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  • : Ce blog traite des causes endogènes et exogènes liées à la pauvreté de l'Afrique. Il fait par ailleurs un pont entre l'Afrique et la France: la françafrique.
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 23:25
1. L'urbanisation du monde
a. Un phénomène millénaire en accélération rapide à la fin du XXe siècle
Les villes apparaissent simultanément dans différentes régions du monde vers 3000 ans avant J.-C. (Egypte, Mésopotamie, vallée de l'Indus) et se développent par la suite sur l'ensemble de la planète. 

Le XXe siècle est le siècle de l'explosion urbaine pourtant lorsqu'il commence, il n'y a que 10 % de la population mondiale vivait en ville. mais au cours du siècle, le mouvement d'urbanisation s'accélère et les effectifs urbains ne cessent de gonfler atteignant 50% de la population mondiale en 2000.
b. La concentration de la population dans de très grandes villes
La deuxième moitié du XXe siècle est marquée par une accélération de la croissance des villes. Le taux d'urbanisation est de 30 % en 1950, 45 % en 1995 et devrait atteindre 62 % en 2025. Les villes sont plus nombreuses et les très grandes villes plus peuplées : 19 villes regroupent plus de 10 millions d'habitants dont Tokyo (27,5 millions de personnes en 2000), Mexico (18,1 millions) au point que les métropoles sont parfois définies comme desmégapoles lorsqu'elles concentrent la majeure partie des effectifs urbains et des richesses produites par le pays. Près de 500 villes dépassent le million d'habitants.
2. A l'échelle de la planète, une croissance urbaine à deux vitesses
a. Un « Nord » en croissance ralentie
Dans les pays développés, les taux d'urbanisation atteignent les 75 % (74 % en Europe, 77 % en Amérique du Nord, 72 % en Australie), exprimant une urbanisation qui s'est engagée précocement, renforcée par le mouvement d'industrialisation (fin XIXe et XXesiècles). Depuis 20 ans, le mouvement s'est ralenti (0,5 % par an en Europe, en Russie et au Japon). La stabilisation de la démographie et les mesures destinées à contenir l'immigration accentuent le ralentissement. L'Amérique du Nord fait figure d'exception (1 % par an) car son taux d'urbanisation est soutenu par l'arrivée des immigrants.
b. Le rythme soutenu des villes dans les PED
L'urbanisation est très rapide dans les PED. Les taux d'urbanisation sont encore faibles (34 % pour le continent africain, 25 % pour l'Asie du Sud, 40 % pour l'Asie du Sud-Est) mais les taux annuels de croissance urbaine sont élevés (4,3 %/an en Afrique, 3,2 en Asie). Les raisons sont multiples : très fort exode rural (60 % de l'accroissement des effectifs urbains), forte natalité urbaine pour des populations qui conservent les modèles de fécondité des campagnes dans des pays en pleine transition démographique, forte attractivité urbaine sous l'impulsion de la ville, symbole de la concentration des richesses, du progrès et de meilleures conditions de vie. La concentration d'effectifs supérieurs à la capacité des villes des PED se traduit souvent par des logiques inverses.
3. Les formes du regroupement urbain
a. La progression spatiale des villes
La croissance urbaine ne se traduit pas uniquement par la concentration des populations et par l'augmentation des densités urbaines, mais aussi par une croissance spatiale. La ville s'étend au fur et à mesure de sa croissance démographique. Par exemple, Los Angeles ou Caracas (Venezuela) s'étendent sur 10 000 km2 (plus que la superficie de la Corse !). L'extension urbaine aboutit à l'intégration de villes périphériques dans le tissu urbain ou à la liaison des villes entre elles par des cordons urbains, formant des conurbations.
b. Les regroupements des villes : mégalopoles et nébuleuses
Le regroupement des populations dans les villes a créé des zones de forte densité de peuplement. L'Europe occidentale, le Nord de l'Inde, l'Est de la Chine forment aujourd'hui de vastes nébuleuses urbaines. Lorsque les banlieues de très grandes agglomérations multimillionnaires se rejoignent comme aux Etats-Unis (de New York à Boston) ou au Japon (Tokyo-Osaka), on parle plus volontiers de mégalopoles.

