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  • : Ce blog traite des causes endogènes et exogènes liées à la pauvreté de l'Afrique. Il fait par ailleurs un pont entre l'Afrique et la France: la françafrique.
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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 03:14

 

 

Salut BRICE

      je viens de lire ton morceau de texte qui respire sensiblement  une haine bien fondée envers ce continent noir mal parti et mal arrive, qui refuse alors son propre developpement. Une analyse partielle faite par celui qui a gouté tout de sa sauce pimentée qu'il ne cesse d'offrir sans gène à ses enfants déjà  rabougris, fameliques, devitamines.
J' admire ton engagement de vouloir tout pourfendre, sauf un peché; Tu es loin des altrenatives utiles pour voir le bout du tunnel. Cela étant, tu t'efforceras plus de t'eloigner de la simple rhetorique intellectuelle du type occidental  pour tenter de poser les vraies voies de sorties  de tes frères condamnés dans ce cercle infernal. je crois bien que c'est  aussi la le rôle dévolu à l'intellectuel  africain; proposer des solutions utiles pour enfin sonner le glas à l'immobilité. Au vrai, ton discours m'enchante, tant il est evident que, je redecouvre un autre Brice petri de vivacité et d'un autre regard sur son Afrique mère.  j'admire ton style. Donc, le même qui nous caracterisait depuis notre cher lycée; laver, laver, laver les cerveaux malades. Bref, je t'apprends que j'ai crée depuis une année une assocaition qui lutte contre la drogue, la prostitution et le sida dont je te parlerai en long et en large dans ma prochaine correspondance.  A bientot Brice.   
"brice.matingou" <brice.matingou@laposte.net> a écrit :
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Published by Elie NGANGA - dans PAUVRETE
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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 03:06

 

   salut africaines et africains

L'Afrique noire était mal partie, rien d'étonnant qu'elle soit aujourd'hui mal arrivée. Je dirai même qu'elle est arrivée à genou devant les institutions financières internationales (FMI et Banque Mondiale).

 

Ce continent richement pourvu des matières premières est le derniers de la planète, tous les indices économiques considérés. Ce qui fait naturellement de l'Afrique le champion du monde en VIH, taux de mortalité, taux de pauvreté, taux d'alphabète par habitant... Pendant ce temps, que font les africains ?


Devant la disparition quasi inéluctable du continent africain, ( un continent qui ne compte pas, qui ne pèse pas, ignoré, assisté, qui suscite pitié, qui ne vit plus que des aides internationales sous forme de réanimation est presque mort ou mieux mort) les fils de cette Afrique assistent impuissants (la majorité). Quant aux autres, ils applaudissent et précipitent sa ruine au lieu de la gouverner.


Pas de dignité pour les uns comme pour les autres aux yeux de l'étranger. Ce qui discrédite encore l'homme qu'on nomme noir et renforce la thèse de certains que ''cet homme là n'est
capable de rien en dehors du sport et  de la danse'', j'ajoute aussi le sexe.

 

Quelle honte pour l'Afrique.
Où sont passés ses intellectuels ? Où sont les révolutionnaires ? Ce sont -ils tous prostitués avec Babylone, la race des homo politico afro ? Se complaisent -lis dans un dangereux silence ?

 

Répondez moi s'il vous plaît.

 


Mes soeurs , mes frères notre salut est en Afrique ? Si elle
meurt, nous mourons tous avec elle de grès ou de force.


Brice MATINGOU
Doctorant en Géographie Sociale
Professeur d'Economie Sociale à Paris.
  
  

 

 
Cher Monsieur Brice MATINGOU
 
 
J'ai lu avec intérêt votre étude sur Brazzaville : une ville qui meurt. Le Congo a besoin de ce genre d'études qui permettront dans un très proche avenir l'élaboration d'un programme de développement.
 
Je vous encourage de continuer dans cette voie.
 
Cordiales salutations.
 
Samuel Badinga


 

Mon cher Brice

La question que vous posez raisonne comme un cri de désespoir et revient sur l'état des lieux déjà connu de l'Afrique, les diagnostics établis, ses grands maux, les malheurs de ses peuples et l'inéficacité de ses dirigents.

L'avenir de ce continent repose désormais sur ses filles et fils qui prennent conscience de son état de santé. Ils doivent ensuite préconiser et appliquer une thérapétique adaptée.

Les efforts des africains soucieux de l'Afrique doivent commencer sur eux mêmes: par leur façon de vivre, de se comporter et d'analyser les problèmes qui se posent dans le continent afin d'y apporter des solutions  appropriées.

Nous entendons certains se lamenter sur la situation en Afrique, mais face à ce qui ne va pas ou ne se fait pas bien, ils ne proposent aucune solution constructive. Ils n'ont aucune stratégie, aucun engagement dans l'action politique de développement.

Il faudrait commencer par participer à l'éducation de la population afin de lui faire prendre concience de ses droits et devoirs pour qu'elle prenne le pouvoir non avec les armes mais en utilisant son vote. Le peuple africain devra comprendre la manière d'utiliser la démocratie afin que cette démocratie voulue et comprise par lui, le servel lui le peuple, au lieu de servir une classe de soit disant dirigents.

Il faut réfléchir sur la manière d'imposer les bons changements, la façon d'appliquer des bons programmes de développement.

