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  • : Ce blog traite des causes endogènes et exogènes liées à la pauvreté de l'Afrique. Il fait par ailleurs un pont entre l'Afrique et la France: la françafrique.
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 10:35

JESUS.jpgHier, par un hasard presque parfait, je me suis retrouvé dans une église catholique.

Là, au lieu de m'ennuyer, j'ai joué le jeu d'un chrétien très pratiquant.

Arrive l'heure du repas du Seigneur, le prête sort le corps du Christ et le sang du Christ.
Les heureux invités au repas du Seigneur avancent religieusement devant le prêtre.
Au menu, le corps du Christ.
A la fin du repas, le prêtre à son tour mange le corps du Christ  et boit le sang du Christ.
Un nouveau converti suivant les gestes du prêtre de très prêt, fait remarquer à ces collègues
que le prêtre ne leur a pas servi le sang du Christ.
Aussitôt, l'agitation gagne la salle entière, les fidèles se dirigent vers le prêtre et réclament
leur part du sang du Christ. Mais, lui n'en avait pas pour tout le monde. Il fait remarquer aux fidèles
qu'ils n'ont droit qu'au corps pas au sang. Les fidèles ne comprennent pas cette injustice. Ils menacent
le prêtre de deserter l'église. Je viens d'apprendre que depuis hier, ils observent une grève qui ne prendra fin que si le prêtre leur accorde leur part du sang du Christ.

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Published by Brice MATINGOUT - dans HUMOUR
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 17:12



Photob 001Les élections restent le moyen le plus sûr pour un peuple de choisir ses dirigeants. Les élections sont le ciment de la démocratie. La démocratie par définition est le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple. Ainsi compris, le peuple est le garant de la nation. Il choisit par le moyen des élections libres et transparentes de confier la gouvernance de la cité à celle ou à celui  qu'il estime mieux placé pour garantir  la paix dans la cité. J.J. ROUSSEAU parle même d'une sorte de contrat social entre le peuple et ses dirigeants. Par conséquent, pourquoi laurent GBAGBO a peur de subir le suffrage du peuple ? Comment peut-on prétendre gouverner au nom  du peuple et se méfier de celui-ci?
Depuis une dizaine d'années , Gbagbo dirige  la Côte- d'Ivoire sans prendre garde de se présenter devant le peuple. On sait que ces multiples stratégies de report d'élections, avaient plongé ce pays dans une guerre civile faisant des milliers de morts. Le chef de la rébellion, Guillaume SORO  finira par intégrer le gouvernement au rang de premier ministre. Le tandem ainsi constitué prendra le pays en otage. Laurent Gbagbo le sait, il n'a plus d'ennemis armés en face  étant donné que l'ancien rebelle en a eu pour son ventre. Les deux faux ennemis aujourd'hui sont prêts à tout braver. Sans la moindre honte, ils ont mit fin à ce qui pouvait être le retour de la démocratie dans ce pays de plus de 20 millions d'habitants.    

La Côte- d'Ivoire va- t-elle replonger  dans le désarroi ? Une chose est certaine,  le refus de la démocratisation ouvre les voies à toutes les formes de terreur. Déjà, samedi, les manifestations ont été marquées par de nouveaux incidents.

Une semaine après la dissolution du gouvernement et de la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne, l'une des manifestations lancée par l'opposition contre le président Laurent Gbagbo a été pour la première fois marquée vendredi par des morts, au moins au nombre de cinq à Gagnoa (centre-ouest).

GBAGBO.jpgPour guillaume SORO, chargé de former un nouveau gouvernement, la priorité est de séduire et corrompre, sans nul doute par des billets de banque, quelques membres de l'opposition afin qu'ils intègrent le gouvernement. C'est la forme la plus élevée de la politique du ventre. Les discussions sont en cours. Et le peuple dans tout celà ? L'histoire nous enseigne qu'en Afrique on se sert du peuple par un discours sucré pour accéder à un poste politique faisant au passage des morts, il s'agit de quelques cons pas assez avisés qui croient en la race des politichiens. Mais, après avoir atteint son but, on se détourne du peuple pour mieux l'avilir.


Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est préoccupé par la situation politique et par les affrontements de vendredi en Côte d'Ivoire et appelle au calme, a indiqué son service de presse.

Samedi, des manifestations organisées contre le président Gbagbo ont été marquées par de nouveaux incidents, avec notamment l'incendie du siège du parti présidentiel à Korhogo (nord), a-t-on appris de sources concordantes.

