Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : AFRIQUE-PAUVRETE-AVENIR
  • AFRIQUE-PAUVRETE-AVENIR
  • : Ce blog traite des causes endogènes et exogènes liées à la pauvreté de l'Afrique. Il fait par ailleurs un pont entre l'Afrique et la France: la françafrique.
  • Contact

Recherche

Archives

5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 16:55

Photob 001Qui est Français ? Répondre à cette question permet de se déterminer et de s’orienter. Se déterminer par rapport à sa relation avec son pays. S’orienter dans la dynamique et l’idéal de la République c’est–à-dire s’intégrer et aspirer à la Nation française qui se dessine.

Ce débat devait aussi aider à répondre à une autre question : comment devient-on Français ou mieux par quel mécanisme suis-je devenu Français ? La deuxième question renferme des éléments nécessaires pour répondre à la première. Il faut souligner, qu’il s’agit avant tout d’une invitation à soi-même. Il s’agit de sa propre image telle qu’elle se dessine sur le miroir de la Nation. La question s’adresse d’abord à soi-même avant de s’orienter vers l’autre. C’est là que le bât blesse. Car, nous ne sommes pas tous en mesure de nous poser les mêmes questions. Et même si, par miracle,  nous y parvenions, nous n’aurions pas tous la même réponse. Se poser la question, bien plus y répondre,  nécessite un effort qui peut selon les cas engendrer biens des tourments. Ce qui arrive souvent chez les êtres très faibles d’esprit, même si tout le monde est pourvu du bon sens selon Descartes.

Il est évident qu’un nouveau-né ne s’interroge pas sur sa nationalité, son pays, sa famille et toute autre chose qu’il n’a pas choisie. Mais, une fois devenu adulte, rien ne le dispense de se poser les questions sur son identité. A mon avis, c’est le début de son acceptation, de son affirmation et de son existence. Surtout, il faut le dire, il n’est pas obligé de rester Français. Car, le droit international permet à quiconque le souhaitant, s’il en correspond aux critères, de prendre la nationalité du pays dans lequel il vit à condition, bien sûr, que ce pays reconnaisse le droit du sol. Il aurait été important que ce droit soit affiché sur la place publique, c’est-à-dire porté à la connaissance de tous.  Cela pourrait aider à comprendre certaines réalités qui dans certains cas dépassent le cadre français, car la France est signataire de plusieurs traités internationaux,[1] ce qui l’engage à les respecter. Par conséquent, si certains étrangers ont choisi la France comme terre d’exil, ce n’est pas parce que les autorités françaises étaient mieux disposées que les autres, c’est au contraire, parce que ces autorités sont obligées, j’ai envie de dire, condamnées, à le faire.

En 2010, certains ignorent encore que les traités internationaux reconnaissent et garantissent la mobilité des personnes, et que chacun a le droit de prendre la nationalité du pays dans lequel il réside, s'il le souhaite  et s'il correspond aux critères.

Etre Français, c’est croire aux valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité, acquises depuis 1789. Mais, le simple fait de croire aux valeurs de la République est largement insuffisant, il faut encore les défendre contre les nostalgiques d’un temps révolu. 

L’Egalité de tous les français en tout lieux et en tout temps est un héritage considérable de la Révolution, « la République des Egaux » selon les mots de G. Babeuf.[2] Ainsi, la remise en cause de ce principe, d’une manière ou d’autre, sera à l’origine de la fracture du pacte républicain. Par conséquent, on s’autoproclamant « Français de souche», par opposition au « Français de feuille » ou « Français de papier », on s’octroie sournoisement des privilèges sur la base de la « préférence nationale » chère à Le Pen qui se traduit dans ce cas : « préférence blanche».

Agir dans ce sens, c’est remettre à jour le principe d’inégalité de traitement, avec tous les risques qui en découlent chez les victimes. Mais, c’est aussi en finir avec les acquis de 1789, dans ce cas, les opprimés feront une nouvelle Révolution. Enfin, c’est mettre la Nation en périr, car une Nation ne tient que si tous ses fils partagent le même rêve.



[2]  Le Manifeste des Egaux, printemps an V (1797)



[1] Traités de l’O.N.U. relatifs aux réfugiés de guerre et d’asile politique par exemple

Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans FRANCE
commenter cet article
22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 17:48

Photob 001POURQUOI LA REFORME DE LA RETRAITE  EN FRANCE  EST INJUSTE ET INEGALE ?

 

 

DES INEGALILES DE NAISSANCE A L'ECHEC DE L'ECOLE

 

La retraite pour des nombreuses personnes constitue ce qu'on appelle la dernière étape de la vie, après des années d'étude et celles consacrées au travail. Il est certain que la première étape, quoi que l'on dise et quoi que l'on fasse est semée de tant d'injustices. Un enfant issu d'une famille pauvre, dans tous les sens du mot, n'aura jamais le même parcours scolaire et universitaire par rapport à celui issu d'une famille aisée. L'enfant issu d'un milieu défavorable est de ce fait même défavorisé tout le long du processus.

 

Chaque année, des milliers des jeunes ratent des formations d'études faute de trouver une entreprise pour effectuer un simple stage. Ils sont victimes du déficit relationnel de leurs parents. Le manque de relations utiles dans ce cas, doit être interprété comme un indice de la pauvreté. Toutes ces difficultés et beaucoup d'autres rendent la situation des enfants dont les parents sont pauvres très particulière.

 

Seulement 30% parmi eux arrivent à l'université en France. Les 70% autres, ont décroché avant leur 16ème anniversaires soit à cause du système scolaire inadapté, très inadapté dans certains cas, soit à cause des cités difficiles dans lesquelles ils sont enfermés et où aucune perspective n'est envisageable. 50% parmi ces jeunes ne seront jamais salariés de façon formelle. Ils plongeront dans l'économie illégale. Pour le reste, sans formation ni diplôme, ils seront candidats dans des agences d'intérims où ils effectueront et enchaîneront des petits boulots avec leurs lots de pénibilités.

Pour les 30% qui, malgré tout, arrivent à l'université, 65% parmi eux y sortiront sans un diplôme universitaire soit à cause du mauvais choix des filières  sans débouchés, soit à cause des toutes les formes de discriminations. Enfin, seuls 25% parmi les 30% (qui arrivent à l'université) des jeunes issus des milieux défavorisés sortirons de l'université avec un ou des diplômes universitaires, soit entre 6 et 7 alors que la moyenne nationale est de 45%. Par ailleurs, malgré leurs diplômes, ces jeunes sont rattrapés par le déficit  relationnel, ce qui retardera de 2 à 5 ans leur accès dans le monde du travail.

 

Il ressort que pour multiples raisons, les enfants des familles pauvres n'ont pas les mêmes chances de réussite que leurs collègues qui ont eu des parents non pauvres. Ceci confirme ce que l'on sait déjà, la pauvreté engendre la pauvreté. Ces nombreux jeunes dans beaucoup des cas héritent de la pauvreté de leurs parents et ce malgré le fait que ces enfants ont été scolarisé en France. C'est dans ces conditions que  l'école est condamnable ; car dans sa mission républicaine, elle devait réduire les inégalités de naissances et donner à chacun l'opportunité d'avoir les chances d'accès à l'emploi. De ce fait, l'école a échoué. Elle élimine, de façon certes indirecte, dans une grande mesure les candidats, qui au départ n'avaient pas beaucoup de chances de réussite du fait des handicapes sociaux de leurs parents. Par contre, elle est un canal de réussite pour tous les jeunes dont les chances de réussites étaient presque assurées du fait de leurs parents.

