils n’ont jamais suscité de condamnation officielle du Vatican. On peut déplorer la même attitude timorée des hauts responsables du clergé réformé en Afrique anglophone. Mais même pour bien des « séculiers ordinaires » la défense d’un organe aussi « inconvenant » que le clitoris a toujours apparu bien scabreuse. Ah ! s’il s’agissait d’enlever un œil, ou de couper un orteil « à d’innocentes fillettes » l’opinion publique aurait été plus facile à émouvoir…

Deuxièmes coupables : les fantasmes anthropologiques. Avant le tourisme de masse permettant aux occidentaux d’aller visiter tous les points du globe, il ne fut que trop facile de leur raconter n’importe quoi sur les habitants des pays exotiques, des « pays chauds ». dans ces contrées où « les sauvages » vivent « tout nus », et où la sexualité est « débridée ». Ce qui ne pouvait aller qu’avec des dimensions fabuleuses des organes génitaux. Arabes, nègres et autres Papous ne pouvaient être que dotés de phallus imposants, faisant honte aux « visages pâles ». Des fables identiques dotaient « les négresses » de clitoris surdimensionnés, ce qui expliquait leur lubricité. Les racontars sur ces énormes clitoris exotiques traînèrent dans la littérature occidentale, d’Ambroise Paré à Voltaire, et jusque dans certains traités d’anatomie du XIXe siècle, et jusque dans une Encyclopédie de la sexualité humaine parue en France en 2004. Le corollaire en est évidemment qu’il est nécessaire soit d’extirper l’organe soit de réduire son volume, par de salutaires rectifications évitant aux femmes de succomber à la luxure. Beau témoignage de sagesse chez les « primitifs », s’extasiaient les niais ! Et bel exemple de « bourrage de crâne », puisque l’anthropométrie démontre que les clitoris de toutes les couleurs ont les mêmes dimensions – mon Atlas anatomique en apporte l’indubitable témoignage photographique. Et qui peut témoigner sur le clitoris des Abyssines adultes ? Alors que les petites éthiopiennes, musulmanes, chrétiennes et juives (les falachas) sont toutes excisées dans la prime enfance.

Troisième coupable : le freudisme.
Parmi les méfaits de la psychanalyse freudienne, son adhésion au mythe de la bisexualité native. Cette ânerie qui traîne dans les plus surannées élucubrations philosophiques, et sert d’argument aux coupeurs de petits enfants, a été reprise et confirmée par Freud. Tous les humains auraient leur part de virilité, et leur part de féminité – comme dit le si « respectable » Tao. Bisexualité qui se traduit jusque sur leur constitution corporelle. Il y aurait ainsi, comme le disent les mutilateurs africains, des organes masculins sur le corps des femmes, et vice-versa. Et Freud de traiter hardiment le clitoris d’organe masculin, mais avorté, inabouti : c’est « le prototype de l’organe inférieur », citation textuelle de la conclusion de son article sur le fétichisme paru en 1927. Organe donc méprisable, tout juste bon à orienter dans le mauvais sens la sexualité des petites filles, organe à l’usage duquel doit donc renoncer la femme adulte, pour effectuer le « transfert érogène » du clitoris au vagin. Faribole dangereuse qui empêche toute compréhension scientifique de la sexualité féminine. Mais faribole reprise, ô paradoxe, par des femmes zélées disciples de Freud, en particulier Hélène Deutsch et Marie Bonaparte. Pour ces dames le clitoris était une véritable bête noire. S’étant penchée sur l’excision, Marie Bonaparte en conclut que le dommage était vraiment minime, et que l’« opération » avait l’avantage d’empêcher les femmes de succomber au « clitoridisme ». Une maladie imaginaire dont seraient atteintes les vilaines « clitoridiennes ». Celles qui sont d’enragées masturbatrices et/ou des lesbiennes plus ou moins bien refoulées, alors que la femme adulte normale se doit d’être une pure « vaginale », renonçant aux prétentions viriloïdes, revendicatives, du clitoris. A ceci près que celle qui a perdu son clitoris pendant l’enfance ne deviendra jamais une « bonne » vaginale.

