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  • : Ce blog traite des causes endogènes et exogènes liées à la pauvreté de l'Afrique. Il fait par ailleurs un pont entre l'Afrique et la France: la françafrique.
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 23:28
1. La hiérarchie urbaine à l'échelle de la planète
a. Le poids relatif du « Nord »
En 1950, l'urbanisation est le fait des Etats d'Europe de l'Ouest, d'Amérique du Nord, d'Océanie (Australie et Nouvelle-Zélande) et quelques Etats d'Amérique latine où la population urbaine dépasse 50 % de la population totale. A cette date, deux villes comptent plus de 10 millions d'habitants (New York et Tokyo). L'Amérique du Nord et l'Europe regroupent 20 villes bimillionnaires. Depuis lors, les choses ont changé. L'Asie et l'Amérique latine deviennent les continents où l'on trouve les principales méga-cités. En 2000, 17 agglomérations regroupent 10 millions de personnes (Moscou) ou plus (jusqu'à Tokyo, 29,9 millions de personnes) : 2 en Amérique du Nord, 4 en Amérique latine, 9 en Asie, 1 en Afrique (Le Caire), aucune en Europe. Les rythmes d'urbanisation sont élevés pour la plupart des pays (4 %/an).
b. L'émergence des villes du « Sud »
Dans les pays du Sud, les taux de croissance de la population urbaine sont très élevés (plus de 4 %), notamment dans les continents et les pays en développement : Afrique, Amérique centrale et du Sud, Moyen-Orient, quelques pays d'Asie (Philippines, Malaisie, Thaïlande, Indonésie, Pakistan). Selon les projections, en 2015, les pays du Sud devraient regrouper 29 villes de plus de 8 millions d'habitants sur les 39 projetées. L'urbanisation des PED est encore modérée (34 % pour l'Afrique, 25 % pour l'Asie du Sud, 40 % pour l'Asie du SE). Les taux annuels de croissance urbaine sont élevés (plus de 3,2 % par an en moyenne) et permettent d'envisager un rattrapage à l'échelle mondiale. L'évolution observée depuis 1950 traduit un glissement des centres de gravité vers des aires géographiques nouvelles (vers les PED et vers L'Asie). La carte des très grandes villes se réorganise au profit des régions d'Asie (Est chinois, Japon, Corée) et du sous-continent indien.
2. La hiérarchie ne se fonde pas uniquement sur des critères démographiques
a. L'accélération de la concentration urbaine, facteur principal de l'évolution
Entre 1950 et 1995, la croissance de la population urbaine dans le monde est de 243 %. Le taux moyen d'urbanisation (29,7 %) atteint 45,3 %. Les 326 villes millionnaires (83 en 1950) représentent une population qui a augmenté de 378 %. Pendant la même période, les villes de plus de 2 millions d'individus ont connu une croissance de 428 % et celles de plus de 5 millions de personnes ont connu une augmentation de 573 %. Ainsi, le nombre des villes augmente, mais c'est surtout le nombre des très grandes villes qui connaît une croissance considérable.
b. L'affirmation des grandes mégalopoles, centres de commandements mondiaux
Dans cet ensemble, des hiérarchies se renforcent : trois mégalopoles, régions très vastes, fortement urbanisées, regroupent des métropoles dont l'influence financière, économique et culturelle (et diplomatique) s'exerce à l'échelle mondiale. Centres d'impulsion du monde, elles influent sur la politique mondiale : la mégalopolis américaine (de Boston à Washington), la mégalopole japonaise (de Tokyo à Fukuoka) et la nébuleuse urbaine d'Europe occidentale (de Londres à Milan) sont à la tête de la hiérarchie urbaine mondiale. Les mégapoles exercent leur position de métropole sur un territoire plus limité.
c. De la ville à la métropole
Les villes ne sont plus seulement de simples lieux de regroupement des populations et des activités. En raison de leur taille, de leurs fonctions, de leurs équipements, elles deviennent des métropoles qui occupent une fonction principale à la tête d'un réseau urbain. Elles disposent enfin d'un fort pouvoir d'organisation des territoires (pouvoir de commandement) en raison de sa puissance. Une dernier élément de la nouvelle organisation mondiale est à signaler à travers la diffusion d'un paysage urbain répondant à des fonctions urbaines qui se développent dans toutes les grandes villes : la création d'un urbanisme vertical dans les quartiers des affaires (concentration du pouvoir de décision, du pouvoir économique et financier), le développement des équipements de communication satellitaires (téléports) et de communication rapide (aéroports).
L'essentiel

Depuis 1950, on observe un glissement du centre de gravité des grandes métropoles à l'échelle mondiale. L'Asie et le sous-continent indien deviendront à l'horizon 2015 (selon toute vraisemblance) le centre de gravité urbain de la planète après une première moitié de XXesiècle dominée par la croissance des villes occidentales. L'urbanisation croissante des PED a favorisé le développement de mégapoles qui exercent une fonction de métropole à l'échelle nationale. Toutefois, les grands centres de commandement mondiaux demeurent les trois mégalopoles (américaine, japonaise et européenne).
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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 07:51

Photob 001Toutes les crises que nous connaissons sont la manifestation d'un signe que nous sommes arrivés au bout d'un système qui ne tient plus. Ce système aujourd'hui ne produit plus que des inégalités de plus en plus graves entre un Nord riche et un Sud, de plus en plus pauvre. Mais plus grave encore, le retour de la pauvreté dans les sociétés dites développées témoigne encore de son disfonctionnement car, le filet social mis en place depuis des décennies se fissure: les aides au logement, les aides aux familles, les aides aux chomeurs, les aides aux retraités sont menacées.

Ce modèle a atteint ses limites et ne va plus tenir longtemps.  Aujourd'hui ce système ne tient plus que par le bricolage et le tricotage.

Si nous ne faisons rien, la pauvreté sera l'avenir de l'humanité car, les inégalités, même dans les pays du Nord, sont de retour. Aujourd'hui les pays riches ne créent plus la croissance par ce que leur système de captation et de prédation aspire toutes les richesses du monde vers les poches d'une infime minorité que j'assimile aux paradis fiscaux. Ce cynisme discrédite nos élites surtout quand  les politiques s'en trouvent mêlés à l'instar de Cahuzac, ministre français. Mais, combien des Cahuzac sont responsables de la montée des inégalités dans nos sociétés?

Toujours est-il que la richesse que le Nord regorge est notre richesse à tous. Elle est le fruit d'un détournement de nos efforts communs. Elle est directement ou indirectement liée à l'exploitation de  nos intelligences, de nos forces ou encore de notre misère et de notre ignorance.