 

DES INEGALITES PROFESSIONNELLES

 

Il en résulte deux situations qui deviennent plus que tolérables tellement qu'elles se généralisent et se confirment en s'accentuant. Les enfants des pauvres du fait de multiples discriminations et exclusions sociales, scolaires et aussi du fait de l'auto exclusion formeront la classe des marginaux pour ceux qui n'auront pas eu l'opportunité de se ressaisir. Pour le reste, ils seront confinés dans des secteurs professionnels  faits de bas salaires et des métiers pénibles. Dans cette situation, ils n'auront pas beaucoup d'alternatives pour l'avenir de leurs propres enfants qui dans la majorité des cas ne feront pas mieux que leurs parents du fait de la contamination du phénomène de la pauvreté.

 

La reproduction des pauvres par le biais social et professionnel devient un élément qui confirme que l'on continue à naître pauvre en France en plein XXI ème siècle. Cet aspect peut choquer, et pourtant, c'est une constatation qui remet en cause toutes les théories  du model social français fondé sur l'égalité et la fraternité.

Que nous disent les statistiques ? Près de 80% des salariés moins bien payés sont des immigrés, en plus, ils travaillent dans l'ensemble dans des secteurs moins aisés quand ils ne sont pas au chômage.

 

Je considère de ce fait que l'image de la pauvreté en France, est une image d'immigré, tous les immigrés confondus (qu'il s'agisse des ressortissants de l'Europe centrale et de l'Est, de l'Amérique du sud, de l'Asie, de l'Afrique subsaharienne ou de l'Afrique du nord).

Toutefois, en raison des certaines pratiques, encore présentent, liées  à la  couleur de peau, les immigrés originaires d'Afrique "noire" sont plus exposés à la pauvreté par rapport à bien d'autres communautés. Ceci se confirme dans les actes de tous les jours (recherches de logements, recherches d'emplois...). Ignorer cette réalité, c'est faire preuve de mauvaise foi.

 

C'est dans cette inégalité professionnelle qu'il faille chercher l'origine des échecs scolaires des  enfants d'immigrés. Les échecs scolaires ne sont nullement liés aux facteurs culturels (donc naturels) d'une communauté comme le pense le devenu célèbre Hugues Lagrange (Lire l'article Culture et violence) qui voit la polygamie dans tous les ménages africains  vivant en France. Ces préjugés raciaux qui font bonne presse ont pour objectif d'expliquer et de nous faire croire que les pauvres sont pauvres parce qu'ils sont prédestinés à être pauvres.

Admettre un tel scandale, cautionné par certains scientifiques et journalistes c'est omettre la spoliation et l'expropriation dont des milliers africains sont victimes et ce du XIV ème siècle jusqu'à nos jours. Cette malhonnêteté scientifique cache un problème de fond que la France de Chirac et celle de Sarkozy ont échoué de résoudre: la fracture sociale.

Ces inégalités professionnelles se traduisent par une constitution ou un renforcement des classes sociales entre les pauvres d'un côté, qui doivent travailler encore plus longtemps et les riches dont Sarkozy se fait le défenseur d'intérêts.

Dans ce cas, la France d'en bas crie au scandale et réclame plus de justice et d'égalité. Car, pour l'essentiel, c'est aux pauvres, déjà appauvris par le poids de la vie, de financer la retraite.

 

 

DES INEGALITES DES VIES

 

Qu’en est-il exactement ? De nos jours, l'écart est déjà très important entre l'espérance de vie des ouvriers (pour la plus part pauvres, pour la plus part immigrés) et celle des  non pauvres (pour la plus part cadres, plus la plus part non immigrés (je ne parle pas des Français, car beaucoup d'immigrés sont des Français); par ailleurs, je déteste employer le terme de non immigrés  (dans mes autres articles, j'ai démonté ce terme)).

 Pour tout dire, de façon globale, les pauvres quand ils sont encore en vie vivent en moyenne sept  ans après la retraite. Pour les cadres, ils vivent en moyenne 14 ans après la retraite. Cette inégalité de vie due elle même à l'égalité professionnelle est criante.

 

Toutefois, tous les 5ans, les non pauvres gagnent un an de vie supplémentaire pendant que les pauvres ne gagnent que 6 mois pour la même période. Ce qui inquiète les riches, c'est donc de constater que les pauvres, non seulement, ils ne cotissent pas assez, mais encore, ils ont quelques chance de voir leur vie se prolonger du fait de plusieurs luttes qui ont permis l'amélioration des conditions de travail, la réduction du temps de travail, les congés payés...Ce que l’on nomme les acquis sociaux.

Il faut avouer que dans beaucoup des cas, le travail est devenu plus humain, plus supportable. Le travail conçu comme aliénation de l'homme est entrain de disparaître ou à disparu en France. C’est tous  ces acquis sociaux que les capitalistes par l'entremise de Sarkozy veulent remettre  au cause: que la condition du travail redevienne avilissante. Travailler jusqu'à en mourir ou mourir juste après la retraite, une sorte d'euthanasie sociale.

En effet, en travaillant deux ans de plus, les effets évidents sont perceptibles. Du fait de la pénibilité, du stress engendré par l'idée de travailler deux ans de plus, et de la fatigue générale (physique et psychologique) l'espérance de vie des pauvres et des immigrés va connaître une rechute. Pour certains spécialistes, les pauvres vivront à peine entre 3 ans et 4 ans après leur retraite contre 7 ans aujourd'hui. Il se trouve que ces décès accélérés des nombreux pauvres sont autant d'économie sur laquelle mise le gouvernement du fait de non payement de retraites à ces malheureuses victimes. Ce qui bien sûr est évident.

 

Bâtir une stratégie d'économie qui se repose sur l'accélération des cas des décès des pauvres et des immigrés devient inhumain, injuste et immoral. Ils se moquent des pauvres ce gouvernement qui prend le pauvre pour un poids auquel il faut s'en débarrasser après l’avoir "tuer à petit feu".

 

Des pauvres comptent-ils pour les capitalistes ? Oui tant qu'ils peuvent travailler, mais pas après.

 

Travailler deux ans de plus, c'est-à-dire jusqu'à 67 ans est réellement possible ?

Déjà, des milliers d'immigrés ne sont pas venus en France pour s'y établir à vie, mais au contraire y travailler et rentrer chez eux. Prolonger l'âge du départ à la retraite, c'est les retenir en France contre leur gré. Les épuiser.

Un autre fait qui n'est pas négligeable. Beaucoup d'immigrés sont arrivés en France à l'âge adulte, entre 25 et 45 ans. Ajouté à cela les années passées sans autorisation de travail estimées entre  et  5 et 10 ans selon les cas. Dans ces conditions, ils sont nombreux qui rentreront chez eux sans avoir cotisé dans la limite du possible. Le gouvernement le sait, il y a des économies à réaliser sur le dos de tous les partants; Car, pour ceux-là qui partent, ils perdent toute possibilité de revendiquer leurs

sommes prélevées lors de leurs séjours en France. Sans oublier, tous les cas des doubles ou triples cotisants du fait du confiage des papiers.

