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  • : Ce blog traite des causes endogènes et exogènes liées à la pauvreté de l'Afrique. Il fait par ailleurs un pont entre l'Afrique et la France: la françafrique.
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 02:48

Pas un mot. Pas une allusion. Comme l’Elysée l’avait indiqué, François Hollande n’a fait aucune référence au discours de Nicolas Sarkozy de 2007 lors de son allocution très attendue devant l’Assemblée sénégalaise. Là où son prédécesseur avait beaucoup évoqué le présent de l’homme africain «pas entré dans l’Histoire», Hollande a pris résolument le parti d’évoquer le futur. «La meilleure raison de ma présence ici est que je veux vous parler de l’avenir et d’une valeur universelle, que nous défendons ensemble: la démocratie. Le Sénégal est un exemple pour l’Afrique», a expliqué le chef de l’Etat accueilli dans la rue par des Sénégalais brandissant des pancartes où l’on pouvait lire «Le décollage de l’Afrique, c’est maintenant».

>> Revivez le discours du chef de l'Etat à Dakar en direct par ici

Pendant 45 minutes, Hollande a déroulé un texte fignolé dans l’avion présidentiel le matin même. Un discours dans lequel le chef de l’Etat n’a pas manqué de rendre hommage à Senghor, aux  combattants africains des deux guerres mondiales («le sang africain a été versé pour la liberté du monde. Nous ne l’oublierons jamais») mais où il a surtout rendu hommage à ses hôtes. «Quand je vois le nombre de femmes, ici, du peuple sénégalais –un nombre qui a doublé par rapport aux dernières élections- cela m’inspire, au regard de la situation pourtant récemment améliorée en France, une nécessaire modestie », a déclaré le chef de l’Etat.

La transparence des multinationales

Applaudi à plusieurs reprises, parfois de façon polie, Hollande n’a pas échappé à quelques phrases creuses -«l’Afrique est la jeunesse du monde» ou «les femmes, qui en Afrique constituent une formidable force de changement»- tout en s’engageant sur plusieurs thèmes. Notamment sur la fin de la Françafrique. «Le temps de la Françafrique est révolu. Il y a la France et il y a l’Afrique. Il y a le partenariat entre la France et l’Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité», a-t-il lancé, comme d'autres présidents français en début de mandat avant lui. Preuve de sa bonne foi, Hollande a rappelé aux députés comment il avait décidé de mettre fin au ministère de la Coopération remplacé par un ministère du Développement.

Sur ce sujet, le président de la République a exigé une nécessaire transparence dans les relations entre les entreprises qui viennent investir en Afrique, «notamment dans le secteur minier et forestier». Sans prendre d’engagements concrets. Depuis quelques mois, la négociation se joue en fait à un niveau européen où le Parlement tente d’imposer aux multinationales une plus grande transparence. «L’Allemagne et l’Angleterre bloquent mais ça va avancer», promet un conseiller de l’Elysée.

La taxe consacrée à lutte contre les pandémies

Ferme sur les biens mal acquis («nous devons être intraitables face à ceux qui pourraient se croire autorisés à voler les deniers de leur propre pays»), Hollande a répété que la justice française ne ferait pas entrave aux tentatives des peuples africaines de récupérer ces biens achetés par les autocrates déchus.

En matière de développement, Hollande a promis aux Africains qu’une partie de la nouvelle taxe européenne sur les transactions financières serait consacrée à l’aide vers les pays africains. «Pour la France, 10% au moins de son produit ira au développement et à la lutte contre les pandémies qui meurtrissent votre continent: le paludisme, la tuberculose, le sida», a-t-il révélé. «C’est une annoncemajeure. Cette idée, nous l’avons arrachée au ministère du Budget», explique Pascal Canfin, ministre délégué au Développement. Une manne qui pourrait apporter 130 millions d’euros au continent africain.

 Matthieu Goar, à Dakar
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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 00:35

 


 

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 05:28

 

elections

 

L'analyse des résultats de l'élection présidentielle témoigne d'une abstention relativement faible, soit 20%.  Ce qui est un élément positif pour la démocratie, car la démocratie n'est forte que si le peuple y adhère. A vrai dire, le peuple est l'unique acteur dans un régime démocratique, il détient la souveraineté qu'il délègue le temps d'un mandat  à  l'élu.

Mais, ce pouvoir peut être renouvelé ou retiré par le peuple grâce aux élections. Dans le cas de Sarkozy, il espère effectivement que le peuple français lui renouvele sa confiance. Ce  qui n'est pas encore gagné au regard des résultats du premier tour de cette élection.

75% des Français ont voté contre le président sortant. Il espère  tout de même être élu au  deuxième tour avec le soutient  des électeurs du Front  national. Il faut quand même souligner que si Marine Le Pen, la grande surprise de cette élection, a fait le meilleur score de son parti lors d'une élection présidentielle, c'est en partie grâce à Sarkozy qui avait tout promis aux électeurs du M. Le Pen  et qui sont tout simplement déçus. La déception explique en partie le repli vers les extrêmes.  On reste à se poser la question si le vote des partis extrêmes est un vote contestataire ou un vote d'adhésion ?

Car, malgré tout, Melenchon qui réalise 11% fait un bon score même s'il reste loin des sondages qui lui prédisaient 15%.  Plus de 90% de ses électeurs voteraient  F. Hollande.  Il récupère par ailleurs les électeurs de tous les partis de gauche, les verts y compris qui réalisent 2%.