Le bâtiment est "parti en fumée", a rapporté un journaliste local, précisant que l'attaque avait eu lieu après la dispersion de la marche.

A Bouaké (centre), fief de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), la préfecture et la mairie ont été saccagées, a constaté un correspondant de l'AFP.

Des barricades avaient été installées aux environs du siège de l'ex-rébellion, et une voiture garée devant l'entrée incendiée, a-t-on noté.

Environ un millier de manifestants, certains munis de gourdins et de cailloux, avaient entamé dans la matinée une marche aux cris d'on ne veut pas Gbagbo".

Il reste à tirer la conclusion. La démocratie n'est pas un exercice aisé. Déjà, J. CHIRAC le faisait remarquer aux africains. Par conséquent, ces hommes politiques, se convertissent à la démocratie et jouent au démocrate à la douceur d'agneau comme moyen d'accéder au pouvoir. Mais, une fois au pouvoir, la nature ayant horreur du vide, la tyrannie qui les caractérise reprend le dessus et le vieux démon est obligé de sortir de sa cachette. Laurent GBAGBO n'était pas né pour être démocrate. Il fait partie de la race d'autres politichiens de son espèce qui gouvernent l'Afrique. Et lorsque le peuple s'en est rendu compte, il était déjà trop tard.  Est-ce réellement de la faute de GBAGBO  ? Les africains devraient se rendre à l'évidence que les démocrates est une espèce très rare sur le continent. Ces hommes-là ne sont pas des politiciens, quelque soit le sens qu'on donne à ce mot. Le mot politique est trop élevé pour eux. C'est sont des politichiens. Aux africains de se méfier des politichiens. 

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Published by Brice MATINGOUT - dans AFRIQUE
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 23:39

Photob 001Sarkozy voulait sans doute un débat serein et sans passion; A l’arrivée, certains se posent la question de l’utilité d’un tel débat dans la République. Pourtant, il n y a rien de choquant à déterminer la relation qui nous unit les uns aux autres au sein de notre pays.  Car, il faut le dire, la France n’est pas un conglomérat des mois isolés, mais une réelle communauté qui a une (histoire ?) qui cimente le sentiment du vivre ensemble et qui aspire  à bâtir un même avenir. Nous pouvons bien sûr construire un même avenir malgré le fait que le passé ne nous rapproche pas tout à fait.

 

Est-il possible d’avoir un même futur quand on n’a pas eu un même passé ? Je réponds à cette question par l’affirmative. Le cas le plus frappant est celui des Etats-Unis. En  effet, l’actualité de ces dernières années sur  ce pays nous donne à constater que les fils des anciens propriétaires d’esclaves et les fils des anciens esclaves sont assis ensemble autour d’une même table. Bien évidemment, il y a encore des montagnes à gravir, des victoires à remporter  sur des esprits non encore évolués. Mais pour y arriver, il faut une farouche volonté des uns et des autres. J’appelle les uns, français par le droit du sang et les autres, français par le droit du sol.

 

La question revient, comment les autres vont-ils se situer si nous-mêmes nous ne connaissons pas notre place dans la République ?  Sommes-nous un peuple en voie de perdition ? Se définir, est si lamentable au point d’exiger l’arrêt du débat dans un pays pourtant démocratique! Et pourtant, l’exercice pouvait être aisé. Réfléchir au moins une fois dans sa vie à cette question autour d’un café ou d’un dîner. Seul ou en famille. Cette question pouvait nous ouvrir la porte vers d’autres plus philosophiques certes, qui suis-je ? Qui est l’autre ?   Quelle est ma place ? Quelle est la place de l’autre ? Quelle est la nature de ma relation avec l’autre ? Si des questions sont philosophiques, il n’est pas obligatoire d’être philosophe pour y répondre.   Ces questions à mon avis sont pleines de sens et ont tout leur intérêt. 

 

Pour une fois, il y a un sujet sur  la place publique, certains veulent l’enfermer dans l’hémicycle. Descartes attirait déjà l’attention de ses collègues en leur disant que le bon sens est la chose la mieux partagée du monde. Sur des sujets comme celui-là, chacun devait avoir quelque chose à dire. Il ne s’agit pas de fuir le débat. Mais d'écouter, savoir prendre conscience de l’autre. Cela demande évidemment une bonne dose de tolérance. Écouter un discours contraire au sien c’est pourtant cela la base de la démocratie. Celle-ci admet le débat contradictoire. Le mal vient du fait qu’il y a encore des gens qui continuent de penser qu’ils ont la certitude d’avoir raison sur tout. Et pourtant le fondement de la question est de s’interroger sur son identité afin de mieux se définir soi-même. Platon, le sage grec ne disait-il pas « connais-toi, toi-même » ?