 

En définitive, il  est évident que la reforme des retraites sous sa forme actuelle est adoptée, c'est une réforme des riches contre les pauvres, une reforme qui va accentuer les  inégalités scolaires, professionnelles et les inégalités de vie. Or quand  je parle des pauvres, c'est à ces millions d'immigrés que je pense, ceux que les capitalistes et Sarkozy veulent détruire en les faisant payer le prix de leur espérance de vie. Le tort pour des nombreux pauvres, c'est l'augmentation de leur espérance de vie qui choque ceux qui sont propriétaires des entreprises et des machines. Pauvres de tous les pays unissez-vous.

Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans FRANCE
commenter cet article
22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 13:10

Photob 001Comment expliquer aux autres que l'on souffre ?

Il y a ce que l'on peut exprimer, ce qui paraît physique, ce que les autres voient ou peuvent voir selon les traces que l'on laisse ou qui nous trahissent.

 

Il y a d'autres souffrances internes, tout ce que l'on a du mal à nommer. Toutes ces souffrances parfois liées aux névroses ou aux dépressions. Ces souffrances liées à soi, à son image que l'on aime pas, à sa vie que l'on déteste, à son avenir sans espérance. Toutes ces souffrances liées à tous les rêves d'enfance ratés. Celles liées  à la peur, peur de vivre, peur de maigrir, peur de grossir, peur d'échouer, peur de se marier, peur de divorcer...peur du Monde, peur des autres, peur de soi-même.

 

Des souffrances liées à l'incapacité de s'adapter, de s'accepter. Celles qui poussent à nous enfermer, à l'isolement, à l'éloignement, à la prison. Celles qui poussent à se faire du mal à   soi même par automutilation ou par suicide ou tentative de suicide. Toutes ces souffrances qui nous décourage de vivre. Ces souffrances qui nous rendent malade, complètement malade.   

Souffrances  qui nous rendent triste quand les autres dansent, rigolent et chantent. Celles qui nous font pleurer et nous rendent capables de rien, celles qui nous condamnent dans notre tête et notre coeur. Celles qui nous privent de la paix, de la joie, du bonheur  et de l'envie d'aimer. Le coeur, jamais en liesse , et un visage toujours malheureux. 

Ces souffrances liées aux complexes   par la prestance qui grippe l'apparence. On se méprise et on se trouve indigne. On s'auto détruit peu à peu. On se cache. On ne croit plus à rien. On désespère. On est fatigué et chargé. On se sent lourd. On bascule dans la jalousie, la convoitise. On se fait du mal et on fait du mal. Le coeur ne succombe plus aux charmes. On ne se félicite plus. On garde rancune. La souffrance devient une longue maladie.

 

rose-1920.jpgToi qui vis aimes la vie. Fuies les souffrances. Retires toi devant des pensées négatives. Les pensées tortueuses font souffrir. Surveilles ton coeur. Sois dans l'allégresse. Regardes le soleil, laisses toi envahir  par ses rayons.  Échappes à la solitude et à l'isolement. Parles aux autres. Faits le premier pas. Arrêtes de murmurer.  Épargnes à ton coeur les déchéances, tout ce qui donne la mort à l'âme. Ne cherches pas la souffrance par les égarement de ta vie. N'attires pas la ruine par la tristesse. Ne prends pas plaisir à la souffrance. N'appelles pas la mort du geste et de la voix. Ne la prends pas pour amie. N'appartiens pas à la douleur. Nous sommes nés d'un hasard, après quoi nous serons comme si nous n'avions pas existé. Que ta force soit dans ce que tu es et non dans ce que tu as.

Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans MES PENSEES
commenter cet article
15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 17:56

 

Je ne vendrai pas mon Congo à deux sous

Et me complaire à dire "Qu'ils sont fous.

Je n'ai pas quitté mon Congo pour motif de pauvreté

Mais, je vis en France en liberté. 

Qu'ils nous redonnent notre terre

Au lieu de nous condamner à nous taire.

Mon  là-bàs et mon ici

s'entremelent dans mes soucis

Où je suis, le yaourt n'est pas un luxe

Et le croissant, une recompense.

Mon plaisir est d'écrire

Mais souvent, j'aime lire.

Ici, je suis un immigré

 C'est mieux qu'un torturé.

Ils sont de de la haute classe

Et moi, presque rien, nulle place.

Ici, ma galère

N'est pas prôche de la misère.

Qu'ils me donnent ma liberté

Je revivrai ma pauvreté

Heureux

Plus heureux qu'eux

Libre de crier

Aussi d'écrire avec l'encrier

Pauvre

Mais libre.

Monsieurs les Présidents d'afrique, j'exige en plus de la pauvreté

L'égalité et la liberté

Pour mon anniversaire

Et, je dirai peut être merci à vos mers.

« Nous prétendons désormais vivre et mourir égaux

Comme nous sommes nés : nous voulons l’égalité réelle ou la mort

 [] Peuple ( congolais, africain ), ouvre les yeux :

Reconnais et proclame avec nous la République des Egaux. »

Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans LITTERATURE
commenter cet article
15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 17:39

Photob 001POUR UNE IDENTITE ACCEPTABLE ET  RESPECTABLE

 

 

 

« Nous prétendons désormais vivre et mourir égaux comme nous sommes nés : nous voulons l’égalité réelle ou la mort [] Peuple, ouvre les yeux : reconnais et proclame avec nous la République des Egaux. »

                                                                                Manifeste des Egaux

  Comment rendre la France  acceptable et respectable aux Français d'aujourd'hui et à ceux de demain, d'où qu'ils viennent ? C’est la seule question qui vaille la peine d'être posée et qui devrait être la préoccupation centrale des politiques. Vivre en France, c’est vivre dans un pays qui s’est donné des exigences de liberté, d’égalité et de fraternité. Dans ce cas, les individus, Français et étrangers, sont exigeants envers la République au titre de ses valeurs et de son idéal. C’est aussi au nom de ces principes que la France est critiquable au-delà de ses frontières. Il y a trois domaines d’action dans lesquels la France choque.

 

1-D’abord quand elle développe des inégalités et des injustices sur son territoire même.

Lors de la première et la deuxième guerre mondiale, il a fallu mobiliser des milliers d'Africains pour sauver la métropole contre l'Allemagne, l'ennemie de l’époque. Aujourd'hui, au nom de l'amitié franco-allemande soutenue par l'Union européenne, le Président Sarkozy fait surveiller les frontières européennes contre les Africains qui seraient tentés d’immigrer en Europe. L'Histoire a-t-elle un sens ?

 A la faveur des trente glorieuses, la France a fait venir des milliers d’immigrés africains en vue de contribuer à la reconstruction du pays. Et pourtant, ils ont été les premiers à payer le prix des crises économiques des années 1980 par le biais des expulsions massives.