 

L'essentiel

La population urbaine de la planète atteint 3 milliards de personnes en 2000. Elle se regroupe dans des villes de dimensions variables mais on compte 19 très grandes villes (de plus de 10 millions d'habitants). L'accélération de l'urbanisation du monde depuis 1950 est liée à l'explosion démographique mondiale et à l'industrialisation. Le taux d'urbanisation de la planète est de 45,3 % en 1995, mais il faut noter une forte différenciation entre les continents aux taux d'urbanisation élevés (supérieurs à 70 %) et les continents en cours d'urbanisation (Afrique et Asie notamment) où les taux de croissance annuels sont particulièrement élevés (4,3 % en Afrique). L'urbanisation se manifeste également par l'extension de la ville qui aboutit à la création de très grandes villes (mégapoles) et de régions où la concentration urbaine est très forte (nébuleuses urbaines) lorsque les agglomérations ne se rejoignent pas (mégalopoles).

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 23:13
1. Les systèmes agricoles et l'environnement
a. Les agrosystèmes traditionnels
Dans les pays du Sud, pour faire face à la croissance démographique, la jachère a été abandonnée et la déforestation généralisée. Les sols sont maintenant épuisés et il faut avoir recours aux engrais et à une consommation d'eau toujours plus importante. 
Ces systèmes traditionnels dans les pays du Sud ont rompu leurs équilibres, car en Afrique comme en Amérique latine ou en Asie, la nature était ménagée avant l'intensification des cultures et leur diversification. 
En Afrique, les jachères laissaient les sols se reconstituer et les terrasses en Asie et même en Amérique latine évitaient l'érosion. Ce n'est plus le cas maintenant. 
Les pays du Sud ne sont pas les seuls dans les agricultures traditionnelles à avoir négligé l'environnement : l'usage croissant de pesticides et d'engrais provoque des pollutions qui gagnent les mers. La France en est un bon exemple car ses littoraux atlantiques sont envahis par les algues vertes. Elles sont le résultat du déversement en mer des nitrates transportés dans les rivières par le ruissellement.
b. Les systèmes productivistes
Ces systèmes sont surtout répandus dans les pays du Nord, mais on en trouve dans les pays en voie de développement. Ils sont très agressifs vis-à-vis de l'environnement. L'usage intensif des produits chimiques est dangereux mais en plus, les techniques agricoles des systèmes productivistes ont des effets pervers sur la nature : si on prend par exemple les barrages, indispensables pour répondre aux besoins en eau des paysans, ils entraînent, en aval, la baisse du niveau des nappes phréatiques et la désertification plus ou moins réversible des sols en Europe comme aux Etats-Unis. 
Le barrage d'Assouan dont on espérait de grands bienfaits, a permis l'extension des terres agricoles mais l'absence de contrôle des quantités d'eau utilisées entraîne des phénomènes de salinisation. 
Les labours suivant les courbes de niveau pour faciliter le travail agricole ont également, dans les pays du Nord, et surtout aux Etats-Unis, entraîné la perte presque définitive de terres agricoles en l'absence d'entretien régulier. Ce phénomène, dans les années 1930, a été appelé la dust bowl. Les sols n'étaient pas protégés de l'érosion par la végétation. 
Les paysages ruraux, enfin, ont été modifiés dans le sens de l'uniformisation. Que ce soit pour les Américains ou les Européens, l'environnement a changé, car il a fallu, pour cause de surproduction, réduire les surfaces cultivées. De plus, les efforts pour valoriser les terres de montagne ou les terres des hautes latitudes en Europe du Nord ont été annulés. Ces terres marginales trop coûteuses à entretenir, sont retournées à l'état de friches.

2. Les OGM et l'environnement
a. Définition
Les OGM sont des plantes dont le patrimoine génétique a été modifié par l'insertion d'un ou plusieurs gènes provenant d'un autre organisme vivant. Ces plantes, et bientôt les animaux transgéniques, doivent résister aux maladies et s'adapter aux contraintes des milieux en offrant des rendements élevés. Le maïs transgénique est l'OGM le plus célèbre. 80 % des essais d'OGM ont été faits aux Etats-Unis.
b. Les OGM, un enjeu pour la planète
Les Etats-Unis, depuis 1994, ont commercialisé la tomate transgénique « Mac Gregor ». En 1997, 34 plantes transgéniques étaient autorisées à la vente dans le monde entier dont du coton, des endives, des pommes de terre, du tabac, du soja, etc. et commercialisées par des multinationales. Les scientifiques n'assurent pas qu'une catastrophe provoquée par une pollution génétique soit impossible à long terme. Les gènes de résistance aux herbicides et aux virus introduits dans certaines variétés risquent de passer d'une espèce à l'autre et d'envahir les champs. 
Ces aliments du futur sont entre les mains des pays riches qui ont la maîtrise de ces innovations et détiennent les moyens de les diffuser partout, sur tous les champs de la planète.