Ce déni de la biologie la plus élémentaire, cette phobie de la physiologie clitoridienne paralysa longtemps, jusqu’à la naissance de la sexologie scientifique, le traitement des femmes en difficultés érotiques. Le destin humain ne se vit qu’en tant qu’homme, ou femme, doté(e) par notre phylogenèse de « tout ce qu’il faut » pour se reproduit et exercer sa fonction érotique. Toutes les femelles mammifères, je l’ai dit, possèdent un clitoris et ne semblent nullement souffrir de leur « bisexualité ». Faudrait-il donc, pour faire plaisir à Marie Bonaparte, couper le clitoris des vaches laitières, des chattes d’appartement, pour en faire de plus parfaites femelles ? Toujours est-il que les lubies du freudisme, tenu hélas pour une des fines fleurs de la pensée occidentale, fournirent une bonne excuse à l’immobilisme de tous ceux qui ne voyaient pas pourquoi on condamnerait des rites si judicieux. Le cher Bruno Bettelheim (celui qui s’était parfaitement foutu le doigt dans l’oeil à propos de l’étiologie et du traitement de l’autisme) n’avait-il pas élucidé le mécanisme si sécurisant des « blessures symboliques » ?

Quatrième coupable : le tiers-mondisme. Dernier-né des systèmes de pensée justifiant les mutilations des petites filles, il postule le respect des us et coutumes extra-européens. En récusant l’odieux « ethnocentrisme » des occidentaux ces bonnes âmes avalisent les pires extravagances, les pires impasses dans lesquelles elles ne s’aventureraient pas elles-mêmes. Y compris tout ce qui écrase la condition féminine. De la répudiation à la polygamie, du voile à l’incapacité juridique. Voudrait-on intervenir pour supprimer ces mœurs contraires aux critères occidentaux qu’on se livrerait à une fort répréhensible déculturation, à une angoissante désocialisation-détribalisation. Pourquoi condamner l’infibulation puisque celles qui n’ont pas été cousues ne peuvent pas se marier à Khartoum ? Pourquoi condamner l’excision, puisque la coutume est un facteur essentiel d’appartenance culturelle, familiale et ethnique ? Et l’on trouve inlassablement dans les prétoires ces avocats « compréhensifs » qui ne feraient sûrement pas exciser leurs filles, mais plaident l’acquittement, en français et en bambara, des « bonnes mères » qui ont fait appel aux bons offices de l’exciseuse, pour que Zana ait été « opérée », pour qu’elle devienne aussi respectable que les autres femmes de la famille.

Il est heureux qu’à la fin du XXème siècle tous ces sophismes n’aient pas empêché les institutions internationales, ONU, UNESCO, UNICEF, même si bien difficilement, de condamner les mutilations sexuelles féminines. Comme les condamnent les institutions judiciaires des pays occidentaux, et de certains pays africains, surtout depuis la Convention Internationale des Droits de l’enfant du 20 novembre 1989. En France ces mutilations sont donc des crimes, dénoncés par le Nouveau Code pénal de 1993, article 222. Ils font poursuivre et les parents, et l’exciseuse. Les filles excisées ont même été admises à citer leurs parents en justice. Après un assez long temps de condamnations avec sursis, de véritables emprisonnements ont été appliqués. Mais malgré ces sanctions, malgré les mises en garde communiquées aux immigrants africains, les excisions clandestines continuent de se pratiquer en Europe, ce qui légitime la poursuite de l’information, et de la répression officielle.

Se sont aussi créées des associations privées pour répandre l’information, et pour venir à l’aide des mutilés des deux sexes. NOCIRC aux USA. En France L’Association contre la Mutilation des Enfants, AME.

Sur place la lutte, née elle aussi à la fin du XXème siècle, a été longue, et difficile à mettre en route. Succédant aux missionnaires des humanistes des deux sexes, médecins, infirmier(e)s, sages-femmes, travailleurs sociaux, enseignants se sont employés à dissuader la poursuite de l’excision. Bien qu’ils aient semé la bonne graine, leur pouvoir de persuasion fut longtemps très faible. Pour la bonne raison que la plupart d’entre eux venaient d’Europe, et qu’il était facile de les accuser de « faire gagner la mauvaise tête » aux femmes, avec leurs « manières de Blancs ». Voilà pourquoi il faut saluer l’extraordinaire courage des premières africaines à prendre la défense des petites filles.