L’image de l’Africain véhiculée par les politiques est celui d’un exilé de la famine africaine échoué en France, qui vit aux dépens des salariés français, blancs en l’occurrence. C’est à juste titre que l’Africain est traqué afin d’être expulsé. La morale la plus élémentaire voudrait qu’on leur fasse amende honorable plutôt que de les traiter en criminels. Les criminels,  en l’occurrence c’est la françafrique, qui pillent leurs terres, y mettent le feu et la guerre, les rendant de la sorte inhabitables par ceux-là mêmes qui ne souhaitent rien tant que d’y trouver  un peu de dignité, à défaut des petits boulots étant donné que la migration africaine, « ce n’est plus une migration de travail mais plutôt de désespoir.»[1] 

C’est aussi le même type de discours qui est formulé contre les Arabes, un discours qui renforce les préjugés et alimente l’amalgame entre terroristes, musulmans, voile, burqa etc.  

La conséquence, à n’en point en douter, est le rejet de l’autre, ce qui est toujours source de frustration.

De nombreux étrangers vivants en France depuis des années, - certains qui y sont nés - qui paient des taxes d'habitation, donc, qui participent au bon fonctionnement des mairies et des communes - sont tout simplement privés de droit de choisir  leurs élus. On leur refuse le droit de voter, un geste pourtant démocratique dans un pays démocratique. On leur refuse ainsi le droit de savoir ce qu’on fait ou ne fera pas de leur argent. A ce sujet, le président de l'assemblée, Bernard Accoyer[2]  a déclaré: « les Français ne sont pas encore prêts».Je fus abasourdi et je me suis posé la question : Qui a peur du vote des étrangers les Français ou les hommes politiques ? Chaque homme politique parle au nom du peuple français.  Or le peuple, c’est nous ! Et pourtant chacun parle en notre nom sans réellement solliciter notre avis. C’est l’effet de la peur de l’opinion. Or, un homme politique est celui qui ose, qui prend les risques qui propulsent la cité vers un idéal. Pour y arriver, il ne doit pas être prisonnier de l’opinion. Effectivement, si François Mitterrand avait eu peur de l’opinion, la peine de mort n’aurait jamais été abolie en France.

 

Chez les victimes de ces inégalités, il y a sans doute le rejet du pays à leur égard, ce qui peut se traduire chez l’individu par diverses réactions affichées ou masquées envers les symboles de la République, car l’homme n’aime que lorsqu’il se sent aimé.

La République prône l’égalité de traitement et devait se donner les moyens d’y parvenir dans tous les domaines de la vie, tant dans l’accès au logement que dans l’accès au travail. Par ailleurs, l’accès aux grandes écoles devait être possible pour tous les enfants de la République. Le fait de dévier ou de contourner le problème, n’arrange pas des choses. Il ne s’agit pas non plus de trouver des solutions sous le coup d’un fait divers  médiatique. Mais bien au contraire, de résoudre une fois pour toutes le problème d‘inégalité de chances. L’égalité des chances devrait être une réalité et non un discours ; car de nombreux jeunes sont condamnés d’avance à l’échec. Or le courage politique et de vrais moyens sont indispensables pour les sortir du cercle infernal de l’échec. 

Par ailleurs il faut une politique de contraintes envers toute la société afin de créer des structures mixte dans lesquelles chacun peut se réaliser.

A cet égard, l’exemple des États-Unis devrait nous inspirer. En effet, grâce à la politique de l’«affirmation action », plus de 50% d’Afro-Américains ont un niveau de vie moyen, tandis qu’au moins 20% d’entre eux sont dans la haute sphère de la société américaine. L’élection de Barack Obama n’est donc pas un hasard. Par ailleurs, des nombreuses populations minoritaires qui se sentaient exclues se sont approprié les symboles de la République par le biais de cette élection.

La réussite des politiques de mixité devait favoriser la réconciliation et l’affirmation de la Nation française car il n’y a pas de nation sans fraternité.

 

 



[1]Catherine Wihtol de Wenden, Directeur de recherche au CNRS(CERI)

[2] Invité sur LCI le 12/01/10

Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans FRANCE
commenter cet article
11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 18:09

Photob 001 

 LE REFUS DE LA MIXITE COMME SIGNE EXTERIEUR

         D’EXCLUSION

La mixité est une réponse imaginée par les hommes politiques afin d’éviter la « ghettoïsation»[1] du pays. Il s’agit de donner une image de la France telle qu’elle apparaît au quotidien afin de la rendre acceptable et moins critiquable. A vrai dire, il s’agit (de faire croire) à tous que chacun à sa place dans la République, du moins en théorie. Mais, les faits sont têtus.

Par ailleurs nous savons que le changement de mentalité n’est pas imposé, mais voulu. C’est là où la France rétrograde de façon générale. Il suffit d’aller dans en Angleterre pour se rendre compte que les mentalités en France sont plus figées. Le refus de l’autre est caractérisé par son rejet. Certainement, c’est parmi les xénophobes qu’on trouve le plus grand nombre de gens qui n’ont jamais voyagé hors du territoire national.  Ils refusent d’aller vers l’autre par peur de l’inconnu. Les racistes sont des citoyens du terroir par opposition au citoyen du Monde. Ces citoyens ethniques vivent par reflexe naturel, ce repli sur soi qui conduit à l’enfermement absolu. Point n’ait besoin de rappeler que l’enfermement absolu est plus dangereux que l’ouverture à l’autre. Dans ces conditions, le rejet de l’autre est le signe visible des esprits non évolués.

 Enfin, prenons quelques exemples personnels pour illustrer ces propos. Quand je suis à Londres, c'est avec un réel plaisir que je salue des Français que j'y croise, par sentiment inavoué d'appartenance à une même communauté. Tout de suite, les conversations s'engagent parce qu'on se sent proche sans pourtant se connaître. Les mêmes Français, croisés en France, je ne les aurais sans doute pas salués spontanément ; eux non plus ne m’auraient pas salué sans difficulté. 

 Je ne fête le 14 juillet que lorsque je suis à l'étranger. La même fête en France, me laisse indifférent. Le drapeau français, en France, je ne le regarde  presque pas. Et pourtant à l'étranger je prends le temps d’apprécier ses belles couleurs. Dans le même registre, je ne me rappelle pas avoir chanté La Marseillaise en France. Mais, quand je suis à l'étranger, il m'arrive de façon très volontaire de la chanter mais, aussi de l'apprécier, l'espace d'un séjour. Je pourrais multiplier des exemples.

Il ressort de cela un sentiment paradoxal qui se manifeste par mon appartenance et mon attachement à la France quand je suis hors de la métropole et un sentiment d'indifférence lorsque je suis en France. Cette indifférence peut s'expliquer par les regards de ceux qui se disent « vrais Français,» un regard de rejet à mon égard. Et mon inconscient, réagit par une indifférence totale à tout ce qui touche à la France en France. Ce sentiment est partagé par  le Participant 9 : « Vivant à l’étranger depuis plusieurs années, je partage votre sentiment : on se sent beaucoup plus Français à l’étranger qu’en France.»