 

L'essentiel

Les systèmes agricoles des pays développés ou des pays en développement ne sont pas toujours soucieux de l'environnement. Ce dernier paie le prix fort de l'augmentation des productions sur toute la planète. Les différents types de systèmes agricoles ont donc des conséquences parfois néfastes pour la nature.
Les manipulations génétiques dans les années 1960 (OGM) constituent de nouvelles menaces pour l'environnement.

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 23:04
1. Récupération, stockage et distribution de l'eau
a. Des disponibilités en eau favorables aux Etats situés en amont 
Afin de contrôler l'eau et de l'utiliser à leur profit, les sociétés humaines ont développé des méthodes de contrôle partiel des flux. Les équipements favorisant la rétention d'eau (barrages-réservoirs) se sont développés. Dans cette logique, les territoires situés dans la partie amont des vallées et des grands bassins hydrographiques bénéficient d'un atout considérable. Les parties supérieures des vallées alpines, les grandes vallées du monde (Danube, Volga, Euphrate ou le Yangtze avec le barrage des Trois Gorges), la plupart des massifs montagneux ont permis l'établissement de barrages. L'aménagement de ces derniers afin d'établir de grands réservoirs n'est pas l'apanage des montagnes, comme le montre le barrage d'Itaipu à la frontière entre le Brésil et le Paraguay. La plupart des barrages permettent également de produire de l'énergie (hydroélectricité).
b. Les équipements de puisement et de stockage
On recense aujourd'hui dans le monde sept fois plus de barrages qu'en 1950. Ils permettent dans bien des cas la régularisation de l'écoulement et l'étalement dans le temps de la disponibilité en eau. Les réservoirs qu'ils forment constituent des stocks d'eau extraordinaires mais la déperdition est importante (évaporation, notamment dans les zones arides et semi-arides). Différents équipements et techniques existent pour accéder à l'eau : des stations de pompage dans les nappes phréatiques, des forages afin de récupérer l'eau des aquifères (terrains contenant de l'eau) fossiles et des usines de dessalement pour le « raffinage » des eaux maritimes.
c. Les moyens de distribution
Les équipements permettant la distribution des eaux sont inégaux, car les Etats ne disposent pas tous de vastes « rivières artificielles » telles que les conduites. Sur terre, plusieurs milliards d'individus n'ont pas d'accès à l'eau courante et utilisent divers moyens pour s'en procurer : quête quotidienne (Sahel-Soudan par ex.), recours aux puits ou aux fontaines municipales (Afrique, Indonésie...), transport de l'eau potable par véhicule... Les équipements (conduites, canaux de dérivation) servent souvent à alimenter des zones privilégiées de cultures irriguées (littoral nord-africain, vallées fluviales) ou à alimenter les villes (ex. : au Maroc, au moins cinq conduites alimentent Casablanca et une sixième est en construction).
2. Les grands aménagements hydrauliques et leurs effets
a. La naissance de nouveaux paysages
La construction des barrages a pour effet de créer des lacs artificiels en plein cœur des déserts (barrage d'Assouan, avec le lac Nasser et barrage Atatürk, en Turquie). L'inondation des vallées perturbe les paysages et entraîne également des recompositions spatiales qui modifient l'image des régions concernées (ex. : le paysage du vieux Tignes, dans les Alpes françaises, situé dans une vallée à fond plat ne ressemble en rien aux stations entourant l'actuel lac de Tignes).
Enfin, le stock d'eau et ses utilisations potentielles (agriculture, alimentation urbaine) favorisent un développement rapide d'activités permettant de créer artificiellement des paysages agricoles (périmètres irrigués) ou d'accroître les capacités d'accueil des villes et par conséquent leurs dimensions.
b. Les conséquences environnementales
Les conséquences sont variées : le stockage et le déplacement dans des canaux à ciel ouvert favorisent l'évaporation de l'eau, ce qui augmente la concentration des sels minéraux. L'irrigation est ainsi à l'origine de la salinisation des sols : à l'échelle mondiale, on estime que 24 % des terres irriguées (soit 60,2 millions d'hectares) sont affectées par une salinisation sérieuse pouvant nuire aux capacités de production des sols (20 millions d'hectares - 36 % des terres irriguées - en Inde, 5,2 millions - 27 % - aux Etats Unis, 2,5 millions - 12 % - dans les pays de l'ex-URSS).
c. Les enjeux politiques et stratégiques
Noyer des vallées entières dans des régions où les sociétés rurales sont implantées depuis des siècles n'est pas sans poser des problèmes à différentes échelles :
- à l'échelle de la vallée d'abord comme par exemple celle du Yangtze, le barrage des Trois Gorges va entraîner la destruction de 4 500 villages et le déplacement de 1,5 million de personnes, mais il permettra de réguler (espère-t-on) les crues du fleuve ;
- à l'échelle régionale, le contrôle des eaux par les aménagements de stockage peut également permettre d'exercer des pressions sur les Etats situés à l'aval (ex. : projet d'aménagement de trois barrages dans la partie chinoise de la vallée du Mékong, inquiétant tous les Etats de la péninsule indochinoise).
L'essentiel