 Qui a peur de se connaître, dans le sens de se regarder dans un  miroir? Ce que Freud appelle une cure psychanalytique! Cela soulève un autre sujet sur l’affirmation de son existence. Comment peut-on exister sans se définir ? Car l’affirmation de soi précède l’existence de soi. Qui a peur de débattre avec soi- même ? Qui veut étouffer ce débat ? Quels sont leurs mobiles inavoués ?   Ce sujet, me permet de comprendre qu'ils ont peur de se mirer c’est-à-dire faire une " introspection historique", ils ignorent leurs origines et de ce fait manifestent un refus catégorique de les connaître. Ne rien connaître pour mieux se protéger, la formule est bien connue. Car sans nul doute nombreux se rendront compte que Vercingétorix n'était pas français, mais gaulois.

Il reste un fait. Se connaître soi même ne doit pas être un motif d'exclusion de l'autre bien au contraire. Se connaître permet de mieux s'ouvrir vers l'autre. Par conséquent, au lieu d'utiliser ce débat pour catégoriser et hiérarchiser les Français comme cela est le cas avec Monsieur Sarkozy, nous aurions eu une France réconciliée sur la base de la connaissance qui favorise la compréhension des uns et des autres.

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Published by Brice MATINGOUT - dans FRANCE
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 23:27

PAUVRETE ET DEMOCRATIE EN AFRIQUE
                                  Photob 001Un homme politique français, J. Chirac, déclarait que l'africain n'était pas prêt pour la démocratie. Cette déclaration suscita des réactions proches de la révolte. Aujourd'hui, avec le recul du temps, cette déclaration choque - t - elle encore ?

 

Dans tous les cas, les réactions sont moins vives au regard de l'actualité du continent faite de violences souvent à chaque rendez- vous électoral. 


En effet, l'Afrique noire démocratique a su lier démocratie et homocratie. Tout marche à merveille. 

Si la démocratie est un système dans lequel le peuple souverain lègue, par sa propre volonté, son pouvoir à un homme pour un temps défini, l'homocratie est le pouvoir d'un homme qui gouverne au nom du peuple à condition que ce peuple se résume aux membres de sa famille,  ses courtisans et ses pauvres ralliés à son électorat pour recevoir du Prince quelques billets de banque. Car, le temps d'une campagne électorale, le Prince se métamorphose en distributeur automatique de billets de banque.

Dans ces conditions, comment la démocratie peut elle résister au milieu de la pauvreté ? Comment le peuple souverain dont  la préoccupation essentielle est la satisfaction des besoins alimentaires peut -il garder sa liberté de penser et de voter ?

 

Dans des multiples cas observés,  l'homocrate est le président sortant et qui tient à rester au pouvoir. Pour rien au monde, il ne renoncera à son fauteuil de président et à ses titres qui font de lui, l'homme le plus important de son ethnie; et grâce à lui, son ethnie reste la plus convoitée de son pays. 

 

Pour y arriver, il a fait modifier la constitution pour qu'il ai le droit de se représenter aux élections présidentielles autant de fois qu'il le souhaiterait.

Son atout majeur pour gagner les voix des pauvres sont des billets de banque détournés pour son compte au détriment de la population. La gabegie financière lui confère aussi le pouvoir d'intimider ses adversaires mais aussi le pouvoir d'acheter leurs consciences. 

 

L'argent est donc une arme redoutable dans ses différentes stratégies. L'argent du peuple qu'il use pour son compte.  Il sait que le peuple qui a faim ne lui résiste pas.  Il est mieux placé pour savoir à quel point le peuple manque de tout. D'ailleurs, on est tenté de se demander s'il n'affame pas sa population pour la rendre faible, manipulable et corruptible au moment des élections !


Ce constat fait, il s'agit de passer à la vitesse de croisière : rassembler les pauvres et trouver quelques courtisans très cons capables de répéter à tous que, celui-ci est cette fois - ci le messie.