Aujourd'hui, nous sommes dans un monde qui ne crée la richesse que pour quelques privilégiés qui ont réçu de la nature le droit de spolier les autres, croient-ils. Au lieu de redistribuer richesse, ils en usent pour nous narguer et nous faire taire par l'intermédiaire de la pauvreté et la misère.

C'est dire que notre monde va très mal. Ce système capitaliste est arrivé au bout car, à la base il devait créer la croissance pour le bien de tous.famine 1

Aujourd'hui, le monde n'a jamais été riche et pourtant, pour la première fois un grand nombre de nos contemporains, officiellement plus d'un milliard d'humains sont en insécurité alimentaire. Paradoxalement les ressources alimentaires sont encore disponibles pour nourrir la planète. On comprend que le fonctionnement du capitalisme fabrique volontairement des inégalités en écartant   la majorité d'entre nous du circuit: on parle des marginaux. Nous savons que lors qu'on veut dominer un homme, on commence par le couper de tous moyens d'existence. Par conséquent, ceux qui aspirent dominer le monde, le savent, c'est à dessein qu'ils fabriquent des inégalités. En effet, un homme qui n'a pas à manger sera plus préoccupé à la recherche de la nourriture qu'à se poser des questions sur ses élites.

 

Nous ne voulons plus de ce monde là car, lorsqu'un système connait des crises à répétition, et ne crée que des inégalités, c'est- à- dire plus de pauvres, ce système doit être dénoncé et changé.sdf1

Au lieu de cela, nos élites s'acharnent à vouloir le maintenir et le sauver. C'est dire comment nos élites n'ont plus des idées à proposer. On a encore en mémoire le discours de Sarkozy lorsqu'il déclare en 2009 qu'il n' y a plus des paradis fiscaux".  Bien sûr la Suisse ne veut plus de l'argent sale, mais la Suisse n'est pas le monde.  

Nous voulons un nouveau monde avec un nouveau système qui  réduise les inégalités, qui crée la croissance pour un grand nombre d'humains, je veux dire pour tous les humains. Le monde est à tous, donc chaque humain a le droit de jouir  des ressources de la planète.              

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 22:23

                                                                              Pourquoi l'Afrique est elle toujours pauvre ? Question lourde  et pleinne de sens qui m'a été posée par un de mes élèves de la 5ème du collège Rosa Bonheur dans le cadre de l'étude du chapitre: Pauvreté et alphabétisation. Je faisais remarquer que la pauvreté comprise comme absence de nourriture, de Photob 001logement, c'est-à-dire, la pauvreté économique et sociale est liée à la pauvreté politique, culturelle qui elle même est fille de la pauvreté spirituelle.

De telle sorte que, le problème de l'Afrique n'est pas conjoncturel comme d'aucun le pensent mais plutôt structurel. La crise de l'Afrique est bien profonde. Elle remonte au premier contact des Africains avec les  Européens. L'Africain a été vidé de sa substance et a perdu son essence et son sens,  c'est-à-dire son Histoire, sa personnalité, son Etre, sa spiritualité et son Dieu.  

Ce contact si brutal et si violent a traumatisés l'Afrique et les Africains qui ne se sont pas encore remis, tellement que l'horreur et la terreur prirent des formes déshumanisantes et avilissantes. L'Africain subit la traite, l'esclavage et la colonisation. Toutes ces formes de violences ont laissé des séquelles qui ne disparaitront pas du jour au lendemain tellement que les Européens ont fait un travail de rabaissement; De dénigrement, de lavage de cerveau par la christianisation et l'islamisation et ce, depuis le XIIIe et XIVe siècle.   

 

On ne peut pas sortir indemne d'une telle expérience. Par conséquent, il est mal placé de parler du développement de l'Afrique tant que les Africains ne se sont pas encore réapropriés de leur propre histoire, c'est -à- dire accomplir un travail de mémoire afin de se reconcilier avec l'Afrique préeuropéenne. Ce travail de retour dans le passé est capital tant nous savons que l'Homme est un tout, car il n' y a pas de futur possible sans un passé intériorisé et assumé. Je ne pense pas comme certains à un bond dans le futur de façon spontanée. L'homme ne vit qu'avec son Histoire, il est lui même une histoire. Bien entendu, il ne lui est pas profitable de rester prisonnier de son passé. Mais,  il est pourtant indispensable de reconnaître que c'est dans son histoire qu'un peuple doit trouver la porte de sortie vers des horizons meilleurs. 

 

L'histoire de l'Afrique n'est pas à inventer mais elle est à reconstituer dans toute sa profondeur pour retrouver les ponts perdus du passé du continent. 

Ce travaii est indispensable et essentiel. Il s'agit d'une sorte d'audit du continent que les pères des indépendances de l'Afrique, dans leur complexe d'infériorité envers les Européens, n'avaient jamais entrepris.

L'Africain peut tout faire et sait tout faire à condition qu'il sache où il est situé par rapport à son passé. Mais aussi, il doit savoir quel est le niveau atteint par sa civilisation. Oui, la question de la civilisation est posée.

Comme toutes les  civilisations, il y a cinq niveaux qu'une civilisation doit traverser afin de permettre le développement et l'épanouissement d'un peuple:

1- L'idée de Dieu: Chaque peuple a son Dieu. C'est la condition primaire pour une civilisation. L'idée de Dieu conduit à la religion. Or, l'Eupéen pour mieux asservir l'Africain avait compris qu'il fallait tuer toute référence au Dieu chez l'Africain dans le sens où il le concevait. A la place, l'Africain s'est vu imposer l'idée de Dieu dans le sens conçu par l'Européen. De telle sorte que de nos jours, toutes les religions  qui sont en Afrique sont des religions importées. Or la religion est l'âme d'un peuple. La première condition pour l'Afrique est donc de faire renaître dans la conscience et l'inconscience collective l'Idée de Dieu dans le sens de l'Africain d'où découlera une révolution spirituelle et l'émergence de toutes les  spiritualités éffacées par les étrangers.afrique.gif

 

2- La politique: Nous disons souvent que l'Afrique est malade de ses hommes politiques. En effet, lorsque la religion est en place, lorsque Dieu est au centre du système, il établi des prophètes qui consacrent des hommes politiques à la tête de  chaque pays. Il s'agit d' hommes intègres qui craignent et respectent Dieu.  Ils sont sages et agissent dans l'intérêt du peuple. Ce fut le cas de toutes les sociétés aujourd'hui développées. Or L'Afrique est dirigée par des individus sans foi ni loi qui ruinent le continent au lieu de le développer.