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Published by Brice MATINGOUT - dans POLITIQUE
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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 03:06

 

Photob 001   salut africaines et africains

L'Afrique noire était mal partie, rien d'étonnant qu'elle soit aujourd'hui mal arrivée. Je dirai même qu'elle est arrivée à genou devant les institutions financières internationales (
FMI et Banque Mondiale). Ce continent richement pourvu des matières premières est le derniers de la planète, tous les indices économiques considérés. Ce qui fait naturelement de
l'Afrique le champion du monde en VIH, taux de mortalité, taux de pauvreté, taux d'alphabète par habitant... Pendant ce temps, que font les africains ?
Devant la disparition quasi inéluctable du continent africain, ( un continent qui ne compte pas, qui ne pèse pas, ignoré, assisté, qui suscite pitié, qui ne vit plus que des aides internationales sous forme de réanimation est presque mort ou mieux mort) les fils de cette Afrique assistent impuissants (la majorité). Quant aux autres, ils applaudissent et précipitent sa ruine au lieu de la gouverner.
Pas de dignité pour les uns comme pour les autres aux yeux de l'étranger. Ce qui discrédite encore l'homme qu'on nomme noir et renforce la thèse de certains que ''cet homme là n'est
capable de rien en dehors du sport et la danse'', j'ajoute aussi le sexe. Quelle honte pour l'Afrique.
Où sont passés ses intellectuels ? Où sont les revolutionnaires ? Ce sont -ils tous prostitués avec Babylone, la race des homo politico afro ? Se complaisent -lis dans un dangereux silence ? Répondez moi s'il vous plait.


Mes soeurs , mes frères notre salut est en Afrique ? Si elle
meurt, nous mourons tous avec elle de grès ou de force.


Brice MATINGOU
Doctorant en Géographie Sociale
Professeur d'Economie Sociale à Paris.
 
 
 
VOS CONTRIBUTIONS SOUHAITEES
 
 
Cher Monsieur Brice MATINGOU
 
 
J'ai lu avec intérêt votre étude sur Brazzaville : une ville qui meurt. Le Congo a besoin de ce genre d'études qui permettront dans un très proche avenir l'élaboration d'un programme de développement.
 
Je vous encourage de continuer dans cette voie.
 
Cordiales salutations.
 
Samuel Badinga


 

 

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Published by Brice MATINGOUT - dans AFRIQUE
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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 02:59

 

 



Mon cher Brice

La question que vous posez raisonne comme un cri de désespoir et revient sur l'état des lieux déjà connu de l'Afrique, les diagnostics établis, ses grands maux, les malheurs de ses peuples et l'inéficacité de ses dirigents.

L'avenir de ce continent repose désormais sur ses filles et fils qui prennent conscience de son état de santé. Ils doivent ensuite préconiser et appliquer une thérapétique adaptée.

Les efforts des africains soucieux de l'Afrique doivent commencer sur eux mêmes: par leur façon de vivre, de se comporter et d'analyser les problèmes qui se posent dans le continent afin d'y apporter des solutions  appropriées.

Nous entendons certains se lamenter sur la situation en Afrique, mais face à ce qui ne va pas ou ne se fait pas bien, ils ne proposent aucune solution constructive. Ils n'ont aucune stratégie, aucun engagement dans l'action politique de développement.

Il faudrait commencer par participer à l'éducation de la population afin de lui faire prendre concience de ses droits et devoirs pour qu'elle prenne le pouvoir non avec les armes mais en utilisant son vote. Le peuple africain devra comprendre la manière d'utiliser la démocratie afin que cette démocratie voulue et comprise par lui, le servel lui le peuple, au lieu de servir une classe de soit disant dirigents.

Il faut réfléchir sur la manière d'imposer les bons changements, la façon d'appliquer des bons programmes de développement.

Tout est à faire en Afrique. Nous avons l'outil Internet. Nous pouvons l'utiliser pour, par exemple, interpeller nos dirigents et leur faire des critiques constructives.

Restez informé et réagissez aux informations reçues (Voir le lien internet ci-dessous) pour commencer. Abonnez-vous pour recevoir les informations et au besoin diffuser les vôtres. Je vous ferai parvenir d'autres liens de groupe de discussion.

 http://fr.groups.yahoo.com/group/CongoVista

Je suis ravi de vous avoir lu.

Salutations

 

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Published by AMICI- LANGI THAIBU - dans PAUVRETE
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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 02:47

 

 

LE MAL CENTRAL AFRICAIN : CONSTAT, ANALYSE ET SOLUTION 

 

Par Brice WETE-MATOUBA. Le 15 juin 2006.

 

Ainsi que promis, je reviens vers un ami et frère qui, comme moi, souffre de voir l’AFRIQUE si meurtrie. Je réponds plus amplement à sa note sur notre continent « mal partie», « mal arrivée » et dont la misère est largement imputable à la complaisance de ses fils et filles.

 

Mon interlocuteur a parfaitement raison de crier, sa douleur est juste. Mais le constat une fois posé, il convient d’élaborer la solution utile.

 

1-/ La tendance structurelle au gain facile, premier mal de l’AFRIQUE.

 

Voici ma réponse : les Africains, dirigeants et populations, sont corrompus par une tendance au gain facile, assez généralisée. Plus l’on est dirigeant, plus l’on est servi, la richesse pouvant être gaspillée car elle est revolving tant que l’ont conserve l’accès aux caisses et aux privilèges ; moins l’on est dirigeant, plus l’on crève. Il en résulte une marche pour la survie par l’accès au pouvoir et à sa permanence.