 

Ce discours presque menaçant oblige les populations à vendre pour 1 à 2 euros leurs voix. On offre à boire et a manger. On offre des pagnes et des t-shirts. On offre des photos du Prince. On promet le bonheur. On offre tout.  Mais, dommage pour le peuple affamé, ces offres ne sont valables que le temps d'une campagne électorale.

 

Ainsi, le choix politique devient une sorte d'épreuve : manger ou ne pas manger. C'est toute la démocratie qui se retrouve piégée.

 

D'où la question initiale, la démocratie en Afrique est -elle un luxe ?. La pauvreté fait-elle bon ménage avec la démocratie ? Un peuple affamé peut -il réfléchir en toute indépendance sans qu'en même temps le ventre ne s'immisce dans l'affaire ?

 

 Neuf fois sur dix, le peuple qui a faim vendra sa capacité d'homme libre quitte à donner sa voix au diable. La Bible nous relate l'histoire du frère de Jacob qui céda tous ses droits pour le ventre.

 

Pour qu'une vraie démocratie prenne place en Afrique, il faut résoudre le problème de pauvreté, sans quoi les voix des pauvres seront monnayées tout le temps. L'homocrate le sait et n'hésitera jamais à recourir aux pauvres pour remporter des élections.

 

 

 

 

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Published by Brice MATINGOUT - dans POLITIQUE
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 17:49
 

Photob 001J'ai beaucoup hésité avant d'écrire ces lignes tellement que ce débat sur l'identité nationale enchaîne des passions mêlées à la haine des étrangers dans certains cas et rabaissent la France et les français dans d'autres cas. L'identité  nationale détermine la place d'un homme dans une nation ou encore la place de la nation en cet homme. Je vais y aller par quelques exemples.

Quand je suis à Londres, c'est avec un réel plaisir que je salue des français que j'y croise par sentiment inavoué d'appartenance. Tout de suite les conversations s'engagent parce qu'on se sent si proches sans pourtant se connaître. Les mêmes français, croisés en France, je ne les aurai sans doute pas salués spontanément.  
Je ne fête le 14 juillet que lorsque je suis à l'étranger. La même fête en France, me laisse indifférent.
Le drapeau français, en France je ne le regarde pas du tout. Et pourtant à l'étranger je prend le temps d' apprécier ses belles couleurs.

Dans le même registre, je ne me rappelle pas avoir chantér la marseillaise en France, d'ailleurs je n'apprécie pas ses paroles. Mais, quand je suis à l'étranger il m'arrive de façon très volontaire de la chanter mais aussi de l'apprécier l'espace d'un séjour.

Autre exemple, je ne partage pas les positions politiques du président Sarkozy  ainsi je ne supporte pas de le regarder ou de l'écouter dans les médias. Cependant, une fois, j'étais dans un pays étranger, je me suis déplacé pour répondre à l'invitation qu'il avait donné aux Français s'y trouvant.

Je peux enchaîner des exemples.

Il ressort un sentiment paradoxal qui se manifeste par mon appartenance et mon attachement à la France quand je suis hors de la métropole et un sentiment d'indifférence lorsque je suis en France. Cette indifférence peut s'expliquer par les regards de ceux qui se disent vrais français, un regard de rejet. Et l'inconscient réagit à ce rejet par une indifférence totale à tout ce qui touche à la France en France.
Le problème dans mon cas viendrait des vrais français étant donné que je suis d'origine  étrangère. D'où vient le problème ? 
DrapeauBg.jpgL'étude de l'histoire la plus reculée de ce pays montre que la France, considérée comme espace géographique n'appartient pas à un groupe particulier. Nous sommes  tous immigrés que cela remonte à 1800 ans ou à 6 mois. Ceux qui se disent vrais français sont un groupe d'imposteurs qui nous prennent pour des cons et voudraient nous faire croire que la France est à eux. Et même si ce groupe venait à exister, pour leur mémoire, il avait perdu ce privilège dans la nuit du 4 Août 1789. A compter de cette date, les terres de ce pays relevaient du domaine public.   
 La France à ceci de particulier, très particulier, personne n'est français de sang, mêmes pas les gaulois. Le sang français n'existe pas. La différence vient du fait qu'il y a des gens qui savent d'où ils sont venus et d'autres qui ignorent tout de leur origine. Mais, l'ignorance n'est pas un prétexte pour prétendre être un vrai français. Il s'agit d'une ignorance contre laquelle il faut lutter. Par ailleurs, c'est parmi ces imposteurs qu'on trouve un nombre élevé de racistes tellement qu'ils ont la certitude que ce pays leur appartient.
Ils empêchent les autres de participer à la vie de ce pays ou tout simplement de l'aimer. Ils ignorent l'histoire et la géographie de notre douce France. O misérable! Quel imposteur me définira les limites de la France de 1080 ? Et où était-il lui ou quelqu'un des siens ? 