Les aménagements hydrauliques se sont développés rapidement au XXe siècle avec une accélération depuis 1950. L'Egypte fait office de précurseur avec le projet du barrage d'Assouan. Aujourd'hui, les barrages-réservoirs, les équipements de pompage, de forage et de dessalement constituent les infrastructures les plus efficaces pour la production énergétique et le stockage ; ce dernier étant destiné à limiter les effets de l'irrégularité de l'approvisionnement des villes et de l'agriculture. Les effets de ces aménagements sont à la fois paysagers, environnementaux, et géopolitiques.
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 22:45
1. Le « Pétrole bleu »
a. Un potentiel dépassé par l'utilisation des sociétés moyen-orientales
Les ressources globales estimées à 17 000 m3/hab./an en 1950 passent à  7 000 en 2000 et les projections pour 2025 sont  estimées à 5 000 m3/hab./an . 

En 1985 la région comptait encore 2 pays excédentaires en eau mais en 2000, tous les Etats de la région sont menacés de pénurie ou sont fortement déficitaires.
b. Une ressource recherchée et rare
L'eau est une préoccupation essentielle pour les Etats de cette région. L'Arabie Saoudite puise dans des nappes fossiles 82,5 % de son eau (forages en plein désert). Le dessalement engendre des coûts élevés puisque la production d'un litre d'eau douce vaut entre 1,8 et 2,7 $. A cela, il faut ajouter une fragilité stratégique de ces sites de production. La politique de recherche et de production de l'eau de l'Arabie Saoudite lui a permis de devenir autosuffisante en 1985 (légumes, fruits, produits laitiers, poulets et blé, qui est même exporté vers d'autres pays de la région).
2. Une ressource au cœur des programmes d'aménagement
a. La multiplication des aménagements de stockage
Dans les régions arides et semi-arides du Moyen-Orient, les Etats cherchent à retenir l'eau sur leur territoire national. Tous les Etats ont élaboré des politiques de grands aménagements (barrage d'Assouan et lac Nasser en Egypte, plusieurs dizaines de barrages contrôlent l'écoulement des eaux du Tigre et de l'Euphrate en Turquie, Syrie et Irak d'amont en aval). Les barrages sont nécessaires au développement agricole mais peuvent être à l'origine de tensions politiques régionales. La multiplication des barrages en Turquie (barrage Atatürk et projet GAP) a pour effet de réduire le débit de l'Euphrate de 37 % à son entrée en Syrie, tandis que celui du Tigre a diminué de 24 % à son entrée en Irak.
b. Les aménagements de production
La production est réalisée par les usines de dessalement de l'eau de mer. Vingt-deux grandes usines de dessalement sont situées le long du golfe Persique ou de la mer Rouge. Les usines ont pour mission d'alimenter les grandes villes et des systèmes de conduites alimentent les villes de Riyad, Médine, La Mecque et Taëf en Arabie Saoudite.
c. Les conséquences des aménagements sur les paysages
Le stockage (barrages-réservoirs) et la redistribution des eaux (transfert ou dérivation) ont pour effet de faire « reverdir le désert ». Les périmètres irrigués circulaires, les vallées de culture forment des oasis étonnantes par leur taille. Ainsi, le canal « parallèle » au Nil (canal de Touchka) et la « Nouvelle Vallée » permettent de développer les productions agricoles. Toutefois, les problèmes naissent lorsque les cours d'eau alimentent plusieurs Etats.
3. L'eau : un enjeu géostratégique dans les conflits de la région 
a. L'importance des considérations hydrauliques
En Palestine également, les revendications territoriales sont liées aux conditions d'accès à l'eau. Depuis 1967, l'occupation du Golan, de la Cisjordanie et de Gaza donne à Israël toute latitude quant à l'utilisation des eaux (pompage des eaux du Golan, utilisation des ressources venant de la nappe phréatique de Cisjordanie et de la nappe littorale). Depuis la guerre du Liban et l'établissement d'une zone de sécurité dans le Sud-Liban, un projet s'est développé pour détourner une partie des eaux du Litani vers le Jourdain, ce qui provoque de vives oppositions à l'échelle régionale.
b. Les déséquilibres de prélèvement
Sur un prélèvement total de 710 millions de m3/an (le potentiel se limite à 740 millions de m3/an), Israël et les implantations israéliennes puisent 530 millions de m3/an et les Palestiniens seulement 180 millions de m3/an. Le partage des eaux est inégal et Israël intègre 80 % des eaux de Cisjordanie dans son réseau national et surexploite la nappe littorale (en cours de salinisation). Israël absorbe 86 % des ressources en eau, les colons des territoires occupés 4 % et les palestiniens 10 %. Ces prélèvements ont permis à Israël de développer une agriculture irriguée puissante et fortement exportatrice (agrumes notamment) qui absorbe à elle seule 62 % des eaux consommées dans le pays.
L'essentiel 