 

3- Le calendrier: C'est le troisième niveau de développement d'une civilisation. Toutes les civilisations ont inventé un système permettant de mesurer le temps qui passe. Ainsi, on distingue le calendrier chrétien, le calendrier orthodoxe, le calendrier chinois etc. Les Africains ont-ils eu un calendrier ? La réponse est oui.  L'Africain savait mesurer le temps. Je me souviens encore des enseignements reçus de mon grand père qui me parlait de la mesure du temps en Afrique du moins dans la culture Koongo. En effet, la semaine Koongo comptait quatre jours. Le Mercredi était considéré comme le jour sacré. L'année était divisée en quatre parties qui correspondaient aussi au calendrier agricole. Là encore, l'étranger a effacé tout souvenir et toute trace du calendrier africain pour le remplacer par un calendrier venu d'ailleurs comme si l'Afrique n'avait pas existé avant. Comble de moquerie que de faire croire aux Africains qu'ils vivent  au XXIe siècle au même titre que les Occidentaux catholiques et protestants.

 

4- L'écriture: L'Afrique n'a jamais inventé l'écriture. Voilà un mensonge qu'on a soumis aux Africains tout en leur obligeant à concevoir cela comme vrai. La réalité consistait à faire admettre quelque chose très absurde. L'Histoire commence avec l'invention de l'écriture. Une fois qu'on a dit cela on place l'Afrique sur la liste des continents qui n'ont pas connue d'écriture pour justifier en dernier lieu que les Africains ne sont pas dans l'Histoire, donc, ils y sont exclus. Ces idées réductrices qui sont des thèses défendues par tous les racistes du monde, conduisent à considérer sur cette base là ques les noirs sont des êtres inférieurs. Mais, c'est ne rien connaître à l'Histoire. Car, comme je l'ai déjà démontré l'écriture est née au IVe millenaire avant notre ère dans le croissant fertile notamment  en Egypte et s'est repandue au Sud et en Grèce. Trouver les détails dans mes précédents textes.

L'écriture est indispensable au développement d'une société car elle permet à la génération présente de laisser les traces de leur intelligence aux générations futures. En héritage de cette intelligence, les nouvelles générations avancent dans la vie.  

 

5- L'invention: Les quatre pilliers réunis permettent les inventions multiples et variées. Mais avant tout c'est le développement agricole qui est à la base de toutes les autres inventions (industrie,tertiaire, technologique etc). Or le développement de l'agriculture s'est accompagnée de l'invention de la roue dans toutes les civilisation. On constate que l'Afrique est le seul continent où la roue n'a pas accompagnée le ( progrès ?) agricole. Dès lors, on peut se demander sur laa capacité de catte agriculture de nourrir les populations. En effet, l'agriculture permet de nourrir tout un peuple. Elle est à la base de la révolution industrielle. Or nous savons que les Européens ont substitué l'agriculture vivrière, qui permettait aux africains de se nourrir par l'agriculture commerciale. La production du coton, du café, du cacao etc était encouragée pour l'industrie européenne au détriment des cultures locales. C'est la naissance des famines en Afrique et de la dépendance alimentaire du continent. Aujourd'hui encore, l'Afrique est assistée alimentairement par les Etrangers. C'est la pauvreté organisée et programmée du continent. 

 simon

En définitive, les Africains savent ce qu'il leur reste à faire pour développer l'Afrique afin de ne pas continuer à se faire écraser: avant tout le retour au Dieu de l'Homme noir et sortir de la prostitution avec les religions étrangères. C'est le vrai sens de la négritude, celle qui touche et libère l'âme. 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 21:03

Photob 001La révolution des pauvres aura t-elle lieu ?

Après les émeutes des banlieues parisiennes en 2007, les révoltes des indignés grecs et espagnols, la Grande Bretagne vient de vivre quatre nuits d'émeutes marqués par des pillages et des saccages des biens. Les jeunes révoltés ont brûlé des bâtiments et les maisons. Ces violences des jeunes envers la société soulèvent une question : qu'elle est l'origine de ces révoltes ?

 

Certains comme David Cameron pointe du doigt l'effondrement de l'ordre moral dans les sociétés occidentales. Il met en cause la faiblesse du système éducatif qui a tourné le dos à l'autorité des parents et des enseignants. Le manque d'autorité dans la société  a eu pour conséquence de fabriquer des enfants rois qui échappent à tous les types de contrôle.

La situation de ces enfants s'aggrave quand ceux-ci viennent des familles monoparentales. Il faut le dire, c'est dans ces familles qu'on trouve la majorité des enfants en difficultés, des révoltés qui s'en prennent à la société toute entière.

 

Pour pallier à ces violences, David Cameron propose le rétablissement de l'ordre moral par le moyen de l'école. Selon lui, Il suffit de remettre l'autorité à l'ordre du jour pour que les pauvres en révolte acceptent agréablement leur condition de vie sans risque de s'indigner. Et, au cas où certains  d'entre eux tenteraient de se révolter, il suffirait de dresser contre eux les forces de l'ordre dont la mission est le maintien de l'ordre et la discipline utiles aux paisibles citoyens.

 

On remet au centre du débat la place de l'école dans les sociétés occidentales. Pour tout dire, l'école a échoué dans sa mission de transmission des valeurs.

Des quelles valeurs parle t-on ?

Pour les riches, la mission de l'école consistait à inculquer aux pauvres et à leurs enfants l'ordre, la discipline et l'obéissance à l'autorité. Qu'ils admettent comme relevant de la volonté divine les inégalités sociales. 

 

Cependant pour les pauvres, l'école a une autre mission, celle de jouer la mission d'ascenseur social. En effet, en considérant à tort que l'école est le socle de l'égalité des chances pour tous sans distinction de la condition de naissance, les pauvres et leurs enfants  croyaient ou voulaient croire que les diplômes permettaient de changer de267492-le-ticket-de-la-fraude-est-l-unique-coupable conditions de vie. Aujourd'hui, ceux  qui ont fondé leurs espoirs sur l'école constatent que les simples diplômes ne suffisent pas. Ils sont toujours pauvres et exposés à la précarité malgré des nombreuses années passées à l'école avec succès pour certains.