Ce sentiment peut aussi expliquer le fait que de nombreux jeunes Français « issus de l’immigration»[2], s’expatrient à l’étranger, au départ pour trouver un simple stage, après, ils ne reviennent plus, car là-bas, ils ont des opportunités qu’ils n’auraient pas eues ici à cause de leurs origines. Le gros souci est que la France a investi énormément dans la formation de ces jeunes mais elle ne réalise aucun retour sur investissement. Qui perd ? Qui gagne ?   

Cette attitude qui consiste à critiquer l’hypocrisie française choque certains qui ne comprennent pas qu’on puisse vivre et aimer un pays, et, en même temps, le critiquer. C’est le cas d'un Participant à un de mes forums : « Contradiction de haïr le pays mais d’y vivre, contradiction d’accepter une nationalité qui n’est pas la leur et ne peut pas l’être; contradiction d’arborer le drapeau algérien à certaines occasions (si leur Algérie était si belle, que foutent-ils en France ?); contradiction de semer la zizanie quasi systématique à toute réunion autochtone qui se voulait festive ; contradiction d’essayer de nier à toutes forces l’existence des Européens de souche, contradiction de se reconnaître entre eux immédiatement (« je suis allé au bled, pas un seul Français dans l’avion), bref toutes les contradictions liées au déracinement.»

Il y a une autre réalité que j’observe dans certaines villes. Il s’agit des villes à deux visages : un ‘’visage blanc’’ et un ‘’visage immigré’’. Dans certains cas, il peut juste s’agir d’un partage entre habitats collectifs réservés aux ‘’Gaulois’’ et ceux réservés aux ‘’autres’’, les immigrés. La distinction est claire entre ces deux espaces.

Il est intéressant de comprendre le mécanisme du fonctionnement et d’implantation de ce système. Au départ, il ya un premier ‘’Gaulois’’ qui déménage pour des raisons diverses et variées. Une raison ne sera jamais avouée : le refus du mélange, la proximité avec les ‘’autres, ‘’ les immigrés. L’appartement resté vide est attribué à une ‘’famille d’immigrés’’ en l’occurrence africaine ou asiatique. Ainsi, un immigré remplace un ‘’Gaulois’’ dans cet immeuble. L’aménagement de ces immigrés étouffant devient la cause du déménagement d’un deuxième ‘’Gaulois’’ qui va rejoindre le premier soit dans le même immeuble, soit dans un même espace. L’appartement devenu libre, est attribué à une autre famille d’immigrés, ainsi de suite. A l’arrivée, on se retrouve avec  des bâtiments pour ‘’Gaulois’’ et bâtiments pour les ‘’autres’’ ou encore ‘’ville gauloise’’ et ‘’ville d’immigrés’’.

Ce phénomène est très flagrant dans des villes comme Sarcelles, Grigny, Goussainville…

Tous comptes faits, ces différents comportements témoignent du malaise de nombreux  ‘’ vrais Français’’ de vivre ensemble avec les ‘’immigrés.’’

Il faut dire que l’exemple devrait venir de la France d’en haut. Car, en observant une photographie de l’équipe de France de football ou même une photographie de l’équipe de France de hand-ball en même temps qu’une photographie du gouvernement de la République, on constate que le contraste est énorme. Il dessine  le fossé entre le monde de la pensée réservé aux ‘’ vrais Français’’ et le monde qui amuse la galerie, réservé aux autres, Arabes et Blacks. Est-ce une coïncidence que Rama Yade[3] soit placée aux sports ?

Le politiquement correct voudrait que le mot ‘’black’’ remplace le mot noir. Il paraît que c’est mieux pour ne pas retrouver les thèses des anciens ethnologues racistes qui opposaient le noir au blanc. Sur cette base, ils catégorisaient et hiérarchisaient. C’est la naissance de toutes sortes de préjugés. C’est ainsi qu’on dit les « Noirs » ou les « hommes de couleur » pour parler des Africains au lieu de dire tout simplement les Africains. C’est aussi pour cette raison que les métis issus de l’union entre « Noirs » et  « Blancs » sont classés au rang de Noirs, car, selon les racistes, les métis sont trop noirs pour être blancs.

Pourquoi ne pas comprendre, une fois pour toutes qu’il n’y a qu’une seule race : la race humaine. Depuis pourtant longtemps pourtant, les préjugés ont été battus en brèche par Claude Lévi-Strauss.[4] Pourquoi refuser de comprendre que la couleur de peau est une adaptation naturelle aux conditions climatiques selon les milieux où vivaient les uns et les autres. Il est certain que les racistes ont encore de beaux jours devant eux, car ils pervertissent, à une allure accélérée, les esprits faibles qui ont peur, peur des crises économiques mais aussi peur des autres. Les autres, ces immigrés. Je pose la question plus clairement : qui n’est pas immigré en France ?

« La population française est un tissu composé de plusieurs ethnies, de plusieurs peuples régionaux rassemblés, auxquels se sont joints par les différentes immigrations depuis plus d’un siècle, des étrangers d’Europe et de pays plus lointains. Tant d’immigrés depuis notre Préhistoire jusqu’à l’Histoire très récente, ont réussi à faire un naufrage sans trop de bruit dans la masse française que l’on pourrait dire, en s’amusant, que tous les Français, si le regard se porte aux siècles et aux millénaires qui ont précédé notre temps, sont fils d’immigrés. »

                                                                                    F. Braudel

 

 



[1] Ce mot est employé en France de façon abusive car, en France, il ne traduit pas la réalité américaine 

[2] Employé pour parler des jeunes Français qui ont le tort d’avoir des parents ou des  grands parents immigrés.

[3] Ministre des Sports sous le gouvernement Fillon

[4] Ethnologue français qui a conclu à l’égalité des peuples et à l’unicité de la race humaine

Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans FRANCE
commenter cet article
29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 14:28

 

Photob 001Les Koongos, habitants de l’Afrique centrale, sont répartis entre le sud-ouest de  la République démocratique du Congo, le sud du Congo-Brazzaville, l’Angola et le sud du Gabon. A cause de l’esclavage, les Koongos sont également présents en Jamaïque, en Haïti, au Brésil, à Cuba etc. Aujourd’hui, il est presque impossible d’estimer leur nombre.

Les Koongos pré-Diégo Cao, avant le XVe siècle, avaient un royaume alors à son apogée, dont l’organisation sociale et politique, et surtout le raffinement de la cour du roi, seduisirent les premiers Européens. Administrativement, ce royaume comptait six provinces avec un représentant du Ntinu Koongo, Nzinga Nkuvu à leur tête. On estime à plus de 2 500 000 km2 la superficie du royaume. En effet, la première pénétration portugaise  au royaume des Koongos remonte à 1482. La vie européenne allait s’introduire dans ce royaume et y subsister jusqu’en 1975, au moment où le Portugal se retirerait.

Quand on songe aux conséquences des contacts entre les Koongos et les Occidentaux dans leur ensemble on conclut que l’étoile du royaume a pâli à cause des souffrances que ces derniers ont infligées aux Africains. Ces souffrances sont responsables d’une crise vitale qui a précipité la décadence du royaume des Koongos en particulier, et de l’Afrique en général.  