A l'échelle planétaire, les ressources en eau disponibles par habitant diminuent de manière alarmante. L'approvisionnement en eau est devenue d'autant plus essentielle pour les Etats du Moyen-Orient que la population des Etats a augmenté, s'est urbanisée et que les pays ont diversifié leurs activités de production. Pour répondre à ces besoins, les Etats mettent en place des politiques nationales de stockage et d'utilisation de l'eau pour leur propre économie, ce qui n'est pas du goût des Etats situés dans les régions à l'aval des bassins-versants. Les conflits d'usages ont provoqué des tensions vives entre la Turquie, la Syrie et l'Irak, mais c'est en Palestine que les conflits concernant l'usage et les ponctions sur les nappes phréatiques atteignent une acuité dramatique dans la mesure où ils accentuent les tensions politiques qui trouvent de nouvelles raisons de cristalliser les antagonismes.
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 22:33
1. Les pollutions sont liées à l'intensification des activités humaines
a. Des pratiques délétères
L'industrialisation et l'urbanisation dans la seconde moitié du XIXe et pendant le XXe siècle ont développé des pratiques néfastes au devenir des sociétés humaines. Dans certains secteurs de la mer Baltique et de la mer de Barents ou de Kara, du matériel militaire (explosifs, déchets chimiques datant de deux dernières guerres, déchets nucléaires) est immergé et représente un risque de pollution potentiel pour les zones de pêche.
Des études américaines ont montré que les pesticides (DDT notamment) se trouvaient en teneur importante dans les courants océaniques de grande profondeur, à l'origine de la chaîne alimentaire.
b. Les pollutions des eaux continentales
Les concentrations urbaines et celles des zones industrialisées sont à l'origine de l'augmentation des effluents (rejets liquides ou gazeux liés à une activité humaine). Avant les années 1960, 1/5e des eaux du Rhin était utilisé pour la consommation industrielle et urbaine, alors qu'il n'existe quasiment pas de système d'épuration pour traiter les rejets chimiques des usines suisses (Sandoz-Bâle), françaises (Rhône-Poulenc, potasses de Mulhouse), allemandes (BASF, Bayer), et néerlandaises (Shell, Unilever). Depuis les années 1960, les boues contaminées (cadmium, mercure, nitrates...) dans le port de Rotterdam sont tellement importantes que leur écoulement  n'est plus possible.
2. La pollution : un enjeu majeur pour les sociétés et les pouvoirs publics
a. Les perturbations de l'environnement
Les effets des pollutions sur les écosystèmes sont considérables : eutrophisation (réduction de l'oxygène dissous dans les eaux lacustres) entraînant une destruction de la faune, modification biologique de la faune (changement de sexe de certaines espèces de poisson dans la basse Seine). Le lac Léman (entre Suisse et France) illustre les problèmes des pollutions combinées : le lac a connu des pollutions à la fois agricoles, industrielles, et urbaines (développement industriel du Valais, traversé par le fleuve et certains affluents). En Bretagne, les pollutions d'origine agricole (engrais chimiques, excédents de lisiers rejetés, produits phytosanitaires) ont eu des effets dramatiques sur les cours d'eau de la région.
b. Les problèmes sanitaires
La ville de Redon (Bretagne) fait par exemple régulièrement l'objet d'interdictions de consommation de l'eau courante en raison de pointes de potabilité médiocre. Les villes des pays en développement sont également touchées. L'augmentation rapide de la population est supérieure à la possibilité de développer des réseaux d'adduction d'eau. Le quartier de Pikine (banlieue de Dakar) a vu se développer des méthodes non contrôlées d'accès à l'eau (récupération des eaux de pluies, creusements de puits dans des nappes souvent souillées). De plus, la gestion et l'adduction de l'eau sont confiées à des compagnies privées qui suppriment les bornes fontaines dans les quartiers (souvent les plus pauvres) où les populations ne peuvent pas honorer leurs factures d'eau.
3. Quelles solutions ?
a. Les tentatives de régulation des activités polluantes
Dans le cas du Rhin, les Etats du bassin versant (France, Allemagne, Suisse, Luxembourg, Pays-Bas) ont tenté de trouver une alternative à l'utilisation du fleuve comme « égout » industriel et urbain. En 1963, ils créent la CIPR (Commission Internationale pour la Protection du Rhin). Après des années de simple contrôle, la CIPR propose en 1989 un plan de dépollution accepté par les Etats riverains. L'Escaut, largement affecté par les pollutions industrielles et urbaines du Nord de la France et de la Belgique fait l'objet d'un plan international (1997) destiné à sauver le cours d'eau.
b. Le contrôle des affluents
Depuis les années 1980, les pouvoirs publics ont mis en place des politiques de contrôle et ont favorisé le développement d'installations d'épuration des eaux. Dans le cas du lac Léman, les berges ont été « ceinturées » de 160 stations (sur les rives françaises et suisses) complétées par des campagnes en faveur de la réduction des produits contenant des phosphates (lessives, engrais). De même, on crée des systèmes permettant de recueillir séparément les eaux pluviales et les eaux usées. La situation est plus satisfaisante, mais les efforts de dépollution sont longs et coûteux (près de 100 millions d'euros du côté français et 1 milliard de francs suisses pour les stations de la ville de Lausanne).