 

L'école a échoué n'ont seulement parce que les pauvres et leurs enfants refusent la soumission, l'obéissance et l'autorité d'une société dirigée par les riches mais aussi parce que les enfants des pauvres héritent la pauvreté de leurs parents. Ce qui maintien et dans certains cas accroît les inégalités sociales.

 

Tout compte fait, les inégalités de naissance subsistent après les études et prennent d'autres formes qui rendent la vie des pauvres, soit 80% de la population mondiale, aussi difficile que celles de leurs parents. Pendant ce temps, en face d'eux, toute une caste privilégiée par les conditions de naissance font et défont à volonté des crises financières et économiques. Cette minorité possède 90% de la richesse mondiale et fait plier tous les politiques à leurs causes.

 

Ces riches vivent dans l'insouciance. Ils spéculent et détruisent tout le système économique en manipulant des chiffres et des lettres. Je parle des agences de notation qui nous prennent en otage. Ces spéculateurs devant qui nos gouvernements sont dépourvus de moyens de défense sont les maîtres du monde. De ce point de vue, rien n'a changé. 

Ainsi, nos dirigeants au lieu de gouverner dans le sens du développement social, prennent des lois qui enfoncent  les pauvres tout en accordant des avantages fiscaux aux riches.

 

Où est l'ordre moral ?  De quel côté se situe- t-il ?

 

De celui qui sait que la société ne lui donne aucune chance de s'en sortir et qui utilise tous les moyens à sa disposition (même la violence) pour faire valoir son droit à une vie digne ou de celui qui met en place des mesures qui limitent des solidarités financières dont dépendent des milliers des familles sous couvert des crises financières  et économiques fabriquées de toutes pièces par des spéculateurs sans foi ni loi sous la haute protection des politiques  ?

 

En France, les sociétés du CAC 40 réalisent plus des bénéfices qu'au paravent. On le sait depuis peu, qu'elles ne payent presque pas d'impôt grâce aux paradis fiscaux et autres choses de ce genre. En même temps, le gouvernement français a décidé de réduire les aides pour l'hébergement d'urgence des pauvres afin de réaliser des économies. Où est la morale ?

 

Nous vivons maintenant dans des sociétés qui dérivent par la seule faute des gens ni foi ni loi. Au lieu de s'interroger sur les malaises qu'ils infligent aux pauvres qui n'ont peuvent plus, ils décident sans gène de s'interroger sur les révoltes que les pauvres opposent à leurs politiques désastreuses.

Les riches et les politiques n'arrivent plus à diriger la société. Ils n'arrivent plus à faire vivre la société en harmonie. Ils détruisent toute espérance et toutes les solidarités. On n'arrive plus à vivre entre les jeunes et les vieux, entre les élèves et les enseignants, entre les étrangers et les autochtones etc. Chacun se méfie de chacun comme les français et les allemands au temps de la grande guerre. 

Toutes leurs mesures anti-sociales exposent les pauvres aux puissants. Les pauvres ne se sentent plus protégés. Ainsi, ils se révoltent par mécanisme de survie. C'est la nouvelle forme de la lutte des classes. 

 

Les puissants qui soutiennent toutes ces lois immorales sont tous immoraux.  Loin d'être les garants de la morale, ils s'en prennent avec virulence aux révoltés qui expriment leur désarroi. On voit bien que les puissants n'ont que les intérêts économiques à défendre. C'est dire qu'ils sont mal placés pour parler de l'ordre moral, car ils représentent la classe des corrompus. Les politiques ne représentent plus le peuple qui les a élu, bien au contraire, ils font les jeux des grands patrons qui rapinent des pauvres et les enfoncent dans la boue.  Ils défendent des forts au détriment des faibles. Ils prennent partis pour des patrons au lieu des salariés.

 

Au lieu de moraliser des pauvres, il  vaut mieux vous moraliser.  Au lieu de spolier des pauvres, il vaut mieux leur donner du pain.  Tant que cela ne sera pas compris, des pauvres se révolteront toujours. Et si rien ne change, ils feront leur propre révolution. Oui, c'est le prix de la survie. Braver l'interdit, braver l'ordre, braver la discipline, braver l'autorité, braver l'état et les symboles de l'état est la nouvelle lutte pour la vie pour des indignés. Il s'agit d'une question de vie ou de mort.   

 

 

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 23:09

Société - Afrique Centrale - Congo - Politique

Vivement le prochain gouvernement !

Le Congo-Brazzaville compte pas moins de 37 ministres pour une population de 3,5 millions d’habitants. Un gouvernement pléthorique, donc. Mais la plupart des ministres brillent par leur inutilité. Et, surtout, par leur capacité à faire du « Chemin d’avenir », le projet de société du président de la République, une littérature soporifique pour les uns et toxique pour les autres. Des ministres qui, le plus souvent, parlent plus du travail que de l’emploi...

« Il y a quoi à visiter à Brazzaville ou à Boundji ? », demande un Italien féru d’exotisme à un Congolais de Venise. « Rien ! Ou si vous voulez, l’incongru et l’insolite », répond ce dernier, cruel. Cet échange témoigne du gouffre qui existe entre la belle capitale lacustre de l’Italie et, par exemple, Mossaka, la Venise du Congo. Pourtant, il existe bel et bien un ministre de l’Industrie touristique et des Loisirs au Congo. Lequel participe, tout le temps, aux sommets et salons sur le tourisme : des missions qui ne rapportent rien au Congo. Tandis qu’au Cameroun la première édition de Cameroon Holiday’s – « Promouvoir le Cameroun comme destination africaine » – battait son plein, au Congo, c’est Henri Djombo, le ministre du Développement durable, de l’Economie forestière et de l’Environnement qui volait au secours de son collègue inutile Martial Kani : « Aujourd’hui, nous aimerions que ce site d’Odzala-Kokoua, par l’abondance de sa biodiversité, puisse faire du Congo une grande destination internationale sur le plan touristique » (Les Dépêches de Brazzaville) Les loisirs ? Une notion inconnue au Congo. Martial Kani est à l’image de la ministre des PME et de l’Artisanat : aucune politique efficace du tourisme et des PME, mis à part les hôtels et les auberges qui pullulent tels des champignons. Qui plus est d’une cherté inadmissible. Ces ministres favorisent-ils les PME qui sont l’affluent majeur de toute économie ?

