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  • : Ce blog traite des causes endogènes et exogènes liées à la pauvreté de l'Afrique. Il fait par ailleurs un pont entre l'Afrique et la France: la françafrique.
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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 20:34

Photob-001.jpg LES REPUBIQUES DES ETHNIES

  Depuis la colonisation, on constate avec amertume, que plus de la moitié des guerres en Afrique sont d’origine ethnique, car les relations interethniques ne sont pas soudées à l’intérieur des territoires. Les Koongos, par exemple, ont toujours rêvé de reconstituer leur royaume. Ils gardent entre eux des bons rapports, mais où qu’ils soient, ailleurs comme à l’intérieur des Républiques nouvelles, le sentiment du vivre ensemble avec d’autres ethnies ne subsiste presque pas.  Ce sentiment d’hostilité est également ressenti par d’autres ethnies à l’égard des Koongos. De fait, les pays africains dans leur forme actuelle ne sont pas faits pour devenir des Nations étant donné qu’ils concentrent en leur sein des peuples trop différents, et qui voudraient le rester ; « les divisions, l'ethnicité… empêchent l'émergence des nations.»[1]A l’origine du désordre, il y a l’acte de Berlin de 1885 qui regroupa des ensembles sociaux liés par des rapports d’hostilité dans un même territoire. Par ailleurs, l’absence de l’Etat dans ces pays complique encore la situation. Il est important de souligner que les grandes Nations européennes étaient à l’origine formées de communautés ethniques différentes par leurs cultures et diverses par leurs niveaux d’organisation. Mais ces ethnies ont fondu en un tout vivant au bout d’un cheminement long et difficile soit ? la volonté manifeste de vivre ensemble soit encore ? par la force des l’Etats. En Afrique, les ethnies ont été contraintes, de cohabiter sur un même territoire. Tant que l’Européen était là, cela semblait  tenir, par la terreur bien sûr. Dans ce rôle, les nouveaux dirigeants échouent. Ainsi, chaque ethnie, pour mieux être servie, lutte-t-elle pour placer quelqu’un des siens plus haut. Et le dirigeant dans ces conditions-là, est tout simplement l’otage de son ethnie car incapable de s’élever au-dessus de son groupe primaire.  Cette atmosphère s’épaissit d’autant plus que l’espace à partager, la ville, reproduit à l’identique les espaces ruraux ethniques. De la ville européenne, on passe à la ville-ethnicité. Il faut souligner que par principe la ville européenne est née suite au développement économique. En Afrique, la ville n’est pas consécutive au développement économique, ce qui fait d’elle un espace de loisir permanent. En lui conférant cette dimension, la ville devient tout simplement un poids.



[1] Ngoïe-Ngalla D. (3)

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 20:29

Photob 001POIDS DES VILLES

La ville, contrairement à la campagne, était un espace à deux visages : le centre ville où vivaient les Européens et leurs principaux auxiliaires indigènes et, séparés,  des nombreux quartiers en voie d’aménagement pour recevoir les vagues de nouveaux urbains. Ils venaient en ville soit, pour travailler chez les Occidentaux, soit, pour continuer leurs études. Une fois en ville, ils y restaient à vie même après la fin des études. En ce sens, « l’école a été au cours des dernières décennies un des vecteurs les plus efficaces de l’urbanisation, quel que soit le niveau considéré de la hiérarchie urbaine.»[1] Ils devenaient des demandeurs d’emplois. Les colons étaient les seuls pourvoyeurs d’emplois. La ville ne tenait que grâce à eux. Le salaire gagné finance l’acquisition d’une parcelle qui constitue le préalable à la construction populaire dans les villes africaines parfois sans permis de construire, ni architecte. La maison une fois achevée devient un ‘’centre d’accueil’’ pour des ‘’frères et sœurs’’ restés à la campagne. Chacun imitera le même schéma qui à moyen terme conduit à la croissance spontanée de la ville.

Quand les Africains accèdent à l’indépendance, les Européens quittent l’Afrique. Le premier acte que les dirigeants africains posent est de s’installer au centre ville dans des logements laissés par les Occidentaux. Ce fut un prestige qui les distingua de la masse. Ces ‘’nouveaux Européens’’ héritent du centre ville aménagé par les colons pour eux-mêmes. Mais, à l’extérieur du centre ville, aucun aménagement n’a été prévu pour recevoir des milliers des nouveaux urbains attirés par la ville. Ils continueront à s’entasser dans des espaces inachevés qui n’ont de la ville que le nom, un tas de constructions misérables. Il faut le dire, les nouveaux hommes au pouvoir n’ont pas de code de gestion de la ville ou des villes. Là encore, la ville est une invention européenne. Elle fonctionne et tient en place selon un certains nombre de codes que le colonialiste n’avait pas communiqués à l’Africain. Ils seront incapables de développer les politiques des villes qui puissent satisfaire aux attentes des populations. L’inaction conduira à l’explosion urbaine avec tous les problèmes que cela implique.