A leur arrivée, les Portugais disaient que leurs actions étaient strictement humanitaires. Une mission humanitaire à cette époque consistait à « christianiser » au sens second du terme, c’est-à-dire, modifier radicalement l’Etre. Or, modifier radicalement l’être, c’est lui ôter toute son existence, son identité et en l’occurrence sa négritude.

Il en ressort très clairement que chez les Européens il y a eu la volonté manifeste d’occidentaliser l’Africain, de  l’intégrer dans la ‘’civilisation supérieure’’ en l’arrachant à la ‘’sauvagerie’’ dans laquelle il baignait. Pour arriver à leurs fins, la religion fut l’arme la plus efficace. Elle condamnait des valeurs chères au peuple Koongo tout en recommandant d’autres, qui le bannissaient. C’est ainsi qu’à partir  de 1491, il y eut des conversions en masse. Des centaines des Koongos furent tentés par la nouvelle religion des Européens. Le roi des Koongos, Nzinga Nkuvu fut baptisé et prit le nom de Ndo Nzuawu.

D’autres, par contre, seront sceptiques à la religion des Blancs ainsi qu’à leurs réelles intentions. Ils comprirent que le catholicisme aliène les Koongos en les détournant de leur identité pour une autre dont ils ne maîtrisent pas les données. Ils étaient sûrs que ces étrangers dépouillaient l’Africain de son identité, ce qui n’est pas différent de la négation de leur humanité.

Il y eu deux groupes d’hommes, deux conceptions, deux vissions du Monde : ceux qui acceptent les Occidentaux et deviennent catholiques, les ‘’collaborateurs’’ et ceux qui résistent et tiennent à leur ‘’identité nationale.’’ Ceux-là refusent tout mélange susceptible  de cautionner la supériorité des Européens sur les Africains.

Ces querelles relatives à l’identité fragilisent l’unité du royaume. Aujourd’hui, cette problématique est encore au centre de toutes les questions liées au développement du continent africain. Il faut dire que l’Afrique noire était  « mal partie » dès le premier contact avec l’Etranger. L’attitude ambiguë des uns et des autres face à cette question a creusé le fossé dans lequel l’Européen s’est introduit afin de mieux parvenir à ses fins : l’expropriation et la spoliation du continent africain. Ambiguë, telle fut aussi l’attitude de Nzinga Nkuvu qui malgré sa conversion, ne renonça pas à ses six femmes (soit une femme par province), ses croyances en Nzambi-a-mpungu et aux pouvoirs ancestraux. Les Occidentaux ne manqueront pas de lui reprocher son refus des valeurs véhiculées par le christianisme. Cette remarque  sera à l’origine d’un incident qui obligera le roi à les expulser hors du royaume avec le soutien de son  fils aîné, Mpanzu-a-Nzinga prétendant favori à la succession. Tous les Etrangers furent chassés du royaume. Tous trouveront l’asile dans la province dirigée par le fervent chrétien Mvemba Nzinga, baptisé Afonso 1er, deuxième fils du roi, en dépit du mécontentement de Nzinga Nkuvu.   

    En 1518, à la mort du Ntinu Nzinga, les Portugais assassinent le fils aîné hostile à toute forme de relations avec le Portugal. Mvemba Nzinga, largement influencé dès son enfance par le christianisme, devint roi. Ce complot renforça la division du royaume et l’affaiblissement des pouvoirs du Mani Koongo. Face à la menace des groupes opposés à l’Eglise catholique et à la présence missionnaires, Nvemba Nzinga  trouve protection parmi les prêtres commerçants qui deviennent de plus en plus nombreux à la cour du roi. Afonso 1er perd alors le contrôle du pouvoir et du vaste royaume au profit des missionnaires qui s’attribuent des postes importants au détriment des autochtones. Dès lors, le royaume était sous administration des étrangers.

C’est à cette époque que les Portugais imposent le christianisme au peuple Koongo. Au nom du christianisme, les Occidentaux détruisent les coutumes ancestrales : les enseignements divins transmis par des ancêtres depuis des siècles. Cette pratique met au jour leurs réelles intentions : détruire l’identité des Koongos en premier lieu et les « chosifier », et même les réduire au rang des bêtes. Ils s’acharnaient à faire des Africains ce qu’ils n’étaient pas. Ainsi, les Occidentaux se sont-ils octroyé le droit de disposer des Koongos et de leur liberté, de faire d’eux un objet de commerce, de les vendre. Tandis que d’autres Occidentaux Outre-Atlantique s’octroyaient aussi le droit de les acheter pour disposer d’eux et les réduire en esclavage : le commerce de la chair humaine prenait naissance.

Afonso 1er tentera de résister en écrivant au roi Jean III du Portugal pour lui demander de mettre fin à cette pratique. Il reçut une réponse cynique et les relations entre les deux royaumes s’envenimèrent. Tous les ingrédients étaient réunis pour que le commerce des Koongos vers les Amériques prenne de l’ampleur. Derrière un missionnaire qui était venu apprendre aux Africains qu’ils étaient tous frères en humanité pouvait se cacher un commerçant d’hommes, de la même façon que peut se cacher un pédophile derrière un prêtre. 

En somme, la christianisation et l’esclavage du peuple Koongo sont à l’origine de la dislocation du royaume. Mais, au-delà de ces deux aspects, il y a la question de l’identité, de l’ensemble des valeurs. Quand un peuple perd son identité, il devient manipulable et donc exploitable au gré du puissant. Et cela, les esclavagistes l’avaient compris. Les différents rois qui vont se succéder à Mbanza Koongo, tous catholiques, seront intronisés par des Occidentaux. Ce sont aussi les Occidentaux qui se chargent d’assurer leur sécurité, car au sein du royaume certains groupes ne tolèrent pas ces rois complices.

Le Koongo restera le plus important comptoir portugais. Les sujets koongos étaient très cotés sur le marché.  Au début, Mpinda  vendait entre 10 à 20000 hommes par an ; il faut ajouter à ceux-là les 5 à 10000  qui succombaient à la suite des maltraitances. Grâce à ce trafic qui viole tous les droits de l’homme, le Portugal va connaître un essor économique important, et ce succès attisera la convoitise des Français, Anglais et Hollandais.

Ainsi, en 1602, Mpinda fut attaqué par la flottille française. En 1606, les Hollandais essaient de s’y établir. Mais, les Portugais réussiront à repousser Français et Hollandais. Ils conserveront le monopole de la traite jusqu’à la fin du XVIIe siècle.

En 1648, le Portugal est en déclin, ainsi les Hollandais obtiennent-ils le droit de s’y installer et de pratiquer le trafic des Koongos après avoir rasé Mpinda. Ils seront suivis par les Anglais.

Fortement affaibli par la dépopulation, le royaume des Koongos se disloqua, chaque province sous tutelle portugaise, britannique, ou libre, devenant indépendante.