 

Martial Kani et Adélaïde Mougany rejoignent Alain Akouala dans la liste des ministres inutiles. Aucun doute, ce dernier est le ministre le plus simple (pour ne pas dire le plus simpliste), le plus accessible. Très affable. Hélas ! Cela ne suffit pas à faire de lui un ministre utile. Son portefeuille n’existe que pour les « Sapelogues » qui l’encensent, à défaut de lui tailler un… costume. Ses « zones économiques spéciales » - modèle importé d’Ile Maurice -, personne au Congo ne les connaît, sinon comme un mythique cargo à l’horizon des illusions perdues. « Alain Akouala ne sait pas non plus ce que signifie « les zones économiques spéciales », ironise autre un ministre, avant de poursuivre : « Quand bien même elles existeraient, elles manquent d’efficacité. »

 

Henri Ossébi, lui, stupéfie le monde entier. Et pour cause : le ministre de la Recherche scientifique est un homme politique doublé d’un intellectuel ; son intelligence et sa hauteur de vue sont époustouflantes. Son parti, Agir pour le Congo, serait activement financé par son neveu Edgar Nguesso, peut-être le futur président du Congo. Mais, sur le plan du bilan politique, c’est la page blanche. Ou plutôt le Sahara. Et, « le plus difficile dans le désert, c’est de trouver la sortie ». Quelle utilité a le ministère de la Recherche scientifique sans chercheurs ? L’université, portefeuille ministérielle d’Ange Abena, demeure sinon une fiction, du moins une antiquité. L’Enseignement supérieur est basé uniquement sur la théorie, faute de matériels et de salles de travaux pratiques. Fidèle Mialoundama, le seul chercheur visible, vient tout droit de l’université d’Orléans. Et il ne dépend pas du ministère de la Recherche scientifique mais de celui de l’Agriculture. Une anecdote : en juin 2010, des journalistes français désirent interviewer Théophile Obenga dans les locaux de l’université Marien Ngouabi. Refus catégorique du professeur. Il ne veut pas cautionner la primitivité de la seule université congolaise. Néanmoins, pour ne pas froisser les journalistes, il leur suggère d’interroger les ministres chargés de l’Enseignement.

Les fossoyeurs de l’Education nationale

 

 

Outre l’inutile Ange Abena, il y a madame Rosalie Kama Niamayoua, la ministre de l’Enseignement primaire et secondaire. C’est une litote malsaine que d’asséner "l’école congolaise ne se porte pas mal". Non, cette école-là ne vit pas. Madame la ministre est invisible sur le terrain. A-t-elle déjà fait le tour du Congo pour s’imprégner de la réalité de la carte scolaire ? A fortiori, son splendide 4x4 n’est pas un tout-terrain. Seule compte sa circonscription, où elle fait des dons devant les caméras, toujours dans la perspective des échéances électorales à venir. Dans son esprit, les Congolais constituent un peuple d’assistés, alors il faut les « cadeauter ». Ses actions phares : deux ou trois descentes filmées, dans les écoles, à la rentrée ou lors des examens. Le niveau scolaire est hautement bas, et tant pis pour les Congolais de demain. « Madame Kama, c’est l’exemple même de l’inertie. Depuis des années, elle ne résout aucun mal de tous les maux décriés. En visitant une école dont le bâtiment date du Moyen - Age, il a fallu que je sorte 10000 FCFA de ma poche pour les craies, » s’emporte un député du PCT (Parti congolais du travail), sous couvert d’anonymat. Et de citer Abraham Lincoln : « Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance. »

 

Oui, Son Excellence, Rosalie Kama Niamayoua, a deux siècles de retard : au moment où Abraham Lincoln prononça ces mots, l’école congolaise n’existait pas. Comme aujourd’hui. Car, comment comprendre qu’au Congo, où le calcaire abonde, notamment à Loutété, les écoles puissent manquer de craies ? Comment comprendre que le Congo, pays forestier à souhait, puisse manquer de table bancs ? Pour qu’une école reçoive des tables bancs, c’est soit un don de l’Union européenne, soit d’un particulier. Plus grave encore, le personnel enseignant, mal formé, se réfugie dans l’école privée, cette mode nauséabonde. A bas l’école publique, celle qui a fait l’élite dirigeante actuelle !

Un élève de troisième ignore ce qu’est un ordinateur. A quoi sert Thierry Moungalla, le ministre des Technologies ?

 

Il y a André Okombi Salissa, le ministre de l’Enseignement technique et professionnel. Un cumulard hors pair. L’ubiquité seule est son obsession. Hormis son portefeuille ministériel, il est à la fois président d’un parti politique, le CADD-MJ, et secrétaire exécutif du PCT. Mais là où le bât blesse, c’est que ce ministre constitue un danger pour l’Enseignement technique et professionnel. La majorité des directeurs départementaux et centraux de l’Enseignement technique et professionnel sont membres de son parti ! Quitte à ne disposer d’aucune compétence en la matière !

« Pour avoir mon poste, j’ai seulement adhéré au CADD-MJ », avoue un cadre de l’Enseignement technique. Lequel n’a jamais exercé dans l’Enseignement avant sa nomination. Okombi Salissa met un taximan à la place d’un maçon, juste pour des raisons de présence simultanée en tout lieu. « Durant les fêtes de fin d’année 2010, nous étions tous invités à Lékana (village natal du ministre), la fête entre membres du parti et collègues était sublime. Plus de 500 convives ! Une belle démonstration de force », s’exclame un arriviste du CADD-MJ, lui aussi cadre de l’Enseignement technique et professionnel. Et quand on lui demande ses constats, analyses et propositions des maux qui minent son secteur d’activités, c’est silence radio. Mais, bientôt, il esquisse un large sourire en invoquant le programme « Sankoré » dont Alain Madelin, ancien ministre français, s’occupe en Afrique – il s’agit d’une mission pour l’Education en Afrique, dont le but est de scolariser tous les enfants avant 2015, dans le cadre des Objectifs du millénaire de l’ONU. A croire que pour vivre, le Congo doit attendre les projets et les moyens d’ailleurs.

 

L’on peut comprendre que Denis Sassou Nguesso ne soit plus enclin à créer d’autres opposants radicaux, des Mathias Dzon, pour employer une antonomase. Mais un homme politique de son rang se doit d’ignorer les frustrations des uns et des autres. Le Congo n’a besoin que de 15 à 18 ministres, et encore les utiles. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Et si « Le chemin d’avenir » n’était qu’un chemin pour le chaos total à venir ? Denis Sassou Nguesso a pris ses distances avec son gouvernement. Mais il ne le révoque pas (Il est plus préoccupé par son image : il a déboursé des millions pour un documentaire sur sa vie, bientôt sur les chaînes de télé, réalisé par des journalistes sénégalais). Un membre important de son entourage reconnaît qu’au Congo on vit à tous les niveaux de racket. Et de recommander la (re)découverte de Mao : « Là où le balai ne va pas, la poussière ne s’en va d’elle-même. »

 

 


Une tribune libre du billettiste congolais Bedel Baouna. Né à Brazzaville, installé en France depuis plus de 20 ans, il y a fait des études de Droit avant de se reconvertir dans le journalisme. Son slogan : il faut qu’une porte soit fermée ou ouverte.