 

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 02:35

Étude d¹un document : Vertus et vices de la constitution athénienne 

Le document à étudier est un extrait d¹une pièce de Théâtre d¹Euripide (480-406 av JC)  un athénien auteur de nombreuses pièces.Dans cet extrait Thésée,héros athénien mythique et un Hérault thébain (de la cité de Thèbes) comparent le système politique de leur cité.


" THÉSÉE : [1]
Notre cité n'est pas au pouvoir d'un seul homme: elle est libre. Son peuple la gouverne:
tour à tour, les citoyens reçoivent le pouvoir, pour un an . Elle n'accorde aucun privilège à la
fortune. Le pauvre et le riche y ont des droits égaux.
LE HÉRAUT THÉBAIN : [2]
La cité dont je viens est gouvernée par un seul homme, et non par la foule. Personne ne la flatte ou ne l'exalte par son éloquence, personne ne la tourne ou la retourne selon son seul intérêt particulier [Š] D'ailleurs comment le peuple, qui n'est pas capable de raisonnements droits, pourrait-il mener une cité sur le droit chemin? Un pauvre paysan, même instruit, en raison de son travail, ne peut consacrer son attention aux affaires publiques.
THÉSÉE :
[Š ] Pour une cité, rien n'est pire qu'un tyran. Sous la tyrannie, les lois ne sont pas les mêmes pour tous [Š] l'égalité n'existe plus. Au contraire, sous le règne des lois écrites, pauvres et riches ont les mêmes droits. Le faible peut répondre à l'insulte du fort, et le petit, s'il a le droit pour lui, peut l'emporter sur le grand. La liberté, elle est dans ces paroles: "Qui veut donner à l'assemblée un sage avis pour le bien de la cité ?". Qui veut parler se met en avant, qui n'a rien à dire se tait. Peut-on imaginer plus belle égalité entre les citoyens?"
Euripide , Les Suppliantes ; vers 404 et suivants ( date : environ 422 av. J.C.)
 
[1] Thésée : héros mythique d'Athènes
[2] héraut thébain : messager de la cité de Thèbes. Rivale d'Athènes, Thèbes est gouvernée par un tyran.


1-Présentez ce document en rappellant quel est le rôle du Théâtre dans la cité d¹Athènes au Veme av JC.