 

Plus l’on gaspille les richesses, moins l’on construit, plus l’AFRIQUE est faible donc moins elle défend ses intérêts à l’égard des firmes multinationales, Etats, continents plus puissants, lesquels réalisent plus facilement des gains sans cesse plus élevés. Il en résulte également un placement, par les Etats industrialisés, des Africains les plus destructeurs au pouvoir, et leur soutien afin qu’il s’y éternisent.

 

Les femmes et hommes de pouvoir africains, mais également la population africaine, développent donc le comportement suivant : consommer sans produire, être dépendants des peuples industrialisés et, en attendant la mort et le sombre souvenir que l’on laissera de soi-même (cf MOBUTU SESE SEKO, bientôt LASSANA KONTE et tant d’autres grands esclaves Africains non déportés aux AMERIQUES), se contenter de jouir des redevances, royalties et pots de vin versés en liaison avec les extractions de matières premières domiciliées sur les sols et sous-sols d’AFRIQUE.

 

2-/ La faiblesse des productions à forte valeur ajoutée, source de l’indigence africaine

 

Les peuples producteurs sont ceux qui fabriquent des productions à moyenne ou forte valeur ajoutée, il s’agit notamment : Nord-Américains, Européens, certains Latino-Américians (les Brésiliens en particulier), Japonais, Chinois, Sud-Coréens, autres peuples de la Branche bio-typologique Mongole (Taïwanais, Indonésiens, Thaïlandais, etc…), Indo-Pakistanais, Israëliens…

 

L’on remarquera que nombre d’entre eux, par l’accès à la maîtrise technologique ont pu bâtir une indépendance politique et militaire du fait de la possession de la bombe atomique. De fait, l’indépendance économique et culturelle leur est plus facilement accessible. Vice-versa, d’autres, déjà en possession d’une certaine puissance économique cherchent les voies et moyens de fabrication d’outils de dissuasion et d’autonomie politiques et militaires.

 

Or l’Africain est passé du statut d’esclave travaillant pour autrui à celui de travailleur consommant ses revenus souvent maigres sans investir dans l’indépendance de conception et de production de ses besoins, donc de redéfinition de ceux-ci. Certains des besoins courants de Africains ne sont en réalité pas justifiés ; et d’autres, justifiés, ne sont pas pris en compte.

 

Ayant été formé, en particulier par les Occidentaux, mais également, à une époque, par l’ancien Bloc de l’Est, à désirer tous les beaux biens et services sans produire la plupart d’entre eux, l’Africain a besoin d’être dans les rouages du pouvoir politique pour faciliter la satisfaction de ses faims. Celles-ci sont liées à la possession et l’emploi de l’argent, l’accès aux biens matériels notamment industriels ou manufacturés et aux facilités socio-administratives.

 

3-/ L’AFRIQUE étranglée par la rente, à sauver par les métiers

 

Il convient, lorsque l’on est perdu, d’écouter quelques fois la voix des aïeuls, à travers nos proverbes qui sont des axiomes efficaces du raisonnement donc de la réflexion : « Wa vila nzila ? Vutuka hana mahambu ! » ; « Nkwa bisalu handila mu ? Bitwizi biandi ! ; Nkwa bubolo handila ? Mu ngudiandi ! » (« Que fait on lorsque l’on a perdu son chemin ? L’on repart à la bifurcation ! » ; « Le bosseur, que donne t-il en gage ? Son bétail ! » ; « Le paresseux, que donne t-il en gage ? Sa mère ! »).

 

Evidemment, l’AFRIQUE (surtout l’AFRIQUE Noire) s’est perdue, effectivement elle a pris le mauvais chemin, il nous faut donc repartir à la bifurcation (la cause du mal) pour retrouver le bon chemin (le remède).

 

La cause c’est l’envie de posséder, ensuite de posséder sans fin notamment le superflu, y compris en sacrifiant l’utile. La propriété privée était quasiment inconnue de notre civilisation avant le XIX ème siècle. Ayant vu les biens de consommation apportés par les marchands européens, tel l’appât au bout de l’hameçon, les ayant désirés au lieu de les fabriquer également nous-mêmes, nous avons préféré nous les approprier. Or les marchands ne donnaient et n’ont jamais donné de biens gratuitement. Tout a un prix !

 

L’éleveur peut vendre son bétail car il peut le reproduire ; mais le paresseux vend sa mère et notamment la prostitue. Nous avons vendu nos mères, pères, soeurs et frères comme esclaves. Mais si l’esclavage tel que structuré par le Code Noir de Louis XIV a été aboli ainsi que nous le rappelle cette date du 10 mai récemment retenue en FRANCE pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage, d’autres formes d’asservissement l’ont depuis très longtemps remplacé. Etant par ailleurs donné que nous ne produisons toujours pas grand-chose alors que nos besoins en biens et services d’importation (caricaturalement : Champagne, véhicules automobiles Mercedes, habillages et ornements en marbre du Portugal, costumes et autres choses superflues) sont en croissance exponentielle, il nous faut hypothéquer la seule chose que nous avons sans l’avoir fabriquée : notre corps.

 

Or notre corps commun, celui dont nous sommes issus, est celui de notre mère et, la mère des mères, c’est la mère patrie, c’est pour nous, l’AFRIQUE. C’est elle que nous avons toujours vendue. Et d’elle nous avons souvent vendu ce que nous n’avons pas fabriqué : esclaves, ressources minières et autres matières premières.

 

Le moment finit toujours par arriver où chacun se voit contraint de vendre également son propre corps et pas seulement celui des autres ou celui de sa mère. Le corps de l’Africain rentier et parvenu : ce temple des plaisirs que lui procure ou lui procurera la jouissance des biens et services industriels.