Pour l'heure, les reports  sont favorables  au candidat du P.S. qui du coup devient le candidat de la Gauche  grâce à ses 28%, meilleur score de la Gauche lors d'une élection présidentielle au premier tours. Les sondages lui accréditent plus de 56% contre 44% pour Sarkozy.  

Notons que F. Hollande bénéficierait de plus de 25% des électeurs du Front national. Cette position serait catastrophique pour Sarkozy  qui n'a que les électeurs de M. Le Pen pour renverser  la tendance.  Pour y arriver, finalement il espère avoir trois débats contre F. Hollande. Cette proposition devient une question de vie ou de mort pour Sarkozy et ses partisans. Mais Hollande n'en veut pas car traditionnellement  il n' y a qu'un seul débat entre les -deux -tours.

Il reste tout de même 75% des électeurs de M. Le Pen  que Sarkozy va tenter de séduire pour une deuxième fois après 2007.  Mais, l'U.M.P. n'y croit pas trop car  le Front national compte sur la défaite et l'affaiblissement de la droite traditionnelle pour devenir la nouvelle droite. En effet, M. Le Pen s'est déjà auto proclamé en  leaders de l'opposition face à un éventuel gouvernement de Gauche. Pour parvenir à ses fins, est-elle capable de donner un coup de pouce à Hollande ? Pour l'heure, elle attend dimanche pour prendre ses responsabilités. Mais nul doute qu'il  n'y aura pas de consignes de vote.

Pour Bayrou, le cas peut être différent. Après avoir été le précurseur du Centre neutre, l'homme peut vendre ses électeurs pour un poste à la primature. Le président sortant a d'ailleurs déjà fait la proposition en ce sens. Mais, il est clair que ses électeurs sont à 50% pour Hollande et la moitié pour Sarkozy.  Mais cette équation devient encore plus difficile pour Sarkozy car, il faut trouver un discours qui réconcilie le Centre et l'extrême droite. La magie avait fonctionné en 2007,  mais en face, il y avait Ségolène. On comprend que l'équation n'est plus la même avec Hollande qui ne se dévoile pas malgré des critiques. Ce qui le rend invulnérable et même séduisant  au près de certains électeurs du Front national qui veulent avant tout se débarrasser de Sarkozy et du Sarkozysme, un système qui se définit par sa violence et l'amalgame selon les partisans de la Gauche. C'est aussi l'argument fort de F. Hollande qui présente cette élection comme un référendum pour ou contre le candidat sortant. On imagine aussi que nombreux parmi les électeurs de M. Le Pen choisiront de ne pas choisir, soit 35%. 

 

Pour réussir son pari, Hollande a intérêt  a donner des garanties qu'il ne va pas démanteler les reformes mis en place par le président sortant primo. Secondo, il doit parler aux Français et non plus au peuple de Gauche. Tertio, pousser Sarkozy vers son bilan. On sait que l'homme n'aime pas parler de son bilan car son bilan est son boulet, disait un responsable socialisme.

 

Le pari de Sarkozy est de séduire encore les déçus comme les électeurs de M. Marine à plus de 75% et ceux de Bayrou à plus de 50%. Pour avoir connu l'homme, il en est capable à coup de promesses renouvelées.

 

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 19:37

Photob 001La pauvreté est avant tout le manque de nourriture qui se traduit par la famine. Mais, une famine prolongée devient vite une crise humanitaire. C'est le cas actuellement en Afrique de l'est plus précisément dans la Corne de l'Afrique. Il s'agit des pays comme le Kenya, l’Ethiopie, Djibouti, le nord de l’Ouganda , l’Erythrée, la Somalie, le pays le plus affecté par cette crise humanitaire.

 

Plus de 12 millions de vies sont en danger ce qui fait dire :  «La situation actuelle représente la plus sévère crise humanitaire dans le monde aujourd’hui et la pire crise de sécurité alimentaire depuis la famine de 1991-1992 en Somalie», selon l’ONU.

Si la sécheresse est en grande partie responsable de cette crise, il n'en demeure pas moins que d'autres facteurs ont aggravé la situation de famine. Il s'agit entre autres des milices armées qui prennent des régions entières en otage limitant ainsi l'action des humanitaires. 

 

Toutefois, le manque de politique de prévention des crises alimentaires étonne plus d'un. Comment dans un monde que nous croyons évolué par tous les systèmes de communications, la famine continue-t-elle à sévir de manière surprenante ?

 

L'hypermédiatisation de l'affaire de Strauss-Kann, la guerre en Lybie, la guerre en Côte- d'Ivoire et autres ont déconcentré notre attention sur le sort des millions d'enfants qui vont certainement mourir si d'ici là  les humanitaires ne collectent pas 3 milliards de dollars nécessaires pour les sauver.

 

3 milliards de dollars voilà ce qu'il faut pour sauver 12 millions de vies de la famine. La solidarité internationale va - t - elle faire preuve d'humanité ou d'égoïsme ?

 

Pour l'heure, les princes africains connus pour leur gabegie financière du continent ne semblent pas se préoccuper de cette crise. Une fois de plus, c'est d'Occident que viendront les fonds. C'est encore la preuve de l'enfantillage des Africains incapables de faire face aux crises par eux - mêmes. 

 

Et comme le ridicule ne tue pas, les princes africains qui devaient se réunir pour aider la Corne de l'Afrique ont décidé de reporter la Conférence de plus de deux semaines. Une décision prise malgré l’extension de la famine.
famine_1.jpg
«Une conférence sur la situation dans la Corne de l’Afrique qui était initialement prévue le 9 août est à présent fixée au 25 août à Addis Abeba», a annoncé l’UA dans un communiqué, sans fournir d’explication à ce report.