C’est dans ce contexte que l’impudence des Portugais a atteint un degré extrême en livrant la bataille d’Ambuila en 1665. En effet, les forces portugaises en provenance de l’actuelle Angola, c’est-à-dire des zones conquises, accompagnées des troupes soumises  furent en mesure de vaincre les forces du roi Antoine Ier, l’animiste, non soumis à l’Eglise catholique et à l’Occident. Cette bataille a fait des milliers de morts, à la suite d’une épuration des résistants au catholicisme. La tyrannie monstrueuse des esclavagistes venait de décimer le peu qui restait des défenseurs des valeurs Koongos.  Tous les polygames et tous les féticheurs ainsi que leurs enfants furent tout tués et leurs maisons incendiées. 1665 marque le pic de la violence et de la décadence du royaume. Le désarroi fut total jusqu’à l’arrivée des Français qui étendent leur influence vers Louango (actuelle Pointe-Noire) et Malemba. Cette bataille a réduit à un état de misère accablant qui a mis les Koongos dans l’incapacité de se relever. La cause de cette malheureuse position vient du non- respect de l’humanité et de l’identité des Africains.

Le début du XVIIIe siècle, sous le règne du roi Pedro IV, connaîtra une tentative de restauration du royaume grâce aux Antoniens. En effet, le retour des résistants, sur la scène politique du royaume répond au souci de rebâtir l’unité du royaume. Dona Béatrice connue sous le nom de Kimpa Nvita, âgée à peine de vingt ans, « entendit la voix de Saint Antoine » lui recommandant de rétablir le royaume ainsi que l’autorité du roi afin de sauver les Koongos du joug des étrangers. Ainsi, à partir de 1704, plus de 80 000 Koongos venus de toutes les provinces fédèrent autour d’elle à Mbanza Koongo longtemps déserté. Elle prêche sur l’identité des Koongos. Des milliers des personnes converties au catholicisme rejoignent son groupe. Pour la première fois depuis bien longtemps, le peuple, sans distinction de province, criait et acclamait, chantait et dansait, riait et pleurait  joyeusement. L’enthousiasme général les gagna. La foule scandait les cris de liberté. Kimpa Nvita était devenue une menace qui pouvait conduire à la chute de l’Eglise et mettre en péril la traite négrière.  Les Portugais sentant grandir la menace liée aux revendications identitaires des opposants, capturent Kimpa Nvita. Elle fut brûlée vive sur un bûcher le 2 juillet 1706. Mais, ses nombreux adeptes trouveront dans son action un motif de continuer le combat pour la libération de l’Africain. Dorénavant, confiant dans le soutient spirituel de Kimpa Nvita, ils lutteront pour briser l’ordre établit afin de redorer le blason terni de la négritude. A partir de 1706, les nouveaux esclaves Koongos – dans tous les lieux où ils sont vendus - se révoltent et revendiquent leur liberté. La question de la liberté des peuples s’associe avec force à celle de la reconnaissance de leurs valeurs et de leur dignité. Anisi, avec l'aide de Makandala et Toussain Louverture, les Koongos vendus en Haiti, infligéront à l'armée de Napoléon, la plus puissante à l'époque,  sa plus lourde défaite D'où la libération  du premier pays noir et la deuxième révolution  au Monde après la révolution américaine, en 1804. 

 

 

Bibliographie et annexes

Roi des Koongos

Ce qui compte pour son existence

Ensemble des valeurs culturelles et spirituelles propres aux Noirs

Celui qui vit en dehors des règles européennes

Qui signifie les Portugais sont chez eux

Titre d’un ouvrage de R. Dumont, l’Afrique noire est mal partie

Pour assurer l’égalité de traitement des provinces, le roi prenait une femme dans chacune  qui plaidait en faveur de sa province auprès du roi

Les Koongo croient en un Dieu unique avant l’arrivée du christianisme

Capitale du royaume que les Occidentaux nommeront San Salvador

Comptoir installé le long de l’embouchure Kongo

Province indépendante non contrôlé par les Blancs

Adeptes de Kimpa Nvita

Cette jeune dame dont les exploits rappellent ceux de J. D’Arc fut brûlée au XVIIe siècle par les Occidentaux à cause de sa rébellion. Son nom signifie « celle qui délivre des forces du mal » : la sorcellerie et les Blancs. Sa religion prêche le Jésus noir et les saints Kongos   

Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans HISTOIRE
commenter cet article
29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 14:17

 

Le sociologue Hugues Lagrange livre en exclusivité les résultats de ses recherches sur les facteurs de délinquance. Un travail qui balaie hypocrisies et idées reçues.

 

Attention, cet homme n'est pas un provocateur médiatique - Eric Zemmour ne compte pas parmi ses amis. Il ne se classe pas non plus au rang des bien-pensants. Tandis qu'idéologues et militants se déchirent autour des Roms, des menaces intégristes, de l'identité nationale et des banlieues sensibles, Hugues Lagrange, sociologue investi, chercheur au CNRS, spécialiste de la violence et des politiques de la ville, le dit sans tomber de sa chaise: "Refuser de s'intéresser aux origines culturelles des délinquants est une hypocrisie." Le propos est tranché, à rebours des précautions d'usage. Le spécialiste l'assume, après huit années d'une enquête inédite et scrupuleuse, au plus près des Français d'origine étrangère - du Bassin parisien à la banlieue nantaise. Surtout, il l'explique, comme personne avant lui, dans un livre limpide publié le 16 septembre, Le Déni des cultures (Seuil). Une oeuvre de salut public, en ces temps d'amalgames, sinon d'aveuglements.  

Le poids des origines ethniques et la délinquance

LEXPRESS/ T. DUDOIT

Hugues Lagrange, chercheur au CNRS, auteur du livre "Le Déni des Cultures" paru aux Editions du Seuil, ici à la Maison des Sciences de l'Homme à Paris.  

En ce jour de grève nationale, l'homme qui ouvre sans un bruit les portes d'un bureau parisien étriqué, au quatrième étage de la Maison des sciences de l'homme, revient d'un footing digestif. Sans doute faut-il avoir l'estomac solide avant d'asséner autant de vérités crues. Oui, affirme ce chantre de la tolérance, les émeutiers de 2005 et 2007 sont majoritairement de jeunes Noirs ayant grandi dans les cités. Traumatisée par un passé colonial qu'elle refuse de sonder, "la France se berce de refrains antiracistes et refuse la réalité". Oui, les familles pauvres musulmanes, africaines ou encore maghrébines, sont des familles nombreuses et leurs enfants plus souvent déstructurés, séduits par l'islam radical ou tentés par la violence. Ils sont aussi plus dépressifs. Non, ils ne souffrent pas d'un manque d'autorité, mais d'un excès d'autoritarisme. Et non, l'école égalitaire et les valeurs universelles ne sont pas acces- sibles à tous. Pas plus que l'assimilation n'est un rêve partagé. Ni la polygamie un crime, mais une tradition désastreuse aggravée par l'exil...  

Hugues Lagrange n'a que faire de heurter les bonnes âmes. Lui-même reconnaît avoir longtemps posé le problème à l'envers: "J'avais moi aussi une vision globale stupide des Français d'origine étrangère, dit-il. Je croyais qu'une politique égalitaire était la seule possible. Je réalise aujourd'hui combien les héritages culturels, la langue, la structure familiale, pèsent sur les individus." Près de dix ans passés à interroger les migrants, les enseignants de ZEP, les acteurs de terrain lui ont ouvert les yeux. Et permis de comprendre.  

Qui s'intéresse à la place des mères?