 

En effet, le capitaliste n’a pas plus de considération pour la vie de MOBUTU SESE SEKO ou de LASSANA KONTE devant néanmoins mourir après avoir écumé les hôpitaux d’EUROPE que de l’Africain anonyme disposant pourtant de sa collection de beaux objets sortis des usines des firmes industrielles mais devant mourir dans un coin de l’Hôpital de son village ou de ville, en AFRIQUE, faute d’équipement et de prise en charge valables.

 

L’Africain est un héritier-rentier, qui s’est mis dans la situation de vendre son terroir plutôt que de travailler pour vivre : vendeur d’esclaves et non de bétail. Il s’est mis dans la situation du proxénète et du prostitué ; et non de l’entrepreneur et de l’artisan. Il ne veut pas vivre à la sueur de son front, préférant vivre à la souillure de son sang donc de son âme. Il meurt des objets de pacotille plein les mains.

 

Dès lors, le développement et l’avenir du continent AFRIQUE sont le cadet de ses soucis.

 

4-/ A la faiblesse africaine un remède, le culte du travail et de l’intérêt général

 

Plus ce continent est en ruine donc faible, et plus il est un far ouest, moins cher donc plus facile est le prélèvement de ses matières premières par les pays industrialisés. La course des Africains aux pouvoirs pour se servir et non pas pour servir, combiné avec l’attrait pathologique exercé par ces matières premières sur les firmes des pays industrialisés, explique la prolifération et succession des guerres, endémies, misères, gouvernements parasites interminables et familialement transmissibles, en AFRIQUE.

 

La culture et la politique du ventre précèdent celles de la défense des intérêts globaux du continent.

 

Il faut donc prendre le temps de faire le travail accompli pendant plusieurs siècles ou plusieurs décennies par les autres continents. Ceux-ci sont, en fait, à la fois partenaires et concurrents de l’AFRIQUE. C’est aux Africains de défendre les droits et intérêts de leur continent, par le travail et non par l’avidité ardente et immodérée du gain sans effort. Il s’agit donc d’un problème de travail non effectué. Un travail à la fois individuel et collectif.

 

En conséquence, des groupes de travail doivent se développer en AFRIQUE et en diaspora, partout où existent des Africains. Ces cellules de travail pour l’intérêt général et l’indépendance opérationnelle et d’action de l’AFRIQUE, doivent avoir pour objectif de faire en sorte que l’Africain soit moins nécessiteux, donc moins corruptible. Pour ce faire, il doit être mis au travail, afin qu’il s’habitue à gagner sa vie à la sueur de son front.

 

Il doit se mettre au travail en Homme libre et non plus en esclave, il doit donc travailler avant tout pour le bénéfice des Africains et de l’AFRIQUE ; et non pas pour le bénéfice des Européens, Occidentaux ou autres puissances spirituelles, religieuses, politiques, militaires, économiques, financières, sociales, culturelles, étrangères à l’AFRIQUE et vivant au détriment de celle-ci.

 

Ce travail sera de longue haleine. Il exclut les impatients qui veulent des bénéfices personnels faciles, rapides et spectaculaires. Tout travail mérite salaire, chaque Africain travaillant devra vivre raisonnablement de ses efforts ; mais il ne faut pas accaparer et gaspiller richesse collective dans des artifices. Il convient en effet d’éviter le risque majeur d’aboutir au remplacement de mauvais systèmes de gouvernement par d’autres aussi mauvais ou pire.

 

L’objectif, dans un monde dans lequel les Etats tout comme les continents entendent le seul langage des intérêts, de donner un meilleur rôle et un meilleur sort à l’AFRIQUE : en mettant en place un système permettant de maintenir des échanges mondiaux, mais dans lequel l’AFRIQUE passe du statut de gisement de matières premières à celui d’apporteur puissant et indépendant de produits et de services à forte valeur ajouté.

 

5- La cure Africaine de désintoxication contre le gain démesuré et sans effort

 

L’Africain est un drogué des services et produits industriels qu’il convient de désintoxiquer. C’est pour disposer en permanence de sa drogue dans laquelle ses dealers intéressés se complaisent à le maintenir, qu’il commet depuis plusieurs siècles des crimes contre l’Humanité la plus faible, c’est-à-dire les Africain.

 

Le désintoxiquer, par quoi ? Par le goût de se satisfaire de peu, du simple, uniquement de ce qui est utile, de le fabriquer soi-même. L’entraîner à tirer son plaisir de la considération qui lui sera portée en raison de sa créativité, sa productivité en faveur de l’intérêt général africain et non de la fortune amassée par le vol et le crime.

 

 

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Brice WETE-MATOUBA.

 

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 21:21
  FOCUS SUR L'ACTUALITÉ

 

La nef des dictateurs
(Mwinda 27/01/2007)
( 27/01/2007)


Que la folie d’un dictateur en Afrique s’agite au fond du cœur éclate l’évidence car le fou de la dictature en Afrique ne tolère même s’il est patient, aucun propos sérieux.

Un sage africain volontiers augmente son savoir par des paroles sages et par la lecture de ce qui se passe dans le monde. Quand un fou de la dictature en Afrique veut jouer, il prend sa cornemuse dictatoriale (Tout pour lui et les colons Français, Américains et Anglais. Rien pour le Peuple africain) et fait fi de la harpe de la justice internationale. Quel culot ! Aucun plaisir au monde ne vaut pour lui son outre et ses tuyaux à vent. Même pour ses visites il n’aime la critique. Les fous de la dictature en Afrique sont prolifiques et pullulent partout.