L’annonce de ce report intervient au lendemain de l’annonce par l’ONU de la propagation de la famine, déjà déclarée La conférence de l’UA devrait réunir des princes d’Etat africains, des représentants des blocs économiques régionaux et d’autres partenaires internationaux. 

A ce jour, l’Union africaine a débloqué 500’000 dollars de fonds d’urgence pour cette crise.
Ironie du sort ? Denis-Sassou Nguesso, le prince congolais avait fait don le mardi 19 avril 2011 (Télé Congo) d’une enveloppe de 500.000 dollars à l’Etat japonais victime d’un terrible tremblement de terre suivi d’un tsunami . Oui, vous avez bien lu. Sassou_et_le_japon.jpg
Le Japon avait-il réellement besoin de cet argent ? Officiellement les autorités japonaises n'avaient jamais sollicité l'aide financière internationale.

 

Une première conférence internationale d’urgence s’est réunie la semaine dernière à Rome mais les ONG ont critiqué les donateurs pour la faiblesse de leur engagement. La France qui rapine l'Afrique a promis 10 millions de dollars contre 50 millions pour la Grande Bretagne et 53 millions pour la Norvège.

 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 09:04

 

Photob 001D'abord il faut noter la différence de nature  et de densité axiomatique entre la nation et le nationalisme. Tous les nationalismes se réclament de la nation, mais le critère unique de cette dernière fait défaut. Le nationalisme est plus facile à définir et à connaître que la nation. De même que nous savons mieux ce qu'est une religion qu'un dieu, nous voyons plus clairement les traits communs des nationalismes que la forme universelle de la nation. Le nationalisme est une idéologie qui comporte fréquemment certains caractères de gnoses et des religions. C'est avant tout un instrument de légitimation et de mobilisation politique, mais il apporte aussi  des éléments de salut personnel et collectif, par certains aspects, il touche au sacré, au contraire du libéralisme.

 

Par ailleurs, il faut éviter deux pièges:

1- Ne garder comme référence le nationalisme et de considérer que la nation est impossible à connaître. C'est le cas des pays de langue anglaise.

2- Sacrifier le nationalisme à la nation, pour trouver la bonne définition de la nation en ne considérant les nationalismes que comme des variantes pathologiques qui s'en écartent. C'est la tendance en France.

 

Le nationalisme peut être confondu mais ne se confond pas avec le patriotisme. On distingue ainsi les nationalismes de libération, d'émancipation et d'invention étatique qui ont vu le jour pendant la décolonisation.

La vague nationaliste  est aussi à l'origine de l'effondrement, sans précédent , du système communiste qui se nourrissait à la fois de nationalisme et d'internationalisme. Par ailleurs, à partir de 1848 ( le printemps des peuples en Europe), Cavour et Bismark, chacun de son côté réalisera l'unité italienne pour le premier et l'unité allemande pour le second sous la puissance de l'énergie nationaliste.

 

Le nationalisme est donc porteur d'universalisme et de particularisme. En France, le nationalisme a été nourri par les Lumières pendant et après la Révolution. 

 

De la même façon, le nationalisme a connu quelques réussites étonnantes : le sursaut patriotique russe qui a assuré le triomphe du stalinisme pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

De tout ce qui précède, il ressort que le nationalisme est un sentiment, pas la nation. Cette dernière est un groupe de personnes partageant la même langue, la même histoire, la même culture et ayant le désir de vivre ensemble. C'est dans ce sens que nous parlons de la nation française, nation américaine...images--17-.jpg

 

Il n'en demeure pas moins que c'est de façon abusive que ce concept s'emploie dans la situation de la France car, il apparaît très clairement que tous les Français n'ont ni la même culture ni la même histoire. Il y a trop de frontières entre les Français musulmans et les Français catholiques, je parle de dynamiques culturelles et de traditions contrastées et contradictoires. Ces frontières fragilisent la nation. Aucune surprise dès lors si leur rencontre mal gérée, mal canalisée produit du tumulte et de la fureur. 

 

Ce qui est un élément explicatif du rejet d'une catégorie des français par une autre catégorie. Ce rejet n'est pas de nature à nourrir le désir de vivre ensemble. Il s'alimente à partir des manipulations politiciennes du front national et d'une bonne partie de la droite républicaine. Il n'est donc pas étonnant que le pays se fissure. Dans ce cas, c'est l'idée de la nation française, dont la construction remonte au moyen-âge, qui est remise en cause. Il est bien entendu clair qu'une nation n'est pas éternelle.

Si nous étions plus courageux que cela nous aurions déclaré la fin de la nation ou la fin des nations comme il est avéré que nos nations ne subsistent que par la force et la puissance des Etats alors que c'est par la force du peuple qu'elles devaient vivre. Au fond, nous pouvons nous demander si le nord et le sud de l'Italie ont   quelque chose en commun. Cette interrogation est aussi valable en Allemagne entre l'est et l'Ouest malgré la réunification du pays. Nos nations n'ont d'existence que des discours des politiques.

 

La fin des nations ?

Or l'idée de nation a succédé à l'ethnie. La nation avait réussi à mettre au point des mécanismes de régulation et d'intégration des différentes composantes ethniques. C'est là toute la force de nos Etats modernes. Mais comme nos Etats sont frappés et affaiblis par toutes sortes de crises les nations se désagrègent. Devant le vide ainsi crée, le retour des ethnies devient la solution de la facilité: dehors l'immigré !