Comprendre quoi? Qu'un enfant pauvre d'origine malienne a plus de risques de décrocher que les autres au primaire, par exemple. Certainement pas parce qu'il est noir, ni musulman, ni moins doué. Mais parce qu'il s'est construit autour de valeurs familiales bancales, que la plupart de ses voisins "de souche" ignorent. "Dans les familles subsahariennes arrivées récemment en France, près de 30% des hommes mariés sont polygames", constate sobrement le spécialiste. Les femmes sont aussi jusqu'à quinze ans plus jeunes que leur mari et ont chacune, en moyenne, entre 6 et 7 enfants. Lesquels sont, culturellement encore, généralement livrés à eux-mêmes avant d'avoir atteint l'âge de trois ans... Autant dire qu'ils entrent à l'école de la République désarmés. Faute d'encadrement spécifique, ils en sortiront détruits.  

La gauche prétend créer une société de Bisounours

Notre modèle méritocratique ne s'embarrasse pas de ce genre de nuances. Qui s'intéresse à la place des mères dans ces mêmes familles africaines, turques, maghrébines, repliées sur leurs traditions? Contrairement aux idées reçues, très peu élèvent seules leurs enfants. En revanche, à la maison, le père seul incarne l'autorité. Au pays, les solidarités villageoises rétablissent une sorte d'équilibre au sein des couples. Mais, en France, ces patriarches ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes et sombrent le plus souvent dans un autoritarisme implacable. Répétant le même scénario infernal: mères disqualifiées, filles soumises et garçons hors de contrôle.  

On laisse se propager les contrôles au faciès

Bien sûr, les traditions n'expliquent pas tout. Grandir dans une tour délabrée, un logement insalubre, isolé ou sans perspectives d'emploi, ajoute au sulfureux cocktail. De même que l'exil aggrave le repli communautaire, la ségrégation et la xénophobie brisent les plus beaux élans. Certaines habitudes héritées constituent, par ailleurs, de formidables paravents - l'entraide entre générations et les solidarités féminines notamment. Il n'empêche. "Faute de s'intéresser aux individus dans leur globalité, les politiques publiques se privent de leviers essentiels", assène le chercheur, qui le déplore: à elles seules, les récentes émeutes urbaines auraient pourtant pu révéler bien des carences liées aux origines, et permis d'y répondre. Si encore les autorités avaient pris la peine de briser l'omerta. Mais les tenants du tout-sécuritaire, ceux-là même qui "laissent se propager les contrôles au faciès au mépris des règles élémentaires de déontologie", fustige l'auteur, refusent de communiquer aux chercheurs l'origine des délinquants. Comment dès lors disséquer la secrète alchimie qui pousse certains au pire, et en assagit d'autres? La gauche est tout aussi coupable à ses yeux, quand "elle prétend créer une société de Bisounours", niant au passage la diversité des valeurs. Cette dernière existe pourtant, s'étend même, et mériterait que l'on s'y intéresse. Rapidement.l  

Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans CULTURE ET SOCIETE
commenter cet article
29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 02:18

Bonjour, Brice

Voici le message au sujet  " des trois personnes en enfer"
J'aimerais avoir ton commentaire sur le fond de cette boutade. Salutations a tous.
 
> Un américain, un britannique et un africain meurent
> dans un accident et se retrouvent tous en Enfer.
>
> Quelques temps après, l'américain
> désireux de savoir si enfin, Ben Laden a
> été attrapé, sollicite la
> possibilité de passer un coup de fil vers
> l'Amérique.
>
> Le diable accepte et aussitôt le coup de
> fil terminé, il lui facture les trois minutes
> à 3 millions de dollars.>
> L’américain sort son carnet de chèques
> et s'acquitte desa dette sans souci.

>Le britannique, à son tour sollicite la même
> faveur, afin de s'enquérir de la santé de
> la Reine Elisabeth.. .Le diable accepte et lui facture,
> aussitôt la conversation achevée, les trois
> minutes à 4 millions de livres sterling que notre
> cher ami britannique s'empresse de payer....
>
> Ce fut, enfin le tour du pauvre africain. Ce
> dernier hésitant du fait de la faiblesse de ses
> moyens, se décide quand même à demander
> l'autorisation d'appeler en Afrique pour avoir des
> nouvelles de son continent. Satan accepte et là
> commence une longue conversation téléphonique
> au cours de laquelle notre cher ami apprend
> qu'après la guerre civile en Côte
> d'Ivoire, une transition interminable se poursuit, au
> Congo les rebelles continuent de semer la terreur dans le
> Nord Kivu et ceux du Tchad et du Soudan se sont armés
> de plus bel, que le sida continue de progresser sur
> l'ensemble du continent, que les Togolais
> s'affrontent, que la famine et les criquets
> sévissent au Burkina et au Mali, que la grippe
> porcine est arrivée au Bénin, que Madagascar a
> perdu sa
> stabilité politique, que les gens
> s'entre-déchire au Gabon pour la succession de
> Bongo, que le Présid
> ent nigérien est entrain de changer la constitution
> du pays pour se maintenir au pouvoir, que les
> guinéens ont enfin le président qu’il
> faut etc...etc... etc...
> La conversation
> s'achève enfin au bout de dix heures.....
> l'africain osant à peine regarder le diable, lui
> demande en bégayant, le prix de la communication.
> C'est combien? Le diable tout serein répond: Oh,
> pour les dix heures ça fait tout juste 150 FCFA.
> Surpris, l'africain demande : Mais co.....co....
> .....comment ça se fait ??
>
> Le diable lui répond: Et bien mon cher
> africain, de l'Enfer à l'Enfer, c'est un
> appel  local HI HI HI HI………..

 
 
Papounet.


 


AMICI-LANGI Thaïbu
08, rue de l'Essonne
91000 EVRY
France

GSM Provisoire: 00 33 6 48 32 35 91
Tél. fixe: 00 33 1 60 77 86 78
Autre  @-mél : amiltha1@yahoo.fr
Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans HUMOUR
commenter cet article
21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 18:09

 

 

LeonMbaAllocution du Président Léon MBA le 16 Août 1960, à 23H58, avant la Proclamation de l’Indépendance.

Monsieur le représentant de la France, Excellences, Mes chers compatriotes, Dans un instant, je vais avoir la gloire de proclamer l’Indépendance du Gabon. Mon cœur, comme celui de tous les Gabonais, est pleine de joie et de gravité. En ces heures solennelles où ce pays va naître à son nouveau destin, je prie Dieu qu’il nous accorde la sagesse et les vertus qui font la force des nations : c’est-à-dire l’union, la discipline, le travail et la justice ! Ma pensée se tourne vers la France amie avec une gratitude profonde. Au général De Gaulle, champion de l’Homme Noir et de la Communauté franco-africaine, je dis « Merci ! Merci du plus profond de notre âme passionnée de vraie fraternité ! » Et je vois dans la présence à nos côtés de M. André Malraux, l’illustre chantre du courage, de la culture et de l’humaine dignité, le présage de la « voie royale » où s’engage notre pays. Vive le Gabon ! Vive la France ! Vive la Communauté franco-africaine, espérance d’un monde nouveau 

Repost 0
Published by Brice MATINGOUT - dans AFRIQUE
commenter cet article

Articles Récents