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 03:13

LES MENAGES REDUITES :

 

Si l'on tient compte de l'ensemble des ménages de Bacongo, 15,6%* sont des ménages mono-parentaux. Les ménages composés des deux personnes, c'est-à-dire, des couples sans enfants représentent 14,9%.  Les ménages composés d'un couple avec 1 enfant, 13,2%; couples avec deux enfants, 11,2%. Couples avec trois enfants, 10%;  couples avec  quatre enfants 9,7%. Couples avec cinq enfants, 8,1%. Couples avec six enfant, 7,4%. Couples avec sept enfants, 3,7%. Et enfin, les couples avec huit ou plus de huit enfants représentent 6,2%. Dans les ménages de la dernière classe, la charge socio-économique est élevée. 

Il reste à préciser que certains enfants présents dans certains ménages ne sont pas les enfants biologiques des couples. Il s'agit dans beaucoup des cas, d'un phénomène très généralisé, le confiage des enfants, qui consiste à confier les plus petits de la famille au membre de la famille le mieux  placé économiquement.

 

Toutefois, la taille moyenne des ménages de Bacongo enquêtés est de 4,8 personnes par ménage.  Cette taille est inférieure comparée à celle de Brazzaville estimée à 5,7 personnes par ménage (R.P.S.A./O.C., 1998)*.

 

Dans tous les cas, parmi les éléments explicatifs, il y a l'évolution des comportements nuptiaux et au contexte de crise socio-économique en vigueur qui pousse certains chefs des ménages à adopter un comportement anti-nataliste qui se traduit par la baisse des naissances. Nous n'excluons pas les effets de l'urbanisation et ceux de la scolarisation des femmes dans la baisse de la taille des ménages à Bacongo. Il est donc intéressant d'analyser l'influence de chaque item dans le contexte spécifique de ce quartier. 

 

 

 

* Cette enquête date de 1998.

* R.P.S.A./O.C.: Réseau de Recherche sur les politiques Sociales en Afrique de l'Ouest et du Centre

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 12:44
FAO: les progrès de l'Afrique réduits à néant ?
[ ENVIRONNEMENT - AFRIQUE - PAUVRETE ]
 
 
 

Tous les progrès réalisés par l'Afrique en matière de lutte contre la pauvreté et de sécurité alimentaire pourraient être annulés par le changement du climat.

FAOD'après l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'
agriculture (FAO), la principale conséquence de la hausse des températures et de l'imprévisibilité croissante du climat serait un recul probable des rendements agricoles (- 6,9 % dans le cas du maïs, une denrée vivrière de base).

Un document exhorte notamment les gouvernements africains à "accorder la priorité à des mesures ciblées sur l'essor de l'
agriculture et la gestion durable des ressources naturelles".

Un tiers de la population africaine vit dans des zones sujettes à la sécheresse et sur les dix plus grandes villes d'
Afrique, six sont situées sur le littoral. Et il semblerait que ces deux typologies soient vulnérables aux changements climatiques.

Le dérèglement du
climat touchera les pays africains les plus pauvres de façon disproportionnée, et les plus lourdes répercussions se feront sentir sur leurs habitants les plus démunis, selon la FAO. L'adaptation au changement climatique par des pratiques durables, notamment la promotion et la protection des aliments traditionnels et locaux et des savoirs agricoles, devrait constituer une priorité, affirme un document.

ource: FAO

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 09:18

Photob 001Je désire partager avec vous cette histoire vécu par Mère Téresa. Elle fut invitée à une réunion où se réunissaient les grands de ce monde (des rois, des présidents et hommes d'états du monde entier). A cette réunion Mère Téresa portait  son sari attaché avec une épingle de sûreté. Un des nobles lui parla et lui demanda s'il ne lui arrivait pas d'être découragée parce qu'elle voyait si peu de succès dans son ministère. Mère Téresa répondit: " Non, je ne me décourage pas. Vous voyez, Dieu ne m'a pas appelée à un ministère de succès.  Il m'a appelée à un ministère "de misericorde."

 

Après une visite à Kinshasa,  après avoir vu  et constaté comment les assemblées de "Dieu" y poussent comme des champignons; alors que beaucoup d'entre elles sont fabriquées de toutes pièces par des hommes dont le mobile est de s'enrichir par le jeu de collecte de fonds au détriment des pauvres mamans déjà asphyxiées pas le coût de la vie, je suis interpelée par cette réponse.

 

Il semblerait que la R.D. Congo  ne soit pas le seul pays en Afrique où se phénomène  que je qualifie de l'enrichissement derrière la Bible existe. Mais dans ce pays, ce phénomène prend de  l'ampleur très inquiétant et malsain. En effet, à première vue, on croirait qu'il y a une assemblée derrière chaque maison par la nuisance sonore qu'occasionne un tel spectacle. Lorsqu'on veut voir de plus près, on decouvre des histoires sécrètes digne de la mafia italiènne. Le pasteur X qui s'est séparé avec le pasteur Y pour une histoire d'argent. Et le pasteur Y une fois limogé, dévient à son tour propriétaire d'une église de la rue mendiant presque la charité des fidèles au fond d'une grosse escroquerie des petits miracles et des petites bénédictions qui épatent les esprits faibles. C'est la course à l'enrichissement personnel fait de voitures et de villas de luxe choquant parfois certains fidèles.

 

Comme le veut la tradition des assemblées de "Dieu", le pasteur Y devra à son tour limoger le pasteur W qui reproduira le même schéma au point d'en faire une boucle qui jamais ne se bouclera. Il n'est pas rare que ces divorces entre frères d'une même assemblée soient violentes, même très violentes.  

 croix.jpg

Que sont ces ministères ?

Loin d'être au service envers le prochain comme le recommande le Christ Jésus, ces ministères sont un tremplin pour la gloire personnelle des pasta ( nom donné aux pasteurs à Kinshasa ). Dans leurs messages, on peut entendre que Dieu leur a promis un ministère  honorifique, un ministère "spectaculaire".  Ils n'ont que faire d'un ministère d'amour pour les âmes, un ministère de la main tendue pour secourir les pauvres comme le recommande le Christ.