On peut se demander si l’Afrique pour son développement avait besoin des villes dans leur forme actuelle ? Comme nous l’avons souligné plus haut, l’Africain dépendait essentiellement de l’économie de la cueillette. Et l’absence de cette forme d’économie en ville modifie son rapport au monde.

Au fur et à mesure que la ville se développait, elle attirait de plus en plus de monde. Des nouveaux besoins liés à la croissance de celle-ci ne sont plus  satisfaits soit, par ignorance, soit, par manque de moyens. Aucune politique d’intervention ou de planification ne risque plus d’être possible.  La ville va tout simplement se développer en se désorganisant. Par ailleurs, l’évolution de la démographie des nouvelles villes va dépasser toutes les estimations. D’où par réflexe, comme pour résister, l’Africain ‘’ruralise’’ l’urbain. C’est peut-être la fin de la ville au sens qu’on donne à ce mot. Par incapacité de s’adapter à ce que l’Européen avait créé pour lui, l’Africain s’approprie la ville en la modifiant jusqu’à ce qu’elle s’adapte. Ainsi, dans la ville  africaine  cohabitent deux visages : la ville centrale, européenne, autour de laquelle s’accroche la ville africaine.

Dans la première, vivent des Africains « blanchis » qui vivent à l’européenne à tous points de vue. La deuxième est la reproduction  à l’identique de l’espace rural avec ses solidarités.

La ville cause la perdition des nombreux Africains qui n’y trouvent pas ce qu’ils avaient abandonné : la campagne. Et c’est en ville qu’on trouve le plus grand nombre de « sans-activités ».

La ville symbolise la marque européenne  en Afrique. Au lieu de créer des richesses, elle appauvrit. L’Africain dans son être s’y désintègre, car il est trop éloigné de son mode de vie le plus courant. C’est la caractéristique de toutes les importations jamais assimilées et surtout jamais revisitées culturellement comme les modèles politiques. Brazzaville est un cas parmi tant d’autres. En effet, sur tous les plans, Brazzaville remplit tous les critères d’une ville pauvre. A cause premièrement, d’une population  majoritairement jeune    (40 % ont moins de 20ans) et deuxièmement, parce que la moitié des personnes en âge de travailler, survivent grâce aux petits boulots ou commerces d’opportunité, ce que d’aucuns appellent le secteur informel. Troisièmement, en raison d’une explosion urbaine sans aménagement préalable et qui n’est pas près de s’interrompre, car la superficie d’une ville triple lorsque sa population double.



[1] Pourtier R.

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 20:24

Photob 001 POIDS CULTUREL

Après plus de cinq siècles de domination et d’effacement identitaire, le Koongo ou mieux l’Africain doit faire face au premier défi, celui de se définir après une longue série d’aliénations. Mais, comment se défaire  d’une identité que le colonisateur et les missionnaires de la civilisation    ont mis des siècles à bâtir dans du cerveau de l’Africain ?

Faute de moyens et de courage, l’Africain s’est lancé dans le nouveau monde sans son identité, sans créer son monde  propre où se retrouver, tout simplement. Il va manger, s'habiller, parler, penser, agir, réagir.... comme l’ex maître. Pas d'alternative possible. Soit, on assimile la civilisation, soit, on reste sauvage. Sauvage ! Personne ne veut rester sauvage ! Quel malheur ! Le sauvage est compris comme celui qui ne fait pas comme l'Européen. A cet exercice d’imitation, les Africains mieux que les Asiatiques ont assimilé la leçon. Ils n'ont rien compris, mais tout appris et  tout pris. En agissant de la sorte, l'Africain a perdu ce qui le caractérisait : son identité. Il est devenu cet homme à la « peau noire masque blanc. »[1] Il a perdu ses repères et se perd. Pour tout dire, il est perdu. En Afrique, parler la langue de Molière avec ses enfants en ville comme au village est un signe de prestige. Des milliers d'enfants grandissent ainsi sans connaître une seule langue africaine. C'est le complexe, signe extérieur de l'idiotie. Cette pauvreté mentale à elle seule expliquerait d’autres formes de pauvreté.