Toute la question  se résume sur l'appartenance et l'attachement à la France. Notre pays dans son innocence ignore tout de nos débats teintés de xénophobie qui se résument à peu près à ceci: Un français  non conforme par la couleur de sa peau restera sans autre forme de procès un étranger aux yeux de l'imposteur. Il doit fournir en tous lieux et en tous temps les preuves de sa françalité. Pour y répondre, nos jeunes des banlieues brandissent leurs cartes nationales d'identité. Et, depuis peu, ils chantent aussi la marseillaise qui fera la gloire des enfants de la patrie. Ce qui révolte, c'est qu'une minorité des enfants de la patrie dressent des barrières qui empêchent de croire, de rêver, d'aimer ce pays sans avoir reçu de lui le droit de barricader les autres. Ils ont la certitude que notre douce France est en danger à cause de nous. Ils veulent la nettoyer, la rendre propre, blanche. Pour y arriver, ils trient. Car à leurs entendement, il y a des vrais et des faux français selon les critères que seuls leurs auteurs maîtrisent.

Tous le temps, je suis condamné à  justifier ma nationalité comme si cela  choquait qu'un étranger deviennent Français. Tu es français depuis quand ?  Pourquoi as tu changé  de nationalité ? Pourquoi  es tu venu en France ?  Des questions trop basses et honteuses pour des réponses aussi basses et gênantes.

En 2010, certains ignorent encore que les traités internationaux reconnaissent et garantissent la mobilité des personnes et que chacun a le droit de prendre la nationalité du pays dans lequel il réside s'il le souhaite  et s'il remplit les critères.

En France on distingue aisément deux cas: Les uns sont français et les autres sont devenus français. Être français et devenir français ne confère pas plus de droits à l'un et moins de droits à l'autre. Les droits de l'homme et du citoyen garantissent l'égalité en la matière.

Être français, c'est avoir au moins un parent  français au moment de sa naissance.  Inutile d'en faire la demande. Heureusement d'ailleurs qu'à la naissance  l'enfant ignore  tout de sa nationalité et de celle de ses parents. Il a juste envie de vivre et de grandir heureux.  C'est les autres qui lui diront, tu es français.  Et , il répondra  sans doute, ça veut dire quoi maman ? Nous sommes français et toi aussi tu es français. Ah bon, et Mamadou et Rachid aussi sont français ? Les parents sans réfléchir répondent: non, c'est des étrangers. C'est le cheminement normal de toutes les balivernes.

Devenir  français, c'est en faire la demande soi même à sa majorité ou plusieurs années après son entrée en France. Le processus peut être long: une période de clandestinité et de stratégies ou mécanisme de survie qui ne prendra fin qu'au moment de sa régularisation par les autorités.  Devenu résident, il faut  au moins cinq ans pour  être candidat à la naturalisation. Il s'agit de témoigner de son attachement pour la France. Répondre à plusieurs critères. En somme, une vraie enquête de police. Si vous êtes sans défaut, on vous accorde le droit d'être français. 

Dans cette phase, devenir français confère à l'individu déjà mature et conscient de sa démarche, un sentiment d'appartenance à une communauté, ce que nous appelons identité nationale. Alors que dans le premier cas, être français ne confère aucun devoirs à  sa naissance. L'enfant appartient à ses parents . Pour lui, la nation n'existe pas. C'est l'école , si elle y arrive, qui va lui inculquer le sentiment d'appartenance à une communauté en l'occurrence la France.  Il faut dire qu'il n'a pas obligation au nom de sa françalité de créer et développer en lui le sentiment de vivre ensemble et d'appartenance à la France.