2-Surlignez le passage dans lequel Thésée caractérise le régime politique de la cité d¹Athènes.Quel est ce système politique?

3-Quels sont pour Thésée les vertus (avantages) de ce système politique ?Quels principes politiques et juridiques sont ici définis?

4-Comment le ³peuple² athénien ³gouverne t-il² la cité d¹Athènes au Veme av JC ?Peut-on réellement parler comme Thésée d¹un gouvernement de la cité par l¹ensemble du peuple ? (justifiez)

6-A quel autre système politique Thésée oppose t-il celui d¹Athènes.Quel est son point de vue sur ce système ?

7-Quels sont pour le thébain les vices (défauts) du système politique athénien?Ses reproches sont-ils justifiés?D¹après vos connaissances ,quels sont les autres ³vices² du système politique athénien?

8-En conclusion quel est le but recherché par l¹auteur de ce document?


 

 

 

 

ÊTRE CITOYEN A ATHÈNES AU VEME AV JC/EVALUATION (2)


Discours de Périclés en 431 avant JC. (Éloge d¹Athènes et de ses morts) rapporté par Thucydide
(Histoire de la guerre du Péloponnèse)


Au cours de la célébration des funérailles des soldats morts la première année de la guerre
du Péloponnèse (Guerre contre Sparte),Périclés prend la parole.

  Notre système politique n¹a rien à envier aux lois de l¹étranger.
  Nous sommes nous mêmes des exemples non des imitateurs .
  Du fait que  chez nous les choses dépendent d¹une majorité
  et non d¹une minorité notre régime a pris le nom de démocratie.
  En ce qui concerne nos différends,l¹égalité est assuré à tous par
  la loi et chacun obtient la considération en raison de son mérite,
  et la classe à laquelle il appartient  importe moins que sa valeur
  personnelle.,enfin nul n¹est gêné par sa pauvreté ni par l¹obscurité
   de sa condition sociale s¹il peut rendre des services à la cité...
  La liberté est  notre règle dans le gouvernement et dans nos relations
   quotidiennes.C¹est par nous mêmes que nous décidons des affaires,
  que nous en faisons un compte exact:Pour nous la parole n¹est pas
  nuisible à l¹action,ce qui l¹est c¹est de ne pas se renseigner par la
  parole avant de se lancer dans l¹action....En un mot, je l¹affirme,
  notre cité dans son ensemble est l¹école de la Grèce.

 



1-Présentez le document en indiquant quelle est sa nature, qui est son auteur (que savez-vous de lui ? ),dans quelles circonstances et devant qui il a été prononcé et quel est le thème général
de ce discours.

2-Relevez ou surlignez le passage dans lequel l¹auteur définit le système politique d¹Athènes. Quel principe politique définit-il?Quels sont pour l¹auteur, les mérites de ce système politique ?

3-D¹après vos connaissances,cette description de la cité d¹Athènes et de son système politique est-elle exacte ou faut-il la nuancer ? (Argumentez)

4-En conclusion,indiquez quel est selon vous le but de ce discours (Aidez vous de la dernière phrase).

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 02:33

 

 


 

Commentaires

     Ce devoir s’inscrit dans la partie du programme de seconde intitulée " le citoyen à Athènes au Ve siècle av . J.C.

 


 

Devoir

L’éphébie à Athènes au Ve siècle av. J.-C.

 

     " Les jeunes gens sont inscrits parmi les membres du dème(1) à l’âge de 18 ans. Au moment de l’inscription, les membres du dème, après serment, prennent leur décision par un vote (...). Cela fait, le conseil (la boulè) soumet les inscrits à un examen [de vérification]. Leurs père (...) élisent les trois citoyens qu’ils estiment les plus honorables et les mieux à même de prendre soin des éphèbes (...). Ces chefs, après avoir réuni les éphèbes, commencent par faire avec eux la tournée des sanctuaires, puis se rendent au Pirée où ils tiennent garnison (...). Le peuple nomme aussi à main levée deux instructeurs et des maîtres qui leur apprennent à se battre comme hoplites, à tirer à l’arc, à lancer le javelot, à manœuvrer la catapulte. Il est alloué aux éphèbes 4 oboles par tête. (...) Ils passent ainsi la première année de l’éphébie. La seconde année, une assemblée du peuple est tenue au théâtre et les éphèbes y sont passés en revue. Ils reçoivent alors de la cité un bouclier rond et une lance, effectuent des rondes militaires et tiennent garnison dans les forts (...). A l’expiration des deux années, ils sont désormais confondus avec les autres citoyens ".