 

La chasse de l'immigré, de l'étranger est la caractéristique des sociétés arriérées. Ce retour vers un passé lointain réduit le citoyen de la nation en citoyen ethnique: le réveil identitaire. Il ne s'agit pas, comme certains l'affirment, de simples mouvements d'humeur, le temps d'un caprice. Mais, d'une vraie crise qui se traduit  par le refus de l'autre:  l'apogée de la xénophobie relayée par les politiques en mal d'électeurs.

 

Le retour  des ethnies  sur la base des ressemblances anthropologiques dévoile la faiblesse de la solidarité imposée et de la cohabitation forcée de plusieurs communautés ethniques. L'ethnie pose ainsi entre autres problèmes celui des revendications identitaires et celui de la fin de la nation qui met en péril l'existence de l'Etat..

La fin de la nation française laisse place  aux solidarités primaires. Le citoyen ethnique se pense et se veut exclusif. Il perçoit la nation comme une abstraction aliénante: source de désordre.  Le citoyen ethnique  se croit au centre du monde; hors de lui, tous sont des barbares. Incapable de s'ouvrir aux autres par son intolérance spontanée, instinctive. Il est donc aisé de comprendre pourquoi l'ethnie a été et est au coeur des multiples guerres qui ont endeuillé et endeuillent les hommes.

 

Le citoyen  ethnique, le citoyen du terroir en tournant le dos à la nation refuse ainsi de s'élever et se rabaisse à sa condition primitive, la forme primaire de l'homme non évolué: les hommes du terroir sont  liés  par un lien naturel, le sang. Aveuglés par les politiques, les citoyens ethniques ne croient pas en l'union européenne et en la mondialisation, trop avilissantes à leur entendement. Ces nostalgiques du passé ont adopté le repli sur soi comme une tactique de survie. Il s'agit ni plus ni moins que d'une forme de  refus de toute sorte d'ouverture. Ce discours  de démondialisation trouve tous ses arguments dans ce qu'ils veulent faire passer en nationalisme du XXI e siècle. La vérité est qu'il a tout d'un nationalisme ethnique qui prône la révolution gauloise.

 

Or, les hommes ont formé les nations quand ils ont évolué. Quand ils sont sortis de leur carapace ethnique, ils ont dépassé leur différences culturelles et anthropologiques, parfois morphologiques pour s'ouvrir aux autres. Se dépassement a exigé des sacrifices: l'abandon relatif du soi pour l'adoption relatif de l'autre. 

 

La nation n'est pas la forme achevée de la société humaine. Mais elle est la forme intermediaire, plus évoluée que les terroirs ethniques, moins évoluée que ce que j'appelle de mes voeux, la Nation humaine, le village planétaire, la forme la plus évoluée de la nation et l'union européenee achevée sous la forme d'une fédération en est l'étape décisive.

 

1er étape :              Ethnie

2ème étape           Nation

3ème étape           L'Europe fédérale+ Amérique fédérale+ Afrique fédérale + Asie fédérale +Océanie fédérale

4ème étape           Nation humaine ( la forme la plus évoluée vers laquelle aspire l'humanité, une société débarrassée de toutes les frontières).

 

 

C'est dire que la constitution des nations actuelles (encore inachevées) ne se situe qu'à la deuxième étape dans la construction de la Nation humaine.  La construction et l'achévement de l'union européenne en sera la troisème étape. Cette étape exige plus de solidarité, de fraternité et d'humanité.

 

Quelles sont nos chances d'aboutir à la troisième étape ?

 

 

De la même manière que nos nations sont en péril, c'est réciproque en ce qu'il s'agit de l'Union européenne. L'union est à la croisée des chemins. Les citoyens ethniques  déjà embarqués dans la nation sans leur agrément  envisagent la  disparition et un retour à la nation. Nous savons que le retour à la nation n'est qu'un prétexte pour terminer la course à l'ethnie. C'est la revanche de l'ethnie.

La disparition de l'Union , l'idée n'est plus tabou. La question est évoquée plus ouvertement de nos jours. L'élément déclencheur de ce débat est sans nul doute la crise grecque qui nécessite une solidarité qui se chiffre à plus de 450 milliards d'euros. 

La crise grecque pose un problème dont les réponses divisent l'opinion. Faut-il continuer à aider la Grèce au détriment du bien être d'autres européens ?

 

Pour les citoyens ethniques la réponse est claire : non à la solidarité. C'est le sauve qui peut. A chaque ethnie son destin. Il n'est pas question d'envisagerer un avenir commun avec les "pauvres", les irresponsables, les nouveaux barbares economicus. En adoptant cette attitude, on se croit fermement à l'abri de la crise. Et pourtant, la France est loin d'avoir échappé à la crise.  

 

images--18-.jpgPour les eurosceptiques et les europhobes ethniques européens, il s'agit d'être lucide, car aider financièrement les Grecs se fait au détriment du bien être des ethnies directement et cela pour des dizaines d'années. Dans ce cas, la solution qui tienne est de sortir de la zone Euro et de l'union européenne comme une sorte de repli sur soi- même. Se repli, même si on ne le dit pas, ne sera pas salutaire pour des milliers d'immigrés qui trouvent en l'Union et en ses institutions notamment la cour européenne des droits de l'homme un rempart qui leur garanti des droits et des libertés. 

Il est donc possible que ces immigrés ne trouvent plus leur place en France par exemple. Dans cette condition, il n'est pas exclu qu'ils quittent le pays. Ce qui accéléra de ce fait même le retour des ethnies et mettra en péril la nation française car la nation ne tient que si tous ses enfants ont le désir de vivre ensemble. 