Au regard de ce qui précède, quel baromètre utiliser pour déterminer le degré d'attachement à la France ? Cela nous aurait permis de déterminer entre les uns, nés français et les autres, devenus français qui sont plus français que les autres. Déjà, tenter de répondre à cette question, c'est faire preuve d'un esprit non évolué. L'identité nationale comprise comme lien qu'un individu a avec la France ne saurait être ni mesurée ni prouvée. Quoi que l'on dise et quoi que l'on fasse. Donner son sang pour son pays n'en est pas la preuve. Ce geste peut aussi être interprété comme signe  d'une ignorance certaine ou d'une aliénation qui amène un homme devenu fanatique à défendre une cause inhumaine. Nous connaissons l'histoire des milliers des Nazis qui pour la plupart agissaient en automates, privés de toute faculté de raisonner. Ils donnaient leur sang pour l'Allemagne pensaient-ils. Aujourd'hui, nous sommes assez éclairés et comprenons qu'ils souffraient d'une pathologie pas trop loin de la folie de grandeur. Pour tout dire, ils étaient fous.  L'actualité récente nous révèle un autre cas: la xénophobie italienne qui sévit dans le sud de l'Italie. Une véritable chasse à l'homme. Les massacres des travailleurs africains, immigrés en Italie au vu  et au su de tout le monde sans la moindre condamnation nationale et internationale. Agissent -ils par amour pour la patrie ou par effet de manipulation de conscience par la mafia ? La manipulation explique le fait que l'homme perd sa qualité d'homme au point de s'abrutir au même rang que certains animaux non encore domestiqués.

Au fait, question qui vaille la peine d'être posée, c'est comment rendre la France  acceptable et respectable aux français d'aujourd'hui et de demain d'où qu'ils viennent  ?

Il n'est pas certains que cela soit la préoccupation de nos hommes politiques. Des nombreux étrangers vivants en France depuis des années, qui paient des taxes d'habitation, donc, qui financent les mairies et les communes  sont tout simplement privés de droit de choisir  leurs élus. On leur refuse le droit de voter, un geste démocratique dans un pays démocratique. On leur refuse ainsi le droit de savoir que fait-on ou que fera-t-on avec leur argent. Trêves de rêverie. Le président de l'assemblée, invité le 12/01/10 à LCI, interrogé sur la question  a déclaré:  " les français ne sont pas encore mûrs". Je suis choqué. Dites moi, qui n'est pas mûrs ? Qui a peur du vote des étrangers ?  Moi, je suis français, et pourtant mon avis n'intéresse pas les hommes politiques. Ils viennent chacun à son tour parler au nom du peuple français.  Peuple français, oui, tu es pris en otage toi et la France. Je suis sûr d'une chose, la France est trop précieuse pour la laisser aux mains des politiciens.

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Published by Brice MATINGOUT - dans FRANCE
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 11:53



Photob 001Le siècle des Lumières tire son nom du mouvement intellectuel, culturel et scientifique aux multiples manifestations connues sous le nom de Lumière. Il est souvent utilisé dans la littérature historique comme synonyme de XVIIIe siècle européen.

 

La Glorieuse révolution de 1688 peut en constituer le premier jalon et dans l’historiographie française, la fin de règne de Louis XIV est souvent retenue. La Révolution française a longtemps été vue comme et son achèvement et son accomplissement mais certains historiens, au regard des objets étudiés, privilégient une chronologie haute (1670 - 1820). Cependant, plus thématique que chronologique, la notion de siècle des Lumièresest définie par un ensemble d’objets, de courants de pensée et d’acteurs historiques. Dans le domaine des arts plastiques, il couvre la transition entre les périodes classique, rococo et néo-classique, et musicalement, il couvre les périodes baroque et classique.

 

La fortune de l’expression provient d’emblée de son utilisation massive par les contemporains. Au-delà, le développement et l’affirmation de l'histoire culturelle et sociale depuis les années 1970, a favorisé l’usage d’une expression commode en ce quelle permet de penser les recherches dix-huitiémistes de façon transversale et internationale en multipliant les objets et en dépassant les cadres nationaux.

L'Afrique a t-elle connue le siècle de lumière ? 

Je ne parle pas de la lumière diffusée par les Francs-Maçons.

Il s'agit, d'un véritable éveil de conscience pour la liberté. Déjà, dans les années 1960, au moment des indépendances, l'Afrique s'est retrouvée piégée par  les puissances colonisatrices, qui dans leur hypocrisie, ont maintenu le continent dans la dépendance économique. Peut-on parler d'indépendance sans indépendance économique ?  La liberté retrouvée fut utopique. Très tôt, les Africains qui criaient : " indépendance  tu bakidi" ( nous sommes devenus indépendants) ont déchanté car, la Françafrique avait réussi à corrompre quelques chefs d'Etats africains. Quant aux révolutionnaire, ils furent systématiquement tués par la main invisible de l'Elysée.