 

(1) dème, plus petite division administrative de l’Attique.

 

Aristote, La Constitution des athéniens, 42, 1-5, vers 330 av. J.-C.

 

Questions :

  1.  

     

  2. Présentez le document (nature, date, auteur, contexte…)
  3.  

     

  4. Expliquer ce qu’est un éphèbe et en quoi consiste l’éphébie.
  5.  

     

  6. A quelle vérification peut procéder la Boulè ? Quel est le rôle de la Boulé dans les institutions athéniennes ?
  7.  

     

  8. Quel nom donne-t-on à l’assemblée du peuple ?
  9.  

     

  10. Montrez en vous appuyant sur des exemples du texte qu’Athènes est une cité démocratique.
  11.  

 


 

L’éphèbie à Athènes au Ve siècle av. J.C.

Correction

       

  1.  

  2. Ce document est un extrait d’une œuvre littéraire, " La constitution des athéniens ", qui est un traité politique rédigé par Aristote vers 330 av. J.-C.
  3.  

     

  4. Un éphèbe est un jeune homme athénien qui accompli son service militaire ou éphèbie, entre 18 et 20 ans, pour devenir citoyen. La première année l’éphèbe reçoit une instruction militaire, la seconde il doit tenir garnison dans des forts.
  5.  

     

  6. La Boulè est un conseil permanent de 500 citoyens tirés au sort chaque année parmi l’ensemble des citoyens. Cette institution est chargée de préparer les séances de l’assemblée des citoyens, et de contrôler les magistrats. D’après ce texte elle vérifie également que les jeunes éphèbes remplissent bien les conditions pour devenir citoyen, c’est à dire être fils d’un père citoyen et d’une mère fille de citoyen.
  7.  

     

  8. L’assemblée du peuple (ou des citoyens) porte le nom d’Ecclesia.
  9.  

     

  10. Athènes est une cité démocratique, c’est à dire que le pouvoir appartient au peuple. En effet, on observe dans le texte que les décisions sont à tous les niveaux prises démocratiquement à la suite d’un vote : les membres du dème prennent leurs décisions par un vote ; les pères des éphèbes élisent les trois citoyens qui seront les chefs des éphèbes, et le peuple élit de son côté des citoyens chargés de l’instruction militaire des éphèbes.
  11.  

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 02:25




Nous allons maintenant comparer la citoyenneté dans deux puissantes cités du temps de l’antiquité opposées de part leur époque comme de leur situation géographique. Athènes était une cité dominant une petite partie de la Grèce appelée l’Attique. Nous étudierons celle-ci lors de l’apogée de sa démocratie, au 5ème siècle avant JC. 

Contrairement à Athènes, l’Empire Romain dominait toute la côte de la mer Méditerranée. Nous l’étudierons lors de son changement de régime politique, de la république à l’empire, du 1er au 3ème siècle après JC. 

Un citoyen est un Homme qui jouit de plusieurs droits et doit s’acquitter de devoirs. Nous nous demandons alors s’il n’y a pas des différences entre la citoyenneté à Athènes au 5ème siècle avant JC et celle de l’Empire Romain 7 siècles plus tard. 

Afin de répondre à cette question, nous verrons dans une première partie les points communs et les différences des droits des citoyens à Athènes et dans l’Empire Romain. 
Dans une seconde partie, nous verrons les points communs et les différences des devoirs des citoyens à Athènes et dans l’Empire Romain.
Dans une troisième partie, nous verrons les points communs et les différences de l’acquisition et l’extension de la citoyenneté à Athènes et dans l’Empire Romain. 



Grâce à la composition ci-dessus, nous avons pu répondre à la question posée précédemment. 
Il y a donc bien des différences entre la citoyenneté à Athènes au 5ème siècle avant JC et celle de l’Empire Romain du 1er au 3ème siècle après JC. 

Elles concernent surtout l’égalité des citoyens à Athènes et le fait de deux rangs sociaux dan l’Empire romain : les homonestories et les humiliores. Ces derniers devront rester toute leur vie au service des homonestories. Ces différences concernent également l’acquisition et l’extension de la citoyenneté. 

Cette dernière étant totalement opposée de l’Empire Romain à Athènes. Nous avons prouvé que malgré ses différences selon les époques, la démocratie est depuis longtemps utilisée et qu’elle repose sur les mêmes fondements.

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