Ces bienfaitrices de l’humanité ont fondé des associations de femmes africaines. Elles se sont adressées aux matrones exciseuses, les engageant à cesser leur activité coupable et même à se faire les prosélytes de la préservation corporelle des fillettes. Elles ont organisé des séances d’information, où l’on reprend en chœur des chansons disant que « l’excision c’est pas bon ». Il faut bien dire que c’est un travail de fourmi, et que si l’on ne saurait désespérer du résultat, le but ne sera probablement atteint que dans deux ou trois générations. Encore peut-on ici faire confiance au courage des femmes africaines, à la détermination de leurs filles et petites filles vivant en Europe et défendant comme des tigresses le corps de leurs fillettes. On ne peut en dire autant, hélas, des femmes vivant en terre islamisée. De Sanaa à Djakarta, aucun mouvement local d’opinion n’incrimine la si respectable coutume de l’excision. Surtout en ce XXIe siècle naissant, où le monde musulman vit un fâcheux regain de bigoterie – de sujétion, de muselage des femmes.

On pourrait espérer que les actions actuellement entreprises pour endiguer l’épidémie de sida, insistant en particulier sur l’amélioration de la condition féminine, seraient une bonne occasion pour insister sur la suppression de l’excision. Malheureusement le discours risque d’utiliser un abscons double langage. Comment demander qu’on coupe les garçons, pour une fallacieuse prévention, quand on recommande de ne plus couper les filles ? Le combat doit donc aussi se mener contre la circoncision, et il n’est encore gagné !

Pour soutenir ceux et celles qui se battent contre l’excision, on ne fera jamais assez de campagnes d’information, d’émissions radiophoniques, télévisées, on n’écrira jamais assez de livres. Et ici je trouve le livre de Louisiane Doré miraculeux. Voici des années que je morigène, je l’avoue, les Antillaises, à propos de ce qui me paraissait de leur part une inertie coupable, devant les mutilations des petites africaines. Voilà des femmes noires, dont tout le monde reconnaît la beauté et la féminité, des femmes qui ne sont pas mutilées – et de plus en territoire français laïque où la circoncision n’est pas de rigueur ! - et qui démontrent que l’intégrité de leurs organes génitaux n’en fait pas des dévergondées, ne les empêche pas d’être de bonnes épouses et de bonnes mères, comme d’accoucher normalement. Quel bel exemple ! Et quel beau prétexte pour faire la morale à leurs sœurs d’Afrique ! Prétexte que je trouvais déplorablement inutilisé. Or voici enfin une Martiniquaise qui monte au créneau, pour reprendre le flambeau de la lutte contre l’excision. Avec une documentation poignante, bouleversante, mais démonstrative. Á mettre sous les yeux des avocats tiers-mondistes et des partisans de la bisexualité native ! Pour leur faire honte de leur « compréhension ». On n’excuse pas l’excision. On la combat. Merci, Louisiane, et bravo.

 

 

 

Docteur Gérard ZWANG, Président d’honneur de l’Association contre la Mutilation des Enfants

Article extrait de la préface du livre "Le drame de l'excision " de Louisiane Dore-Miloch, Editions Courcelles Publishing , 2009, écrite par le docteur Zwang.

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Published by Brice MATINGOUT - dans CULTURE ET SOCIETE
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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 10:20

Photob 001Pourquoi Napoléon soulève-t-il tant de polémiques ? L'homme a des fervents défenseurs mais aussi des ennemis irréductibles. Il est l'homme du Code Civil français de 1804. Mais il est aussi celui qui a rédigé le Code Noir qui a rétablit l'esclavage et la traite des noirs en 1802. Pour tout dire, il n'a jamais considéré les" hommes à la peau noire" comme des hommes méritant de vivre librement et  égaux aux "hommes à la peau blanche".  C'est pour cette dernière raison que la France officielle ne célèbre pas Napoléon pour ne pas offenser certaines sensibilités.

 

Est- ce pour cette raison que Napoléon va disparaître des manuels scolaires des  4 ème l'année prochaine ?