 

Le deuxième moment fort des conquêtes pour les libertés en Afrique se situe dans les années 1988 avec la Perestroïka initié par Gorbatchev, un vent de liberté venu de l'intérieur de l'U.R.S.S. qui a ébranlé toutes les formes d'oppression sur son passage: l'éclatement de l'U.R.S.S., la chute du mur de Berlin, la libération de la Pologne etc.

 

En Afrique, à la faveur de ce vent de liberté, les peuples vont réclamer la liberté, la démocratie et la fin des régimes dictatoriaux et corrompus. Dans certains pays comme le Bénin, les peuples obtiendront des princes la liberté et les nouvelles constitutions. Dans d'autres, les manifestations pour la liberté seront réprimées par le fer et le sang. Dans d'autres encore, l'espoir sera de courte durée car, les princes après avoir cédé leurs trônes sont revenus aux affaires aux prix des guerres civiles qui feront des milliers de morts. Les traumatisés par ces guerres se rangeront du côté des princes. C'est le prix de la paix. De nombreux frustrés s'exileront loin de leur terre.

 

Le troisième mouvement révolutionnaire se situe donc en 2011, marqué par des révoltes dans le monde arabe. En effet, en Egypte, en Tunisie, les peuples prennent conscience de leur condition de sans droits. Les révoltes naissent et prennent la forme des contestations des régimes corrompus et de revendications pour la liberté et la démocratie. Les régimes tombent. Le peuple, malgré le sang versé, crie victoire.

Toutefois, ces révolutions nées dans le monde arabe ne semblent pas ébranler les princes de l'autre côté du Sahel.

La lumière révolutionnaire semble être arrêtée par le sable du désert. Ce même sable maudit qui avait empêché les légions romaines  de prendre possession de l'Afrique noire il y a plus de vingt siècles. Quand on connaît tout le bénéfice tiré par les colonies grâce aux Romains, j'en viens à penser que l'Afrique noire aurait eu un autre destin, meilleur que celui d'aujourd'hui car, les Romains comme à leur habitude, auraient "connecté" l'Afrique noire  au reste du monde. L'Afrique serait sortie de son isolement peu être au début du IIIe siècle après J.-C.  Mais, cela n'a pu avoir lieu à cause de ce maudit désert de Sahara, le malheur de l'Afrique. abdoulaye_wade.jpg

 

 

Une fois de plus, à cause du Sahara, le continent noir n'a pas été visité par la lumière des nouvelles révolutions: les Printemps arabes. Et pourtant la lumière on en a besoin, car, c'est elle qui est sucsptible de mettre fin au règne de l'obscurantisme, du despotisme, la haine, la sorcellerie, les croyances qui réfutent la réflexion, les régimes politiques qui redoutent une vraie opposition. Il s'agit aussi d'en finir avec le règne des divisions ethniques qui empêchent l'émergence des nations... là dessus même nos pères catholiques ont échoué, ( lire l'évangile au coeur de l'Afrique des Ethnies dans le temps court de Dominique Ngoïe-Ngalla aux éditions Publibook). 

 

Toutefois, cette obscurité, en ma connaissance, trouve ses racines dans la pensée ( esprit et culture), d'où l'échec du mouvement de la négritude de Senghor et de Césaire. Il n'est pas étonant que l'obscurité dans la pensée se traduise par la pauvreté spirituelle et par réciprocité mathématique par la pauvreté dans tous les actes de la vie. 

 

Sans une vraie révolution qui débouchera sur la liberté, la démocratie et les constitutions qui limitent les pouvoirs et les mandats des princes, l'Afrique noire pataugera dans le moyen-âge de la pensée car il n' y a pas de peuple sans liberté. C'est pourquoi toutes les luttes de libération sont l’expression d’affirmations, de revendications, de reconnaissance d’identitaire. Un peuple opprimé est un peuple frustré et privé des ses éléments culturels, ses fondamentaux. Dès l’instant où celui-ci prend conscience de son état, il cesse de se conformer à l’ordre soit par la violence contre ses usurpateurs soit de façon pacifique. Dans les deux cas, l’usurpateur, l'oppresseur et le despote n’a jamais la sympathie du peuple. Il est l’ennemi, car la liberté est une valeur intrinsèque à l’homme, elle est ce que « l’homme acquiert par la nature et qu’on estime le plus précieux de tous les bien qu’il puisse posséder».  Dans ce cas, la libération de l'Afrique marquera une nouvelle ère: la rénaissance du continent noir. Nous en sommes pas encore là car, il y a trop de chaines à briser.  267496-la-liberte-et-la-democratie-sont-necessaire-autour-d.jpg