Pauvre fou que tu es, songe qu’au dernier jour en tant qu’homme mortel, tu deviendras poussière, cendre, boue et fumier. Parmi les créatures vivant dans la nature et douées de raison, tu es la plus infime. La bave qu’on écume, un ferment de levure et au mieux un bâtard.

A quoi bon te vanter de ta belle stature, ta force et ta jeunesse, ton or et ta noblesse car rien sous le soleil ne peut nous être utile quand manque la sagesse !

Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité. Quel avantage revient-il à l'homme fou de la dictature en Afrique de toute la peine qu'il se donne sous le soleil ? Une génération s'en va, une autre vient, l’Afrique et la terre subsisteront toujours.

Mieux vaut pour toi souffrir qu’un sage africain te punisse plutôt que de jouir du rire admiratif d’une ânesse béate ; car le bruit des chardons brûlant sous le chaudron craque, aussi limpide que le rire des fous.

Heureux qui porte en soi en toutes circonstances la crainte du seigneur et du peuple africain. Le cœur du sage africain accepte de rentrer dans la maison, de deuil et de tristesse, mais le fou de la dictature en Afrique ne s’occupe que sa cornemuse. (Tout pour lui et les colons Français, Américains, et Anglais. Rien pour le Peuple africain). On a beau répéter, prier et supplier pour que le fou renonce à toutes ses lubies- C’est à parler à un sourd qui ne comprendra pas ni la loi, ni le blâme.

A nos dirigeants africains qui ont la conviction d’êtres les enfants chéris des occidentaux (France, Amérique ou Angleterre), nous leur disons qu’ils se trompent éperdument. Le sort réservé à Saddam Hussein ancien allié fidèle des Etats-Unis les attend dans quelques années à venir car, certains de nos dirigeants qui, se sont « taillés » des constitutions à vie (ils peuvent se représenter aux élections autant de fois qu’ils veulent et ce avec l’assurance de l’emporter par la fraude) et qui, oppriment leur peuple en leur privant de liberté et de démocratie réelle, orchestre des tueries et des enlèvements etc.… auront un jour, à répondre de leurs actes devant des tribunaux spéciaux (national ou international;

Deux certitudes nimbent la période actuelle. D’abord, en ces temps dominés en Afrique par certains dictateurs lâches, il y a plus que jamais, des individus tant sur le plan national qu’international pour nous permettre de ne pas désespérer de l’humanité. Ils sont les « justes », ceux qui n’hésitent pas et n’hésiterons jamais à risquer la mort pour sauver des vies et la démocratie véritable en Afrique. L’Afrique d’aujourd’hui et de demain est peuplé de désirs d’avenir démocratique au vrai sens du terme et de périls pour les dictateurs habités par la folie et, dans une angoisse de veillée d’armes, il faut redoubler d’optimisme pour penser que le pire des dictateurs africains est sûr. Il est à venir. Ensuite, avec les futurs échéances présidentielles à venir, les plus importantes dans cette nouvelle ère démocratique et de mondialisation, il s’agira de choisir un destin démocratique réel pour nos pays plus encore qu’un chef de l’Etat patriotique et sain d’esprit.

Avec la relance de l’affaire des " disparus du Beach " par la Cour de Cassation française ce 10 janvier à Paris, nous avons découvert chez l’homme (le magistrat français) qui sait lire et dire le droit, cette part irréductible de courage, de désintéressement et d’amour pour l’avenir de l’Afrique démocratique qui le caractérise aussi.

En rappelant haut et fort que la force du Bien fera toujours face aux forces du mal, la justice française nous a délivré un message d’espoir. Les justes et le Bien existent.

Les pires systèmes totalitaires ne les détruiront jamais.

Wallys KIMBATSA.
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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 10:01

 

Photob 001Nous parlons de démocratie dans le sens d'un système politique où le peuple est le seul garant du pouvoir. Par conséquent, celui qui exerce ce pouvoir, l'exerce pour le peuple qui par des moyens démocratiques a un pouvoir de contrôle sur ses dirigeants que lui même a élu.

 

Il y a à la base de ce contrat la confiance qui s'instaure et qui confère la légitimité. Au bout, le dirigeant élu a le devoir de rendre compte de la gestion de son mandat. Au peuple peut sanctionner celui-ci soit, positivement en le reconduisant, soit négativement en l'écartant en faveur d'un autre candidat.

 

Ce système politique, le moins mauvais des systèmes de gouvernance  contrairement à ce que certains pensent, n'est pas incompatible en Afrique.

 

Reste à étudier les stratégies et les mécanismes nécessaires à son acceptation par une large opinion africaine, je veux parler surtout des leaders politiques.

 

Comment faire pour que ceux qui perdent une élection acceptent démocratiquement leur défaite au lieu de recourir à la violence ?

 

 Comment faire pour que ceux qui gagnent démocratiquement respectent la diversité des pensées au lieu de recourir à la menace ?

 

Il y a une urgence; car les guerres qui éclatent en Afrique ces dix dernières années resultent des révendications des uns et des contestations des autres. Chaque groupe politique a l'impression qu'en perdant les élections, on perd le pouvoir  à vie.

 

 Dans ce cas, recourir à l'ethnie pour se faire justice devient la meilleure stratégie politique. Les guerres pour le pouvoir prennent la forme des guerres ethniques. Ce fut le cas au Congo brazzaville. Le même scénario prend forme en Côte d'ivoire.