L'Asiatique, au contraire, a tout compris des Occidentaux, sans rien perdre de lui-même, il a tout pris. C'est ce qui fait sa force aujourd'hui. Ce n'est pas étonnant que le XXIe siècle soit celui de la Chine. Les voilà partis pour ré-colonialiser l'Afrique. Arracher à ce continent les miettes qui échappent aux Occidentaux.

 Le dernier point, qui n’est pas moins important, est celui du rapport de l’Africain au travail. Pour des milliers d’Africains, le ‘’logiciel’’ mental n’a jamais changé, en dépit de tout. L’Africain au sortir de l’esclavage et de la colonisation pendant laquelle il était sujet aux corvées, avait retrouvé ses réflexes de production et de consommation de la période post-occidentale c’est-à-dire qu’il ne travaille pas pour s’enrichir. Car la vraie richesse qui compte dans ces sociétés ce n’est pas l’argent, contrairement à tout ce qu’on peut penser, mais les enfants. Ici, les enfants ne sont pas une ‘’charge’’ mais, une chance. Ce qui n’est pas une négation du travail. Mais, le travail n’est acceptable que dans la limite de la subsistance. L’Africain ne travaille que pour vivre. Il n’est nullement question de vivre pour travailler.   Il s’agit d’un travail de subsistance, car l’Africain dans son être même n’est pas accumulateur. Tant qu’il était dans un système traditionnel où la nature était pourvoyeuse de bien, la vie se déroulait à peu près bien. Or, une fois de plus, on se retrouve dans un système qui a tout fait pour attirer les jeunes vers la ville. Et, la ville nouvelle (celle héritée par des Africains) ne distribue pas le travail. De toute façon, même quand il y a des postes à pourvoir, les collaborateurs de la françafrique les confient en priorité aux membres de l’ethnie : ce qui exclut tous les autres et remet la question ethnique au centre du débat. Or la présence des ethnies revendiquées en tant que telles est une menace réelle qui pèse sur l’identité nationale dans la mesure où au lieu de fusionner et se fondre dans la Nation, elles s’excluent et donnent naissance aux républiques des ethnies.



[1] Fanon  F.

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 17:57

Photob 001Cette question m'a été posée par une amie. Sans faire de la philosophie qui rendrait la question insaisissable, je lui ai répondu à la lumière de la connaissance des textes bibliques.

 

D'après la conception de Dieu, c'est à l'homme d'aimer sa femme. La femme n'a pas à aimer mais à être soumise. Une fois que l'on a compris cela, le Monde, je veux dire, la vie à deux devient un bonheur. Notre Monde qui  veut tout faire contre la volonté de Dieu a tout renversé.

De nos jours, il n'est pas rare que certaines femmes aiment leurs hommes au lieu de se soumettre. Elles n'hésitent plus à déclarer leur flamme aux hommes, chose initialement réservée à l'homme. Vous me diriez, c'est l'évolution. Ok.

Seulement, l'homme n'arrive plus à aimer sans peine. Il n'est pas rare de croiser des hommes soumis alors que leur rôle est  d'aimer. Aimer devient une affaire de femmes. A l'inverse, se soumettre devient une affaire masculine. Se soumettre. De nos jours, les femmes adorent les hommes soumis.   

Enfin, certains hommes font semblant de se soumettre. Par conséquent, ils mènent une vie qui enchaîne l'hypocrisie comme stratégie de survie, je veux dire une vie qui lui permet de rester ou  de se sentir homme.

De ce fait, mentir à sa femme ou aux femmes doit être compris comme un mécanisme d'exister comme homme. Mais, sur ce terrain les femmes ne sont pas nées de la dernière pluie. Au non de l'égalité elles ne mentent pas moins que les hommes. De ce fait, le mariage ou la vie à deux devient chaotique dans le sens de la volonté de Dieu. Premier chaos.  

u12786940.jpgLa question centrale est certainement de savoir que signifie aimer et être soumis ? Les deux verbes au centre de la relation homme et femme.

 

Aimer est actif, celui qui aime est dans l'action, c'est un donneur, principe mâle. C'est l'homme qui donne, le yin, le signe +, le soleil, alors que la femme est réceptive, passive, elle reçoit, le yang, le signe -, la lune. C'est dans ce sens qu'il faut comprendre la soumission.