 

Souvent, dans ces assemblées, on parle du succès de tel orateur, tel missionnaire, de la taille de telle église. L'orgueil et le danger de rabaisser ceux qui semblent ne pas avoir de succès les guettent. Ces assemblées arrivent à vivre une compétition entre frères dans la foi et ne servent plus  le Seigneur, mais, elles cherchent le succès et les acclamations de ceux qui cherchent du sensationnel. On se croirait dans un concert de j.b. Piana ou de Werrason. Ces pasteurs ne désirent qu'une seule chose, que toute la ville de Kinshasa, ou pour ceux de Brazzaville, parlent d'eux en "bien". Ils ne se soucient plus de ce que disent les gens au sujet du Seigneur. 

 

Leur léitmotiv dans la Bible: Tu auras du succès dans tes entreprises; avec Dieu tu feras des exploits...Ils n'ignorent aucun passages qui les invitent à triompher. Mais, ils ne triomphent jamais d'eux-mêmes, ni de l'ennemi de leurs âmes en conservant une attitude humble. Et pourtant, ce succès dépend de la méditation de la parole de Dieu, de la vie de prière et non de toutes les actions qu'ils peuvent chercher à faire pour impressionner ceux qui les entourent. N'est- ce pas là le véritable succès d'un homme de Dieu ? N'est-ce pas l'espérance de Dieu et non celle des hommes qu'il faut attendre ?

 

Quelle valeur donc pour ces assemblées aux yeux de Dieu ? Le ministère d'un pasteur a de la valeur parce que son nom est connu de Dieu et non des hommes.

Bien des chrétiens sont découragés après avoir croisé la route ou fréquentés les églises de ces aventuriers pasteurs en manque d'argent, qui de ce fait utilisent la croix du Christ comme une stratégie de lutte contre la pauvreté. Dieu cherche des pasteurs qui désirent faire du bien sans rien attendre en retour. Paul disait aux éphésiens: " Je vous ai montré partout et toujours qu'il faut travailler ainsi pour aider les pauvres".  A quand les assemblées de "Dieu" au service des pauvres ? Ce n'est pas les pauvres qui manquent à Kinshasa et ce n'est non plus les églises qui manquent.  Si chaque église s'occupent avant tout des pauvres qui y sont membres au lieu de les rapiner, on parlera de moins en moins de la pauvreté en Afrique.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 10:02

Photob 001Le problème de la faim prend de l'ampleur et devient presque universel. Déjà en 1997, dans des conditions nettement meilleures, j'écrivais dans mon mémoire publié à l'Université Marien Ngouabi de Brazzaville, "au XXI ème siècle, la faim va atteindre un niveau qui fera courir tout droit vers des inégalités susceptibles de générer des violences et des conflits. Certaines violences engendreront des révolutions si l'on n'y prend pas garde".

Ce qui s'est passé en Tunisie ce mois de janvier 2011 n'est rien d'autre qu'une forme de révolution de la rue : c'est la révolution des pauvres, des affamés, des damnés de la Terre, des gens sans voix, des laissés pour compte...la révolution du ventre.

 

La jeunesse tunisienne vient de renverser les forteresses du pouvoir ; ce qui peut être interprété comme la première révolution du ventre dans le Monde. Le renégat n'a pas pu reprendre le contrôle des choses ; ce qui aurait sonné la fin de la révolte et la fin de toutes les formes d'espérance pour la jeunesse tunisienne.

 Aucun puissant ne peut résister déjà un peuple déchaîné. Chaque peuple est dans l'obligation de prendre son destin en main. Se prendre en charge, écrire sa propre histoire, en être le héros en défiant le mal incarné, les Princes, les babylonais du XXI ème siècle. Ces Princes sont à l'origine de l'hécatombe de l'Afrique. Ils arrivent au pouvoir pour y rester à vie sans le moindre souci pour leur peuple comme s'ils avaient reçu la mission de nuire et de ruiner l'Afrique.

Le peuple qui aspire à la paix et à la démocratie doit dire non; car le destin de tout un peuple ne doit pas être scellé par un mortel, quelle  que soit la puissance de son armée. Aucun Prince n'a le droit de clouer au pilori l'avenir de son pays. Le peuple doit résister, se révolter et renverser le Prince: c'est la révolution populaire. C'est ce que les Tunisiens ont compris.

Il est dans ce cas possible pour des millions des désespérés de s'en inspirer. C'est par  la lutte qu'on arrive à bout de la tyrannie et de la dictature. La résignation, l'inaction, la peur sont à proscrire.  

 

Le Prince de la Tunisie a "compris" , mais hélas tard, que le peuple n'est pas con. Il a aussi "compris " que toutes les dictatures ont une fin. On ne peut pas priver un peuple de sa liberté et de la démocratie tout le temps. On n'a pas le droit de se moquer de la population. On ne peut prétendre gouverner un pays et ne servir que les intérêts de sa famille et sa belle famille. On n'a pas le droit de s'auto-proclamer indispensable et illustre pour le peuple. Personne n'est irremplaçable, même pas le Pape.

Alors, pour quelle raison muselle t-on tout un peuple ? Pourquoi a-t-on peur de la presse au point de la condamner au silence ? pourquoi emprisonne-t-on les opposants politiques ?

Il a fallu plus de soixante dix morts pour comprendre que le pays n'est pas le bien privé du Prince. Il a fallu plus de 23 ans de pouvoir pour constater avec étonnement que le peuple a faim. A t-on le droit d'injurier son peuple de terroristes et de voleurs quand celui-ci réclame à manger ?

Être Prince éloigne du peuple ; c'est avec raison que l'on dit que le pouvoir rend aveugle ; car le confort du palais est incompatible avec les odeurs des quartiers populaires. De toute façon, le peuple pue.

Pour n'avoir pas compris à temps que la faim tue et que la pauvreté n'est pas un luxe à offrir à son peuple, le peuple a exigé et obtenu le départ du Prince. Départ qu'il souhaitait retarder jusqu'en 2014 ; Il ne voulait pas se rendre à l'évidence que 2014, pour les affamés, c'est si loin.

Lui qui n'a jamais compris que l'on ne peut pas gouverner contre son peuple. On n'utilise pas l'armée contre la Nation. On n'autorise pas l'armée à tirer sur le peuple. C'est le signe que le Prince avait perdu la raison. Lui qui croyait que la nation se résumait à l'ensemble de sa famille et de ses courtisans. 