 

Trop de chaines à briser ? Le Sénégal tente de faire respecter la constitution à son président mais visiblement Abdoulaye Wade oppose quelques résistance. Est -ce le début de la longue marche du peuple africain pour la liberté ?   
267492-le-ticket-de-la-fraude-est-l-unique-coupable.jpg
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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 23:48

Brice Matingou

Je souhaitais une qualification de l'équipe de france de football pour la coupe du monde 2010; mais pas de cette manière là. L'équipe à triomphé sans gloire. La qualification de la honte sous fond de tricherie comme certaines éléctions présidentielles africaines. L'essentiel est de les organiser; L'organisateur sait ...déjà que jamais ne perd celui qui organise. Dans tous les cas, la France s'empressera de reconnaitre les resultats et adressera le message de félicitation à l'ancien devenu nouveau président avant même la publication de ceux-ci. Ainsi va le foot en France; Ainsi va la démo en Afrique.Lire la suite

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 23:36

 

Photob 001Le savez-vous ? Le continent africain compte depuis Décembre 2009 un peu plus d'un milliard de bouches à nourrir. Tâche immense pour ses gouvernants. Enfin, j'ai appris qu' à eux trois, ils ont des millions d'euros en France. Pour moi qui connait le prix d'une moustiquaire impregnée, chaque africain en aurait eu une. Excusez moi il paraît, enfin, c'est ce qui se dit là-bas que les moustiquaires, c'est l'affaire de la coopération française et de l'union européenne. Si déjà on ne sait pas protéger son peuple contre un petit insecte, c'est sûr que devant la famine ...Lire la suite
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 07:02
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Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme.

Considérant qu'il est essentiel que les droits de l'homme soient protégés par un régime de droit pour que l'homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'oppression.

Considérant qu'il est essentiel d'encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité des droits des hommes et des femmes, et qu'ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu'une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L'Assemblée Générale proclame la présente Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme l'idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l'esprit, s'efforcent, par l'enseignement et l'éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d'en assurer, par des mesures progressives d'ordre national et international, la reconnaissance et l'application universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

Article premier
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 2
Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion,
d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation.

De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante, que ce pays ou territoire soit indépendant, sous tutelle, non autonome ou soumis à une limitation quelconque de souveraineté.

Article 3
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Article 4
Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l'esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes.

Article 5
Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 6
Chacun a le droit à la reconnaissance en tous lieux de sa personnalité juridique.

Article 7
Tous sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Tous ont droit à une protection égale contre toute discrimination qui violerait la présente Déclaration et contre
toute provocation à une telle discrimination.

Article 8
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 9
Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé.

Article 10
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

Article 11
1. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa
défense lui auront été assurées.

2. Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis.

Article 12
Nul ne sera l'objet d'immixtions arbitraires dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes à son honneur et à sa réputation. Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes.

Article 13
1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un Etat.

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.

Article 14
1. Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

2. Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 15
1. Tout individu a droit à une nationalité.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité.

Article 16
1. A partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

2. Le mariage ne peut être conclu qu'avec le libre et plein consentement des futurs époux.

3. La famille est l'élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l'Etat.

Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.

2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété.

Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Article 19
Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

Article 20
1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.

2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 21
1. Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.

2. Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d'égalité, aux fonctions publiques de son pays.

3. La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote.

Article 22
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Article 23
1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage.

2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal.

3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s'il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale.

4. Toute personne a le droit de fonder avec d'autres des syndicats et de s'affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts.

Article 24
Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés pays périodiques.

Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.

Article 26
1. Toute personne a droit à l'éducation. L'éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l'enseignement élémentaire est obligatoire. L'enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l'accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite.

2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants.

Article 27
1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.

2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.

Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.

2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société démocratique.

3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 22:40

LE MUR DE BERLIN, 20 ANS DEJA

Le savez-vous ? Il y a de cela 20 ans que l'énergie d'amour a brisé le mur de Berlin. Combien des murs sont encore érigés dans nos mentalités. Ces murs nous empechent de croire en la puissance et la volonté qui somnolent en nous. Il faut  aussi dire, les dictateurs africains sont autant des murs qui éloignent les populations  du bonheur auquel elles ont droit.  Tous les murs de la haine sont condamnés à tomber

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