L'homme et la femme ne sont donc pas dans la relation de dominant-dominée mais dans la relation du donneur et du receveur. C'est aussi de cette façon que les enfants se forment (+ et -), soleil + lune =  étoiles.  L'homme qui donne la matière, le fond et la femme qui reçoit et donne la forme, le Noumenal et le Phénoménal de E. Kant. 

 

Ainsi, on est dans la relation d'inter indépendance où l'homme donne et la femme reçoit. De ce fait, pour recevoir il faut être en position moins élevée par rapport à la position de celui qui donne. Pour n'avoir pas compris cela de nombreuses femmes délaissent leur position initiale de réceptive (soumise) pour celle du donneur (aimer) alors qu'elles n'ont pas été programmées pour donner. Deuxième chaos.

 

De la même façon de nombreux hommes délaissent leur position initiale de donneur (aimer) pour se situer à celle du receveur  (soumis) alors qu'ils n'ont pas été programmés pour recevoir. Troisième chaos.

 

Chaos plus chaos plus chaos donnent des mariages ou des relations chaotiques. Ce chaos doit être compris comme un élément explicatif de la pauvreté des ménages en Afrique  comme ailleurs.

Mais, en Afrique, le problème prend une autre dimension dans la mesure où à la pauvreté du ménage se greffe d'autres types de pauvreté: morale, spirituelle, financière, culturelle, politique, économique, sociale etc. 

 

Pour tout dire, le ménage devait être un rempart contre des agressions extérieures sous la forme de pauvreté. On sait qu'un couple équilibré est un couple heureux et les enfants issus d'une telle relation sont susceptibles d'être épanouis. C'est là (le ménage) précisément que commence tout développement d'un pays. Or c'est là où le bas blesse.

 

Étant donné que les relations se forment sur une base  faite de suite d'hypocrisie, on ne doit pas s'attendre à un quel conque développement pour l'Afrique.Comment il peut en être autrement ?

 

 De la même façon, il est dit que celui qui trouve une femme, trouve le bonheur. Qu'est-ce que le bonheur si non une absence de frustrations et de déceptions ?  Au lieu donc de trouver le bonheur, les hommes et les femmes creusent leurs propres tombes pour n'avoir pas fait un bon choix.

 

Ainsi, toute la vie se résume inéluctablement à ce mauvais choix du départ. Ce  choix à n'en point douter aura des conséquences fâcheuses ou non sur les enfants nés ou à naître. La désillusion née d'une telle relation est irréparable car si on ne fait pas attention, elle débouche sur la dépression.

 

La boucle est ainsi bouclée. Ce qui devait être une histoire d'amour devient une tragédie dont le seul repli pour l'un comme pour l'autre est la tromperie, c'est-à-dire une relation extra conjugale avec toutes les conséquences qui y sont liées.

 

Dans tous les cas, pour avoir raté leur mariage, les époux entretiennent la relation de cohabitants sans réellement le dire, motivée par la peur de divorcer; Dans cette perspective, le mariage chaotique accouche des enfants chaotiques, eux mêmes prêts à reproduire le schéma parental à moins que le destin n'en décide autrement.  Pour toutes ces raisons, si par théorie on admet que les enfants, c'est l'avenir de demain, on peut partant de ce fait, envisager que le futur de l'Afrique n'a pas d'avenir. Ceci est vrai ici comme ailleurs. 

 

Le mensonge, tout comme la tromperie utilisés à la base comme solution psychologique pour pallier aux défaillances du couple se révèle plus désastreux que prévu dans ses aspects déstabilisants et toutes les pertes (dans tous les sens qu'on donne à ce mot)  qui y sont associées. 

 

Quand on considère cette dimension, on se rend  aisément compte que les couples "anormaux" sont un poids dans le développement; car leur contribution est négative à court et moyen terme. A long terme, il n'est pas possible pour ces couples de se projeter  dans l'avenir et donc d'avoir des projets durables ensemble. Le manque de projets durables est précisément ce qui freine les pays pauvres à l'émancipation économique et sociale. Le contraire peut aussi être vrai dans une certaine mesure. On peut aussi s'amuser à compter le nombre de partenaires que comptabilsent  les chefs d'états africains ainsi que leurs ministres qui gaspillent leurs énergies dans la prostitution et la fornication au lieu de se consacrer à la gestion de leurs pays.

 

Faut-il de ce fait associer la durabilité d'un couple au niveau économique d'un pays ?  la question est mal venue. Il s'agit plutôt de voir le problème sur l'angle de la qualité des couples, c'est-à-dire le degrés d'évolution mentale des partenaires qui vivent ensemble; la qualité de leur relation. 