 

 

Dans tous les cas, Il fait tâche d'huile à l'histoire de la France des droits de l'Homme et du Citoyen. Bonaparte est aussi celui qui a mis fin à la Révolution française de 1789 et à la jeune République française née en 1792.

 

 

Pour de nombreux révolutionnaires, il avait tout d'un monarque; car son pouvoir fut autoritaire et auto centré.  L'homme rêvait d'être grand et immortel, pas seulement en France mais aussi, en Europe. Il s'autoproclama 1er Consul de France en 1899 après un coup d'état qui l'amena au pouvoir. En 1804, Bonaparte devint Napoléon 1er, Empereur des Français. 

 

Mais sa folie des grandeurs devait le pousser à dominer l'Europe à l'instar d'Alexandre le Grand et de Jules César. Certains pensent qu'il a inspiré Adolphe Hitler dans son idée de dominer le monde. 

Ainsi, le petit Corse entreprit d' exporter la Révolution française par des conquêtes et des annexions.  Dans denapoleon nombreux pays: Royaume d'Espagne,  Royaume de Naples, Empire d'Autriche, Empire de Russie, Empire de Suède, Royaume de Norvège, Royaume d'Italie, Grand-Duché de Varsovie, Confédération du Rhin etc Napoléon renverse des Rois et des Souverains avec le soutien des populations locales qui l'accueillent en libérateur.

 

Dans les pays annexés et conquis, il introduit son  Code civil qui garantit la liberté et l'égalité pour les peuples.

 

Par ailleurs, ils confie la direction de ces pays aux membres de sa famille et aux souverains qui lui sont soumis. Pour entretenir l'armée française, il impose des redevances aux populations qui sont lassées de la présence et de la domination de ces étrangers français.

 

A partir de 1808, les sentiments nationaux se réveillent dans toute l'Europe. L''hostilité contre l'usurpateur Napoléon  grandit.  Des guérillas anti-français éclatent partout.

 

En 1813, c'est toute l'Europe qui se dresse contre lui et la France. L'empereur doit abdiquer en 1814.

 

En 1815, après avoir tenté de revenir au pouvoir ( il y restera que cent jours ), il est battu par les Anglais à Waterloo. Exilé par les Anglais en 1815 sur l'île de Sainte Hélène, il meurt  le 05 Mai 1821. Mais, déjà en 1815, son Empire vole en éclats.

 

Pour réorganiser l'Europe et punir la France à cause de l'arrogance de son empereur, les souverains européens, qui ont profité de la défaite de Napoléon pour revenir aux affaires, organisent le Congrès de Vienne en 1815.

 

Réunis dans la Sainte-Alliance, ils rétablissent la monarchie en France et dans toute l'Europe. Louis XVIII devient le roi des Français. Par ailleurs, la France est emputée d'une partie de son territoire. Enfin, le retour des souverains marque la fin des libertés et de l'égalité dans la conception des révolutionnaires; car les peuples redeviennent des sujets. 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:33

 

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Benghazi.gifDisons à la communauté internationale, ces fripouilles aveuglés par toutes sortes d'intérêts, faibles et complaisantes au tyran que si, malgré leur courage, des opposants de Kadhafi  sont vaincus, la population de Benghazi est massacrée dans son combat pour la liberté, elle sera responsable de leurs cadavres. 

 

Dans leur guerre terrible que ces hommes ont entrepris pour la libetré contre la tyrannie, Kadhafi a eu la communauté internationale pour alliée en raison de son inaction. Les U.S.A., la Chine, la Russie, La France, le Royaume- Uni etc sont aussi responsables et aussi dangereux que Kadhafi qu'ils laissent massacrer son peuple. 

 

En tous temps et en tous lieux où un tyran déchire sa patrie et torture son peuple, la communauté internationale qui se veut démocratique doit punir les ennemis du peuple au nom des valeurs et des droits de l'Homme et du Citoyen. Ceux qui affament leur peuple, s'il existe des preuves, sont tenus de répondre de leurs ignominies devant le monde. 

 

La communauté internationale doit protéger le peuple devant la force des tyrans  qui n'ont qu'un seul but d'établir leur pouvoir.

Nous disons à la communauté internationale  de repousser avec horreur les perfides moyens que Kadhafi emploie pour réoccuper Benghazi.

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