 

Pour les autres, les europhiles, la crise grecque est l'occasion plus que jamais de réaliser l'Europe sous la forme d'une fédération. Dans ce cas, les nations abandonnent leur souveraineté et leur autonomie. Cette Europe solidaire invite les États membres à plus d'union dans le sens d'une vraie assemblée européenne et d'un gouvernement de l'Union. C'est construire l'Europe rêvée par Victor Hugo en 1849 quand il parlait de "L'Europe, mon pays" au Congrès de la paix. L'Europe rêvée par Robert Schuman (1886-1963) celle qui prend appui sur la solidarité, la démocratie et la dignité humaine et qui partage une monnaie unique dont l'objectif premier est le maintien de la paix comme l'avait souligné E. Izraelewicz in "L'arrivée de l'Euro".

 

Mais cette Europe demande un autre effort qui invite au dépassement des nationalités pour vivre à l'européenne : citoyen de l'Union comme le stipule l'article 8 du traité de Maastricht..

 

La citoyenneté européenne, c'est une nouvelle nationalité autour des valeurs démocratiques et des droits de l'homme et du citoyen. Dans cette Europe fédérale achevée, qui est la dernière étape avant la Nation humaine, toutes les grandes décisions sont européennes.Des petites questions de type pour ou contre la binationalité, pour ou contre le bac perdent leurs sens car dans cette Europe l'homme devient multiple, déraciné du terroir ce qui ne veut pas dire exclu de celui-ci.  L'Europe  fédérale est donc la forme évoluée qui met fin aux nations européennes.  La nation européenne fait appel à plus d'ouverture, ce qui est une dynamique naturelle pour les hommes évolués.

 

Sans conclure, il apparaît aisément, que la fin des nations, dans le sens qu'on leur donne est inéluctable car pour les europhobes il s'agit de refuser l'Europe et se replier sur soi ;  ce qui conduit inéluctablement au retour des ethnies. Par ailleurs, les europhiles ne proposent pas autre chose que la fin des nations pour plus d'Union : l'Europe  fédérale.

 

Mais, par dessus tout, la forme la plus évoluée est celle qui bannit toutes les frontières de la vie et toutes les frontières entre les hommes. Ma nation, c'est le monde. Nous n'avons qu'un seul monde, une seule terre. L'Homme accomplit est celui qui a dépassé toutes les diversités sans les gommer. Ce monde aux identités multiples est possible et réalisable. C'est la forme la plus opposée à l'ethnie. On est avant tout citoyen du monde comme le rêvait Alexandre le Grand. Notre religion sera celle de l'amour. C'est la formation de la communauté des saints.

Il sera indispensable d'avoir aussi une monnaie unique car selon Izraelewitcz "Des peuples ayant dans leur poche une même monnaie  sont moins enclins à  se faire la guerre que les peuples ayant chacun leur propre monnaie : telle est très profondément, la conviction qui a guidé les parents de l'euro."images--19-.jpg

 

 

 

Mais, les mentalités des citoyens ethniques sont encore retardées. Au lieu de fusionner, elles s'affrontent. Au lieu de se dépasser, elles se replient. On comprend que le meilleur ennemi d'un  tel monde est l'ethnie qui refuse l'autre parce que culturellement, anthropologiquement différent.  L'ethnie est le premier obstacle à franchir, à surmonter. L'homme non évolué ne renonce pas facilement à ses prérogatives ( exemple: celle de croire son ethnie supérieure ). Nous ferons face à de telles résistances. Les hommes non évolués n'abandonnent pas aisément leur folie. 

 

 

 

J'ai fondé mon espoir  sur la réalisation d'un tel monde même si cela tardera à venir. La mondialisation et l'internet  se situent dans cette dynamique qui consiste à réduire les distances et à rapprocher les hommes.  Il s'agit de constituer la famille humaine susceptible de vivre en paix, en sécurité et en liberté avec un gouvernement mondial qui garantirait une citoyenneté commune aux peuples. Dans un tel monde la guerre paraîtra aussi absurde et sera impossible entre Paris et Tripoli qu'elle serait impossible entre Brazzaville et Rio, entre et Kinshasa et Moscou...

 

Un jour viendra où chacun sans perdre ses qualités distinctives et sa glorieuse individualité se sentira plus utile dans un monde supérieure et fraternel où les esprits s'ouvriront aux idées comme le soulignait déjà V. Hugo.

Un jour viendra où nous ne voterons pas pour le prince de notre ethnie  mais pour un gouvernement mondial en charge des affaires de la Nation humaine. 

 

 

 La Nation humaine fait appel à un double sinon triple effort d'ouverture, ce qui est une dynamique naturelle pour les hommes évolués. Nationalistes , Humanistes unissons-nous !   

 

 

 

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 23:03

Photob 001La question que tout le monde, je veux parler des hommes épris de paix et de justice, se posent : pourquoi s'engager militairement en Libye et supplier la Syrie sans engagement militaire ? En quoi les civils lybiens sont plus précieux que les Syriens ? Pourquoi cette injustice internationale n'a plus honte d'agir à visage decouvert   ? 

 

 

Officiellement, l'intervention contre la Kadhaffi serait motivée par la volonté de la communauté internationale de protéger les civils libyens.