Son pouvoir a été trop autoritaire. Aujourd'hui, le peuple l'a fragilisé. Ce même peuple a refusé de lui accorder le temps de le réformer.

Par ailleurs, quel type de stratégies contre la pauvreté comptait -il  adopter d'ici 2014 alors qu'il a eu plus de deux décennies pour cela. Une chose est sûre, un Prince qui a passé plus de dix ans au pouvoir dépense son énergie plus pour durer que pour gouverner son peuple ; car le pouvoir use et fatigue. Mais il faut être un démocrate pour s'en rendre compte. Pauvres du Monde entier, renversons les Princes. C'est la condition pour que notre futur ait un avenir si non nous sommes perdus.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 18:24
sdf1.jpgL'OR DES GEIGNARDS
 
France, pays des injustices économiques, des inégalités sociales, des victimes de la crise ?
 
Foutaise !
 
Ceux que l'on appelle des pauvres, qu'ils soient chômeurs, employés ou prolétaires sont en réalité des nantis pourris par les trésors quotidiens qu'ils boudent comme des enfants de princes n'appréciant plus leurs joujoux.
 
Manifestants, licenciés économiques, allocataires du chômage sont de grands favorisés. Sauf que, sans cesse insatisfaits des autres bonheurs dont ils jouissent d'emblée, gavés de privilèges, repus de superflu, blasés de biens matériels, obèses de l'esprit, ils ignorent leur chance.
 
Leurs doléances ? Ne pas pouvoir partir en vacances, sortir au restaurant, habiter dans une maison plus vaste, changer de voiture, bref ne pas gagner le salaire de leurs patrons, s'offrir la même télévision en relief que leur voisin...
 
Pourtant ces gens mangent à leur faim (et même s'ils ne mangent pas à leur faim, il y aura toujours à leur disposition non seulement les poubelles mais encore les organismes d'entraide), ont accès aux soins médicaux, ont de l'eau claire coulant de leur robinet (ce qui constitue un miracle dans certains pays), peuvent se cultiver gratuitement dans les bibliothèques municipales, vivent libres dans le plus beau pays du monde..
 
Mais surtout... Ils ont INTERNET chez eux (ils cherchent même du travail depuis leur lit sur les sites d'emplois mis à leur disposition, alors qu'hier il fallait se déplacer dans les agences).
 
Rien que le fait de vivre à l'ère de l'INTERNET dans un pays où tous peuvent y avoir accès est en soi un cadeau de la vie.
 
Personnellement j'estime que mon accès à INTERNET représente le summum du luxe dans mon existence. Pour cette chance inouïe il ne me viendrait pas à l'esprit de me plaindre de ma vie. Parce que je sais apprécier pleinement les choses, non seulement je ne me lasse pas du peu que j'ai (contrairement aux amasseurs de biens matériels crevant d'ennui, inassouvis), mais en plus je m'émerveille chaque jour un peu plus des miracles technologiques et naturels qui m'entourent. Tout ce que je possède (pas grand-chose comparé aux critères actuels définissant les bases du confort), tout ce que je savoure me suffit, me comble, dépasse même mes aspirations matérialistes. Et je rends grâces au destin pour ces excellentes choses que j'ai au lieu de me plaindre de ce que je n'ai pas.
 
Et que je n'ai d'ailleurs pas besoin.
 
C'est bien peu me diront la plupart d'entre vous... Mettez-vous à la place d'un pauvre, un vrai, vous verrez que c'est énorme !
 
Pour avoir cette acuité il faut sur les choses porter un regard simple, authentique, essentiel et non pas réagir en éternel avantagé se croyant pauvre.
 
Même si je devais ne pas manger à ma faim chaque jour, par exemple jeûner une fois par semaine, avec tous les avantages qui me resteraient encore j'estimerais être un privilégié et l'idée de me plaindre de ma condition ne m'effleurerait toujours pas l'esprit.
 
Evidemment j'ai bien conscience qu'avancer l'argument de l'eau surgissant des robinets en fera rire plus d'un parmi les "pauvres" qui aspirent à une vie meilleure, c'est à dire à une vie encombrée d'objets inutiles, d'artifices coûteux, de plaisirs payants... Ces "déshérités" qui pleurent et crient à l'injustice, se révoltent parce qu'ils gagnent moins que le SMIC ne me prendront guère au sérieux à l'évocation de l'eau potable à leur disposition car, trouvant cela tellement évident, la question ne se pose même plus pour eux. D'ailleurs il est inconcevable à leurs yeux que même le plus pauvre des pauvres en France ne puisse avoir un robinet chez lui d'où sorte une onde saine... Ce qui signifie que les plus pauvres en France -ceux que l'on dit indigents- ont encore droit au privilège des rois du passé, droit à ce qui est considéré comme un don des dieux dans certains pays pauvres.
 
C'est dire la profondeur de leur ingratitude envers le sort, le degré de corruption de leur âme émoussée, la dégradation de leurs moeurs au contact des perpétuelles faveurs de leurs jours bénis par la fortune...
 
Avoir de l'eau potable sous son toit est le plus premier des bienfaits (essayez donc de vivre sans eau courante). L'homme en a fait du chemin depuis les cavernes ! Merveilles des merveilles, aujourd'hui la source de la vie coule de son robinet ! Combien dans ce pays de Cocagne s'en rendent-ils compte ? Et cela n'est qu'une des innombrables richesses à la portée de chacun d'entre nous !
 
Vélos, instruments de musique, caméras, appareils photos, technologies diverses sont à notre service, forêts, vent, nuages, firmament s'offrent à notre curiosité, jardinage, promenades, natation, lecture, écriture, chant représentent nos activités potentielles sans que ces objets, prodiges de la nature et occupations saines ne parviennent à contenter les geignards qui considèrent ces choses comme insignifiantes et les méprisent ! Les dégénérés et les faibles, plutôt que de goûter à ces trésors préfèrent posséder des écrans de télévision à la mode, porter des vêtement de marque branchés et des lunettes noires très onéreuses. Ces "pauvres" mettent leur fierté dans le fait de pouvoir se payer des imbécillités, c'est à dire des vacances, des grosses voitures, des télévisions derniers cri et non dans le fait de s'extasier devant un robinet.
 
Vivre dans un pays dont les ordures, accessibles, sont composées à profusion d'aliments sains est le signe que la vraie pauvreté dans ce pays n'existe pas.
 
Surtout si, comble du bien-être, ce pays d'opulence s'appelle la France
 
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