 

 

 

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 11:39

 

 

  

 

 

 

         Photob 001 Nous avons choisi de traiter un sujet qui porte le titre pauvreté et fécondité des ménages à Brazzaville: cas du quartier Bacongo. Notre recherche se fait dans un contexte très particulier. En effet, presque toutes les politiques du développement dans les pays du sud ont adopté la lutte contre la pauvreté comme champs de bataille. A cela s’ajoute l’inquiétude des organismes internationaux suscitée par la démographie accélérée du continent noir. C’est dans cette perspective que nous avons voulu vérifier une relation que nous supposions tangible entre la pauvreté et la baisse de la fécondité à Brazzaville en général et à Bacongo en particulier. Pour aborder notre recherche nous avions jugé qu’il était important de faire une enquête qui n’est jamais un luxe dans le cadre de cette étude. Nous avions pu nous procurer des données nécessaires dans l’affirmation ou l’infirmation des nos hypothèses. Ceci nous a permis de répondre aux idées communément acceptées comme vraies. La première stipule que la démographie en Afrique croit de façon excessive. Dans le cas de notre terrain d’étude nous avons constaté que la démographie décroit sous l‘effet de la baisse de fécondité des ménages.

La deuxième stipule que la pauvreté engendre une plus grande croissance démographique. Ce que nous avons observé sur le terrain nous permet d’affirmer le contraire. En effet, en proie à la survie les pauvres de Bacongo réduisent leur désir d’avoir trop d’enfants ceci par tactique de survie. On assiste dans ce cas à une transition nommée « malthusianisme de pauvreté » qui contredit les théories classiques des transitions démographiques. Toute fois, la prudence nous recommande de ne pas conclure dans le sens d’une transition démographique. En effet, mesurer une transition démographique qui est un « mégaprocessus » nécessite une période assez longue (plus de cinquante ans). Or notre étude s’intéresse à mesurer le comportement de fécondité des dix dernières années découlé à partir de la pauvreté dont les manifestations pourraient remonter à partir de 1984, date de la dévaluation du franc CFA.   

Enfin, l’idée selon laquelle le niveau scolaire des mères est déterminant dans la perspective de la baisse de fécondité n’est pas prouvée. A Bacongo, la baisse de fécondité des ménages n’est pas fonction du niveau d’instruction de la mère. Elle est plus influencée par la réalité économique que par les considérations socioculturelles. 
                                                                              

                                                                 Brice MATINGOU, Publié in Inégalité des revenus et fécondité
                                                                 des ménages entre 1994 et 2004: cas du quartier Bacongo
                                                                          mémoire DEA, Université paris1 Sorbonne, 2004   



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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 11:26

 

 

 

 Photob 001           Bacongo est un quartier ancien de Brazzaville. Il fut crée en 1909, ensemble avec l’agglomération indigène de Poto-poto. Ceci, afin « d’éloigner les autochtones de la cité européenne du centre ville » (BICKOUTA, 1997). Il fut érigé en commune indigène le 1er février 1944 par Félix EBOUE.

A sa création, sa population était homogène, essentiellement composée des originaires de la région du Pool. Ceci est confirmé par BALANDIER qui note : « en dehors des 36,6% des citadins d’origine, environ 57 % des populations proviennent des districts voisins du centre : Kinkala, Boko, Mayama, Linzolo… ». Pour sa part, Poto-poto était constitué par une population hétérogène du fait que plusieurs « membres des groupes ethniques du nord ont été à sa formation » (BALANDIER G., 1985).

Avec l’aspect d’un quadrilatère irrégulier, Bacongo fut partagé en 7 sous quartiers de superficies inégales, les plus anciens étant à la fois les moins étendus et les plus peuplés. Citons :

 

 1 - Dahomey            2 - Kondo                 3 - Mbama

 4 - Mamboni            5 - Bounssana           6 - Mpissa                    7 - Makélékélé   

 

           Deux études, l’une menée au quartier Dahomey et l’autre au quartier Total nous ont  permis de retracer l’histoire de l’urbanisation et du peuplement de l’arrondissement II. Ces études sont complétées par nos enquêtes orales.

Les premiers habitants de Bacongo furent tous des ruraux venus des régions situées au sud de Brazzaville constituées essentiellement des Kongo. Dahomey fut occupé en premier à cause de sa proximité avec le centre ville, ville européenne, lieu de prédilection pour l’emploi. En effet, les ruraux viennent en ville pour y travailler. Ceux qui « réussissent » en ville font venir les membres de leur famille restés au village. Après un hébergement temporaire ceux-ci deviennent « propriétaires » et peuvent à leur tour recevoir les nouveaux arrivants. L’urbanisation est essentiellement verticale. Dahomey ne va plus contenir l’ensemble de sa population à cause de sa superficie. Ainsi, d’autres quartiers vont voir le jour comme Kondo, Mbama et Boutsana (zone très éloignée, d’où son nom « tristesse »).

Vers 1950, à la suite d’une mesure gouvernementale, les habitants de Dahomey sont déplacés et installés au quartier Total, nom tiré de la station service Total. Aux alentours de la station service, les populations improvisent un marché qui devient le marché Total. Proche du marché une zone résidentielle sera implantée. Des maisons furent construites et reparties aux ménages en provenance de Dahomey. Ainsi, fut crée le quartier Total, anciennement pépé (avion), parce qu’abritant le premier aérodrome de Brazzaville.

Il y a deux assertions qui sont évoquées pour justifier ce transfert. La première stipule que le gouvernement craignait les contestations et les révoltes des habitants de Dahomey proche du palais présidentiel.