 

Qui est réellement la communauté internationale ? Il s'agit d'un groupe d'imposteurs qui nous prennent pour des cons et décident en lieu et place et l'opinion et de la volonté des peuples. Il s'agit de Sarkozy et  Cameron         qui veulent en découdre avec Kadhaffi. Pour y arriver, ils ont convaincu Obama de les soutenir militairement. Pour que la pilule soit moins amère auprès de l'opinion, il a fallu deux jours de négociations à l'ONU, une résolution instituant une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.  La résolution autorise le recours à la force contre les autorités libyennes de Mouammar Kadhafi  si elles attaquent les opposants au régime En effet, la résolution adoptée par le Conseil autorise "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils et imposer un cessez-le-feu à l'armée libyenne.Lybie

 La Chine et la Russie qui ont compris la magouille se sont abstenues mais n'ont pas utilisé leur veto pour bloquer l'adoption du texte. Les trois autres pays qui se sont abstenus sont l'Allemagne, l'Inde et le Brésil. 

 

Aujourd'hui, le monde assiste avec impuissance les massacres perpétrés par le président Bachar al-Assad contre son peuple qui réclame le pluralisme politique et la fin des injustices. En réponse, Bachar al-Assad a, pour l'heure, décrété une amnistie générale de tous les crimes politiques et a levé l'état d'urgence en vigueur dans le pays depuis 1963. Plus de 1100 personnes auraient été tuées depuis le début de la révolte. Les arrestations se comptent aussi par centaines.

Pourquoi les civils syriens ne sont-t-ils pas protégés  par la fameuse communauté internationale ?

 

Des déclarations fusent : « Le monde ne doit pas rester silencieux face aux événements qui se passent en Syrie». Déclaration de l’ambassadeur britannique aux Nations unies qui a introduit avec son collègue français un projet de résolution pour condamner la Syrie devant le Conseil de sécurité, mais le texte suscite beaucoup de réticences, en particulier de la part de la Russie qui pourrait poser son veto.LE%20C~1

 

Même si cette résolution était adoptée, il n'est pas question d'une intervention militaire. C'est à se demander à partir de combien de morts la communauté internationale se donne- t- elle le droit d'intervenir militairement dans un pays ?

 

Malgré l'urgence en Syrie, l'attention de nos dirigeants est ailleurs : « Nous savons très bien, et cela a été dit par les autorités françaises, que nous n’allons pas nous engager dans des opérations militaires contre la Syrie. Le Conseil de sécurité veut faire ce qu'il peut faire, c’est-à-dire appeler les autorités syriennes à engager un dialogue politique. On voit que le pays est en train de sombrer dans une spirale de la violence. Cette spirale entraîne des pertes humaines de plus en plus importantes chaque week-end. Nous voyons bien que les Syriens n’arriveront pas à écraser leur propre peuple. Nous les appelons donc à un dialogue politique. » 

 

Ceci est dit clairement. Il nous revient de trouver les mobiles qui ont poussé Sarkozy a agir contre Kadhaffi puisque nous avons clairement compris que derrière la résolution visant la protection des civils libyens et non syriens, il y a autre chose qui ne dit pas son nom.2104 loi urgence

 

Il s'agit pour la France et la Grande Bretagne de faire comme les U.S.A. en Irak, chasser le prince au pouvoir afin de s'emparer du pétrole de son pays. Et avec les bénéfices tirés d'une telle entreprises résoudre les dégâts causés par la crise financière. 

 

Comment nous en sommes arrivés là ?

 

 l’Histoire retiendra que l’année 2008 est marquée par une crise financière mondiale plus grave que celle la Grande Dépression de 1929. Toutes les économies des pays industrialisés ont subi des conséquences qui marqueront encore longtemps le libéralisme.

Pour une première fois, le monde découvre l’horreur du libéralisme caractérisé par l’abondance des crédits, la recherche d’un profit maximum et la dérèglementation à tout prix. Cette crise s’accompagne de nombreuses pertes d’emplois soit, à cause des licenciements, soit à cause des fermetures des usines, ou encore à cause de la stratégie de survie de l’entreprise. Le chômage augmente. Aux U.S.A., pays où est née la crise, de nombreuses familles perdent leurs maisons car elles ne peuvent plus honorer leurs créanciers. Par ricochet, certaines grandes banques (plus de 150, uniquement aux U.S.A.), symboles du capitalisme, font faillite.

Ainsi, en Occident, au milieu de l’abondance alimentaire, la pauvreté refait surface. On parle de la renaissance de la pauvreté. En France, les associations comme le Secours catholique et les Restos du cœur, qui offrent des aides alimentaires aux familles démunies, ont vu le nombre de personnes inscrites sur leurs listes augmenter de 2,3%, en l’espace de deux ans.

Il est certes vrai que la nature de cette pauvreté n’est pas la même que celle des pays du Sud mais la menace est réelle. De même, la crise financière actuelle n’est pas la première de l’Histoire ; elle est seulement plus brutale, plus ample et plus profonde que toutes celles qui l’ont précédée.

Face à cette crise et celle de voir tout le système s’écrouler (économies nationales et mondiales), les pays leaders de la planète, réunis au sein du G201 se sont mobilisés avec plus de 3 000 milliards de dollars de plan de relance et de sauvetage. Ils renflouent l’épargne des banques afin de soutenir la consommation des ménages et de la production.

Le problème est que ces plans de sauvetage n'ont pas stoppé l’effondrement, ou mieux, la crise. Malgré tout, ces pays en l'occurrence la France, le Royaume-uni, le Portugal, la Grèce connaissent la récession économique.

Celle-ci oblige certains à recourir aux méthodes qui ont fait leur preuve dans le passé : le capitalisme sauvage qui consiste à rapiner pour la survie. Ce fut le cas en Côte - d'Ivoire. C'est aussi le cas de la Libye.

 

Pourquoi la Libye serait -elle la solution à la crise ?

 

 

D'abord, parce que Kadhaffi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.
 C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.

Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. 
 