 

 Ainsi considéré, on peut être conduit à penser que certains couples (majoritaires ou minoritaires) sont prédisposés à ne produire que la pauvreté puisqu'ils ne consomment (échangent) que pauvrement (je ne parle pas de la consommation alimentaire). Je pose le problème du point de vue des repères du mariage.

 

En Afrique le problème des repères du mariage se pose avec acuité car il y a trop de masques à porter entre le mariage coutumier (sur plusieurs cérémonies), le mariage religieux et le mariage européen ou administratif. Pour tout dire, l'Afrique est le continent ou les mariés célèbrent plus de mariages au monde. Tous ces mariages compliquent la situation et brouillent l'affaire tant pour l'époux que pour l'épouse.

 

 La conséquence de toutes ces confusions, c'est que les couples se perdent. Il n' y a pas de doutes si aujourd'hui l'Afrique est un continent perdu qui ne sait plus où aller entre le modèle proposé par l'occident et le sien pour lequel les Africains ne se souviennent que confusément.

 

 Dans ce cas, tromper sa femme ou son mari, loin d'être un acte banal (oui, l'acte a atteint un tel degré de banalité que certains esprits qui s'y complaisent revendiquent la normalité de la chose) devient le signe des couples perdus ou qui se perdent. La seule chance pour ceux-là, c'est qu'ils ignorent leur état de perdition. Par conséquent, ils semblent être heureux avec les petits plaisirs tirés de cette aventure. La réalité c'est qu'ils vivent un plaisir malheureux qui dans beaucoup de cas précipitent leurs auteurs dans l'abîme, cette fois- ci physique. Tel est le destin du continent africain. Pauvre Afrique.

 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 12:56

Photob 001J'en viens à penser à toutes ces vies brisées, des vies de ces milliers d'êtres fragiles, filles et garçons mineurs, à qui l'horreur de certains pédophiles a volé leur enfance.

 

La force de la violence est telle que toute la vie ne saurait effacer les traumatismes subis, traumatismes qui ont affecté l' être entier. Et pourtant chaque jour, des bourreaux masqués ou dévoilés avancent à pas lents vers ces petits anges pour leur faire subir un châtiment dont le seul mobile est de calmer la pulsion sexuelle sans penser un seul instant aux conséquences d'un tel acte.

 

Ces actes de viols dépassent l'horrible terreur surtout quand ils sont commis par ceux qui, à la base, devaient protéger et éduquer. il s'agit de parents, d' éducateurs et de prêtres.

Le viol brise une vie toute entière. On ne peut pas se remettre d'un tel acte. Toute sa vie, la victime porte des stigmates d'une telle barbarie.

 

J'ai rencontré une jeune femme âgée de 63 ans en pleine dépression alors que son viol remonte à l'âge  de 8 ans. Toute sa vie, elle a voulu oublier, ne pas y penser, pour mieux avancer. Mais, à sa grande surprise, le traumatisme l'a rattrapée après 55 ans d'une vie qu'elle voulait tranquille.

 

Les histoires  de viols  perpétrés par des prêtres auprès de mineurs attirent  mon attention sur un fait: si en Europe dans des sociétés régies par des lois, des pédophiles prêtres arrivent à agir durant de nombreuses années, combien  se vautrent-ils autour des mineurs en Afrique quand on sait la situation de "sans lois"  qui y prévaut  et toute la confiance sans réserve que leur témoigne les familles  ?  Est-ce trop faire que de monter des commissions d'enquêtes relatives à ces interrogations ?

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 17:41

Photob 001Il se trouve que les hommes se plaignent sans cesse de la qualité de la vie qu'ils subissent sans possibilité de l'influencer et de la modifier.

 

 Ainsi, certains, se réfugient dans un monde imaginé où la vie est presqu' immobilisée. On se réveille tôt et on se couche tard parfois victime de toutes les peines du Monde.

 

On croit alors, que demain sera meilleur qu'aujourd'hui; ainsi de suite; sans changement réel sinon qu'une suite de frustrations.

 

 D'autres, sont obligés de constater avec force que leur vie est passée et n'attendent plus que la mort sous une forme de résignation. On baisse le moral et en attend Dieu ou les dieux.  Dans l'un ou dans l'autre cas, la vie en question nous échappe.

A vrai dire, la vie n'est ni derrière, ni devant nous. Elle passe d'après les mots de Simone de Beauvoir.   On ne râte pas sa vie, comme, aussi, on ne gagne pas sa vie. Nous sommes juste en vie, dans la vie qui passe pour nous effacer.

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