La deuxième stipule que le gouvernement comptait y construire des gratte-ciel comme ceux de Kinshasa qui donnent sur le fleuve Congo.  

 

             Les années 1960 vont connaître la création de Makélékélé qui va vite dépasser ses limites  et devenir ainsi une commune autonome. Par la suite, des nouveaux quartiers seront crées : la glacière et Mpissa. D’autres seront renommés : Boutsana devient St-Pierre (à cause de la présence sur le lieu d’un édifice religieux). D’autres encore vont naître après un nouveau découpage: l’Amitié (nom d’une école anciennement appelée l’école des filles); Permanence (nom d’un bar dancing) et Nkéoua (nom d’un ancien juge traditionnel).

De nos jours Bacongo est divisé en 9 sous quartiers : 

1 - Glacière                      2 - Dahomey                           3 - Mbama

4 - St Pierre                     5 - Permanence                       6 - Total

7 - Amitié                        8 - Nkéoua                              9 - Mpissa

 

           Sur le plan démographique, Bacongo comptait 73271 habitants, soit 36911 hommes et 36360 femmes pour près de 15 195 ménages, soit 4,8 personnes par ménage (C.N.S.E.E., 1996). Dans l’ensemble, le nombre d’enfants par femme à Bacongo est inférieur par rapport à celui de Brazzaville.

 

                     Taux de natalité                 Nbre d’enfants/ femme à Brazzaville
1974                  51,3°/00                                               7,1

1984                  42,2°/00                                                5,1

1990               32,9 / 35,2°/00                                         4,5

 

          En 1998, dans les conditions nettement meilleures, une étude réalisée à Total, comptait une proportion de 31 % des ménages très pauvres, 47, 6 %  pauvres et  21, 4 %  seulement n’étaient pas touchés par ce fléau. (MATINGOU B. , 1998)

 

          Aujourd’hui, Bacongo offre l’image d’une pauvreté majoritaire. La prolifération des petits commerces d’opportunité visibles dans toutes les rues; la présence  à tous les coins des enfants de la rue et des ‘’petites prostituées’’ sombrent encore le tableau qui ne prête guère à l’optimisme. Il faut dire que les habitants de Bacongo, comme ceux de tous les quartiers sud de Brazzaville, fief de l’opposition, payent le prix fort de leur soutien aux opposants politiques congolais.

Les Kongo, population majoritaire de notre zone de recherche, connus pour leur débrouillardise et leur bravoure y menaient une vie tranquille avant les années 1990. Puis vinrent les guerres : deux guerres civiles : celle de 1993 - 1994 et celle de 1997 qui a conduit les opposants en exile. Ces habitants devenus ’’orphelin’’ politiquement pouvaient encore compter sur leur bonne maîtrise des stratégies de survie. Et ‘’les affaires continuaient à bien marcher’’ jusqu’à ce jour du 18 décembre 1998. C’était le début d’une guerre civile entre une milice armée, appartement au pouvoir contre un groupe des rebelles armés en plein centre de Bacongo, au milieu des civils. Mais après deux jours de combat les rebelles se retirent de la ville pour se réfugier dans le Pool. Ce fut le début de  L’opération Hérode, nom du code de la mission reçue par la milice du pouvoir. Cette opération, comme l’indique son nom, visaient à tuer tous les garçons Bakongo âgés de 15 à 35 ans. On parle de plus de dix milles morts, jamais confirmés par le Gouvernement.  Cette guerre, aux conséquences en perte des biens mobiliers et immobiliers jamais évaluées, a laissé une population ruinée par des pillages, détruite par les viols et traumatisée par les braquages.

Quant aux origines de cette guerre, elles demeurent inconnues, ce qui fait dire à certains qu’elle fut organisée par le pouvoir et perpétrée contre les Bakongo pour les punir. Les punir, c’est à dire, les appauvrir à cause de leur opinion politique et de leur réussite sociale étonnante.  Si on en croit les rumeurs, le pouvoir utilise la pauvreté comme une arme en vue de maintenir ce peuple dans le silence et l’obéissance politique. L’insécurité y règne toujours, les coups de feu sont quotidiens et la peur généralisée à des fins politiques. A Bacongo, les initiatives individuelles sont bafouées, « l’avenir est dans un trou noir et profond » (l’expression couramment utilisée).

        


                                                                                       Brice MATINGOU, Publié in Inégalité des revenus et fécondité
                                                                                       des ménages entre 1994 et 2004: cas du quartier Bacongo
                                                                                       mémoire DEA, Université paris1 Sorbonne, 2004      

 

 

 

 

 

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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 11:17

 

 

 

 

Photob 001Dans une étude réalisée à Brazzaville par le R.P.S.A./ O.C. en 1998 un revenu de 1300 F CFA avait été retenu comme nécessaire pour couvrir les dépenses alimentaires et non alimentaires par personne et par jours. Notre court séjour nous a permis de mesurer cet indicateur et nous pensons qu’il peut donner  des bons résultats malgré l’augmentation du coût de la vie. Pour cela, il faut que les ménages déclarent leurs revenus. Toutefois, il faut souligner que certains ménages ne donnent pas des renseignements sur leurs revenus. Il s’agit dès lors de considérer l’indicateur «  ne savent pas » . En effet, il est logique de penser que plus le pourcentage de « ne savent pas » est élevé moins cette question est saillante dans l’opinion. Et, par conséquent le risque de fausser l’accord ou le désaccord entre pauvreté et fécondité sera élevé. Pour évaluer ce risque, nous allons calculer la valeur absolue du pourcentage de répondants qui ne savent pas. 