Ensuite, Kadhaffi a du pétrole dont les bénéfices d'une intervention milittaire pourraient faire dissiper les dégâts de la crise en Occident.

Même si on reste encore loin du record de 140,73 dollars atteint le 4 janvier de cette même année, la flambée du pétrole inquiète les marchés actions. La bourse de Paris perdait 1,5% mardi matin après avoir déjà abandonné1,44% lundi. Le titre Air France KLM enregistrait la plus forte baisse (-4,4%). Les bourses européennes et asiatiques étaient pareillement dans le rouge.

Si Bahreïn, le petit royaume du Golfe, n'est plus un exportateur pétrolier d'importance, ce n'est pas le cas de la Libye. Le pays du colonel Kadhafi est le 4ème producteur africain et le deuxième exportateur du continent. Au niveau mondial, sa production arrive au 12èmerang. La Libye représente ainsi environ 2% de la production mondiale, avec 1,8 million de barils par jour. De plus, le pays dispose d'importantes capacités de raffinage. 

L'Italie est la première concernée par la crise car elle importe le quart de cette production. La compagnie pétrolière italienne ENI y est un des principaux exploitants. Le groupe est d'ailleurs fortement lié au pouvoir libyen, avec un capital détenu à 7,5% par des proches de Kadhafi. Ce qui pourrait en faire une cible potentielle des manifestants. Lundi, le titre a perdu plus de 5% à Milan.

L'Italie n'est pas la seule concernée. L'Allemagne, la France et l'Espagne sont également des clients privilégiés du pétrole libyen. La France importe environ 130.000 barils par jours, pour une consommation d'environ 2 millions quotidiennement, soit 6,5%. Total exploite deux grands champs en Libye. Un seul est situé à terre et donc susceptible d'être rapidement affecté par les troubles. Lundi, l'entreprise indiquait que les deux zones de forage fonctionnaient normalement. Mais avec l'évacuation d'une partie de ses expatriés, la situation pourrait évoluer.

La présence de stocks importants dans les pays de l'OCDE suffit à écarter toute possibilité de pénurie.

 Néanmoins, déjà structurellement élevés, les prix du pétrole souffriront encore plus d'un éventuel tarissement des exportations libyennes. Il pourrait obliger, à moyen terme, à un relèvement des quotas de production de l'OPEP.ifp-institut-francais-petrole 20 Mardi matin, l'un des principaux champs de forage du pays est d'ailleurs à l'arrêt selon Al-Jazeera.

 

Enfin, selon Sarkozy, Kadhaffi ne se presse pas de concrétiser les contrats que ce dernier avait signé l'or de son passage en France. Or, Sarkozy comptait énormement sur cet achat.  

En effet, à l'occasion de ce voyage, les Français proposent à la Libye quantité de matériels militaires produits dans l'hexagone. Une seule interdiction formelle est alors opposée en CIEEMG (Commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre) par le ministère de la Défense : les équipements de vision nocturne de dernière génération. Kadhafi les souhaitait pour notamment surveiller ses frontières au nom de la lutte contre l'immigration clandestine. Pour le reste, les Libyens ont signé avec plusieurs industriels français un contrat de très modeste rénovation de 12 Mirage F1, pour 10 millions d'euros par avion, avec 60 % de marge bénéficiaire. Les Libyens auraient volontiers fait moderniser leur flotte pour beaucoup plus cher, en dotant leurs avions d'équipements performants. Ces rétrofits sont un classique...

Mais Dassault s'y est opposé, pour vendre des Rafale. En réalité, malgré l'optimisme français, cet espoir s'est révélé sans objet : la Libye voulait un "vrai" Rafale doté de ses équipements - y compris les missiles - les plus performants, quand Paris voulait, lui, vendre très cher des avions "light". Kadhafi s'est donc adressé à la Russie pour lui acheter des Sukhoï 35 Flanker Plus et des Mig 29 Fulcrum... Paris a également profité de la libération des infirmières bulgares en 2007 pour vendre à la Libye des missiles antichars Milan (168 millions d'euros) et un réseau de communication sécurisé Tetra pour sa police (128 millions d'euros). Pour le reste, plus de deux milliards d'euros de contrats étaient en discussion ces derniers mois entre la France et la Libye, portant sur des hélicoptères d'Eurocopter ( dix AS550 Fennec, 12 AS332 Super-Puma, 3 EC165 Tigre), un système de radars de surveillance aérienne avec Thales, la remise à niveau des vieilles vedettes Combattante pour les Constructions mécaniques de Normandie, la rénovation des Crotale II (Thales), celle de chars de combat T-72, des vedettes OCEA pour les forces spéciales, etc. Autant de négociations aujourd'hui remises aux calendes grecques...


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Published by Brice MATINGOUT - dans ACTUALITE
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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 23:29


Les mensonges de la guerre de l'occident contre la Lybie
Les vraies raisons de la guerre en Lybie.
Jean-Paul Pougala (*)
TEXTE  TAILLE

A- Les vraies raisons de la guerre en Lybie

1-Premier satellite Africain RASCOM 1


C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient  disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.  

L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.

C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.

Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de258559-jpg 147731 Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.

2. Fond Monétaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine des Investissements


Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne  et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare :
- la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye,
- la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège,
- la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans.

On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes,  La France, la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques.  Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller »
3- Unions régionales comme frein à la création des Etats Unis d'Afrique

Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne.

L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort-né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA, l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.


4-Kadhafi, l'Africain qui a permis de laver l'humiliation de l'Apartheid


Kadhafi est dans le coeur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux  pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid.
C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour  Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne.

Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s'arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu'ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour  rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela.  Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?

B- Ceux qui veulent exporter la démocratie sont ils des démocrates?


Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font laChirac Villepin 0 guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama, Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.

La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuel de jugement et d’appréciation  ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France, l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas.  Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre « Contrat Social » que : « il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais».  Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :

1-
Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. Sous cet angle, c’est la Lybie  qui répond le mieux  aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne, des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans.
Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres.  On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger.  Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.

2-
 Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter  que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement.  Les Occidentaux se dé finissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.

3-
 L’égalité dans les rangs et dans les fortunes.   Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.

4-
PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?

Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme  « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc...

Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ?  Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale  dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB.

La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion. Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : «  Malo periculosam libertatem quam quietum servitium  -traduction : S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.

C- Quelles leçons pour l'Afrique?


LE%20C~1Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord  serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye, l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.

C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.

L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.

Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.

Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder  le peuple africain.

Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disante communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu de place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité.
Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° après un tour à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.

La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.

Genève le 28/03/2011

Jean-Paul Pougala  


(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.
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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 10:33

 

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Benghazi.gifDisons à la communauté internationale, ces fripouilles aveuglés par toutes sortes d'intérêts, faibles et complaisantes au tyran que si, malgré leur courage, des opposants de Kadhafi  sont vaincus, la population de Benghazi est massacrée dans son combat pour la liberté, elle sera responsable de leurs cadavres. 

 

Dans leur guerre terrible que ces hommes ont entrepris pour la libetré contre la tyrannie, Kadhafi a eu la communauté internationale pour alliée en raison de son inaction. Les U.S.A., la Chine, la Russie, La France, le Royaume- Uni etc sont aussi responsables et aussi dangereux que Kadhafi qu'ils laissent massacrer son peuple. 

 

En tous temps et en tous lieux où un tyran déchire sa patrie et torture son peuple, la communauté internationale qui se veut démocratique doit punir les ennemis du peuple au nom des valeurs et des droits de l'Homme et du Citoyen. Ceux qui affament leur peuple, s'il existe des preuves, sont tenus de répondre de leurs ignominies devant le monde. 

 

La communauté internationale doit protéger le peuple devant la force des tyrans  qui n'ont qu'un seul but d'établir leur pouvoir.

Nous disons à la communauté internationale  de repousser avec horreur les perfides moyens que Kadhafi emploie pour réoccuper Benghazi.

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 09:11

Photob 001La question divise l'opinion internationale. Le Conseil de sécurité des Nations-Unies, l'OTAN, l'Union Européenne ne sont pas d'accord sur la meilleure stratégie à adopter. La seule question qui fait l'unanimité est celle de savoir si Kadhafi  doit quitter le pouvoir.

La deuxième question, qui est aussi la plus ardue, faut-il intervenir militairement contre Kadhafi ? Divise les gouvernants: certains comme Sarkozy veulent  y aller pendant que d'autres hésitent.

 

Pourquoi hésite-t-on ?  Les Occidentaux le savent, ils ont vendu des armes à Kadhafi. Ils ont formé ses meilleurs généraux. Le tout sous  fond de contrats pétroliers. Économiquement, l'homme était rentable.

 

Mais à la faveur des révolutions tunisiennes et égyptiennes, les opposants libyens tentent de renverser leur guide, Kadhafi au pouvoir depuis 42 ans.

Ils le savent, pour que leur révolution aboutisse, ils doivent donner des garanties à leurs futurs partenaires: les clients du pétrole libyen.

 

 

Ainsi, certains Occidentaux voient dans ces opposants des partenaires susceptibles de remplacer le tyran. Pour être  crédible, l'opposition doit prouver sa capacité d'achat  des armes occidentales  nécessaires pour résister et faire triompher leur révolution contre l'armée de Kadhafi. Ils doivent aussi accepter de signer des contrats pétroliers, aux meilleurs prix, sous une forme compensatoire.  

 

Si toutes ces garanties sont données, l'opposition libyenne deviendrait plus rentable que Kadhafi. Et puisqu' économiquement la France est en panne, Sarkozy n'a pas pu résister  aux promesses des opposants libyens. La258559-jpg 147731 France est donc prête à intervenir militairement en Libye. 

 

En agissant de la sorte, les révolutionnaires en sortiront heureux dans l'aboutissement de leur révolution. Ce qui est une bonne chose. Mais c'est, avant tout, les Occidentaux qui en sortiront gagnants économiquement.  Une intervention militaire sur la base de ces intentions est donc dangereuse.

 

L'Occident peut-il intervenir en Libye sans arrière pensée liée au pétrole ? Beaucoup d'esprits se posent sérieusement la question. Et pourtant, il y a  la nécessité d'agir en urgence.

 

En effet, humanitairement et moralement, l'humanité ne doit pas assister sans rien faire pendant que Kadhafi fait tout son possible pour massacrer la population révoltée. La communauté internationale ne doit pas tolérer de tels massacres.

Nous sommes tous coupables d'une telle indifférence choquante.

 

Notre humanité si elle est positive doit secourir et soutenir l'opprimé, le faible contre son bourreau. Notre humanité doit soutenir et défendre le peuple contre le tyran avant toutes les autres questions liées  à la géopolitique, au commerce ou à l'immigration. Il s'agit avant tout de s'engager pour empêcher Kadhafi de faire  plus de morts:  l'homme en est capable.

 

Il est urgent de sauver des vies en Libye; car nous sommes tous frères en humanité. Défendre les civils libyens, c'est une affaire de coeur pas d'intérêts. 

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 10:42
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