D’autres  indicateurs sont reportés dans le tableau analytique des variables et des indicateurs. L’analyse du tableau ci- dessous peut s’éclairer en considérant les éléments justificatifs suivants :

Pour vérifier les indicateurs retenus, il faut que les ménages à enquêter remplissent certains critères. Ces critères devraient nous aider à mieux appréhender la relation pauvreté et fécondité. Nos enquêtes s’intéressent au ménage composé d’un homme (non stérile) et sa femme (non stérile) née entre 1960 et 1980, vivant ensemble depuis au moins dix ans, ainsi que leur(s) enfant(s). Pour les ménages recomposés, seuls les enfants issus de la nouvelle union seront pris en compte. Ces critères de sélection doivent nous permettre de déterminer si leur fécondité est en régression, en stagnation ou encore en accélération.

Par contre, les jeunes ménages sont mis de côté par ce qu’à nos yeux, la relation entre la pauvreté et la fécondité s’apprécie mieux selon une certaine durée. Et, nous pensons qu’une durée de 10 ans est nécessaire pour avoir une bonne perception des données recherchées. De même, pour les ménages où la femme à plus de 45 ans l’absence du désire d’enfants, par exemple, peut avoir d’autres fondements (ménopause par exemple) que la baisse de revenu.

            De même, un écart de cinq ans entre deux enfants peut être interprété comme une fécondité maîtrisée quels que soient les moyens utilisés. Ce qui est tout à fait le contraire d’une fécondité « naturelle » réglée par le sevrage du nouveau-né. Et, une fois que celui-ci a apprit à marcher la mère peut se sentir apte à procréer. Un écart de deux à trois ans est souvent observé. A ce rythme, une femme qui a eu son premier enfant à 20 ans par exemple, dans les conditions normales peut compter jusqu’à 10 enfants avant sa ménopause alors que dans le premier cas le nombre maximum d’enfant serait faible, pas plus de cinq.

Il faut aussi souligner, le niveau scolaire de la mère. Nous avons tenu compte de la détérioration du niveau scolaire dans l’ensemble du système éducatif congolais. Ainsi, les mères ayant arrêté leurs études au collège dans l’ensemble peuvent agir de la même façon que celles qui n’ont jamais été au collège. Nous connaissons encore trop mal comment agissent les mères qui ont un BEPC mais qui n’ont jamais décroché le bac. Pour cette raison, nous les distinguons des autres pour mieux apprécier leur fécondité.

Enfin, l’interprétation des résultats de sondages doit tenir compte de l’erreur d’échantillonnage qui est d’environ 3% pour un échantillon standard de 1500 personnes. Nous ne pouvons être certains de la causalité de la pauvreté sur la fécondité que si le seuil critique dépasse la marge d’erreur d’échantillonnage. Par implication, il faut qu’au moins 53% des ménages pauvres réduisent ou accélèrent leur fécondité pour pouvoir dire qu’il y a accord ou désaccord entre pauvreté et fécondité.       

 

 

 

            Tableau n° 3 : Tableau analytique des variables et des indicateurs

 

 

 

Variable

Attribut

Mesure

Indicateur et seuil critique

 

 

V.I.: Revenu

    

   -

 

 

numérique

+ 1300 FCFA / personne /jour = non pauvre

-  1300 FCFA / personne /jour = pauvre

-   650  FCFA / personne /jour = très pauvre

 

 

 

 

 

 

V.D. :

Nombre d’enfants

  

 

 

 

 

    -

 

 

 

 

 

 

numérique

- 2 enfants dans les dix dernières années = ménage         nucléaire = fécondité réduite

 

 

 3 enfants dans les dix dernières années = fécondité stagnante

 

 

 + 4 enfants dans les dix dernières années = fécondité accélérée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V.I.et V.D.:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Accord / désaccord

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

nominale

Accord = au moins 53% des ménages pauvres et très pauvres ont eu au moins 2 enfants dans les dix dernières années

 

 

Accord = au moins 53% des ménages pauvres et très pauvres ont eu plus de 2 enfants dans les dix dernières années

 

 

Désaccord = au moins 53% des ménages pauvres et très pauvres ont une moyenne d’enfants égale à la moyenne d’enfants des ménages non pauvres 

 

 

V. Intermédiaire:

Instruction des mères

  

diplôme

 

 

nominale

0 = sans diplôme + CEPE

1 = BEPC

2 = BAC et plus

 

 

 

 

 

 

V. intermédiaire

 et V.D.

 

 

 

 

 

 

Accord/

désaccord

 

 

 

 

 

 

nominale

Accord = au moins 53% des ménages réduits dont la mère a au moins le bac

Accord = au moins 53% des ménages élargit dont la mère n’a pas le bac

Désaccord = au moins 53% des ménages réduits dont la mère n’a pas le bac

Désaccord = au moins 53% des ménages élargit dont la mère a au moins le bac

 

 



                    Nous avons retenu un indicateur pour chaque variable d‘explication. Notre souci est de respecter autant que possible les exigences de précision, de fidélité et de validité. Compte tenu des moyens techniques limités que nous disposons, mais aussi pour ne pas allonger ce travail, nous avons retenu les indicateurs déjà utilisés par d’autres chercheurs. 


                                                         Brice MATINGOU, Publié in Inégalité des revenus et fécondité
                                                         des ménagess entre 1994 et 2004: cas du quartier Bacongo
                                                           mémoire DEA, Université paris1 Sorbonne, 2004    

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